Faits-divers

Harcèlement moral à l'hôpital de St-Paul: Le chirurgien victime réagit


Harcèlement moral à l'hôpital de St-Paul: Le chirurgien victime réagit
Le Centre hospitalier Gabriel Martin a été reconnu coupable et condamné à 50.000 euros d'amende pour harcèlement moral sur le Dr. Loth, chirurgien, pour des faits qui remontaient à 2002 (lire ici). Suite à cette décision, ce dernier a publié un communiqué:


"Suite à la demande du procureur de la république l’hôpital de Saint-Paul vient d’être condamné pour m’avoir harcelé. En 2011 le Parquet a établi un lien direct entre ce délit et le fait que j’avais tracé le contexte du décès d’une mère de famille Saint-Pauloise de 49 ans. Le Parquet a rappelé la validation de ce contexte par la Préfecture. Ce précédent national soulève plusieurs questions.
 
Comment la Préfecture en 2004 a pu dans un rapport me qualifier de procédurier alors qu’en qualité d’agent contractuel de l’Etat j’étais placé dans l’obligation de tracer les faits rencontrés dans l’exercice de mes fonctions (article 40 du code de procédure pénale, article 4127-4 du code de la santé publique) ? Alors qu’elle encadre ma carrière, comment la Préfecture a pu laisser me laisser sans travail et sans traitement durant près de 5 années ?
 
Comment au regard de faits graves intéressant les usagers la Préfecture a pu laisser le président du conseil d’administration de l’hôpital de Saint-Paul (Maire de la commune) sans aucune solution si ce n’est que de prétendre que j’étais "malade" alors que comme l’Agence Régionale de Santé Océan Indien l’a confirmé mon dossier médical ne laisse apparaitre aucune maladie ?
Les ayants droits de l’usager décédé et dont j’ai défendu les droits sont-ils informés de la réalité du contexte du décès de leur parente ? Les médecins hospitaliers français prendront-ils à l’avenir le risque de voir leur vie brisée dans l’intérêt des malades ? Qui à part les usagers de l’hôpital, à savoir nous tous, pourraient devenir les victimes de leur démission ? 
 
Je remercie Madame Marisol Touraine, ministre de la santé qui vient sur ma requête de demander une nouvelle enquête au sein de l’hôpital de Saint-Paul. Je remercie enfin la Sécurité Sociale de s’être constituée partie civile à mes côtés."
Vendredi 6 Décembre 2013 - 10:47
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1.Posté par yabos le 06/12/2013 11:02
Voila un médecin honnête qui a voulu bien faire son travail et qui a été broyé par l'institution hospitalière . Malheureusement, il n'est pas le premier et ne sera pas le dernier. Le représentant de l'institution de l'époque qui a cautionné cette chasse au sorcière doit logiquement être reconnu comme responsable et condamné en considération de ses actes. Le sera t'il ou l'affaire sera t'elle enterrée pour ne pas déranger l'ordre établi? L'avenir nous le dira.

2.Posté par lectrice assidue le 06/12/2013 11:45
Pourquoi la députée-maire madame Bello, par ailleurs présidente de l'UFR, prompte à s'insurger à juste titre, devant les médias dès lors qu'une femme Réunionnaise est victime de violences,... et qui préside le conseil d'administration de cet hôpital situé dans sa commune, n'est pas la première à monter au créneau auprès de ce chirurgien ???

3.Posté par Mwa la pa di le 06/12/2013 13:56
pas procédurier ?

4.Posté par Tonton le 06/12/2013 14:06
L'hoptial Gabriel Martin a une sacre (mauvaise) réputation - qui n'est pas (toujours?) justifiée !

J'ai eu un excellent sejour (sauf qu'on m'a oublié pendant 4 heures aux "Urgences" - passons l'éponge la dessus) en hiver 2012 - une excellente operation, sans complications (du docteur avec le nom "d'origine espagnole - pour sa discretion je ne veux pas le mentionnner ici - mais il se reconnaitra et je l'ai remercie pour son bon travail !), une station poste operatoire limpide, propre,....

Je sais, ce n'est pas l'avis de tout le monde, je connais personellement ausssi un cas d'une infection hospitaliere contracté dans ce hopital.
Mais moi, j'ai été bien traité, ont ne m'a pas massacré.
Alors, ce n'est pas la réglé.

Si jamais il existent des problemes de harcelment, etc. pamris le personnel, je le regrettrai fortement et je souhaitais faire un appel aux auteurs:l Arretez ses betises !

5.Posté par DR ANONYME le 06/12/2013 16:58
Dès le 7/11, je prenais la défense du Dr LOTH et j'indiquais les conflits qui sont fréquents partout;

Cette question de la sécurité des blocs opératoires est au centre des préoccupations des directeurs des établissements comme de celles des praticiens, le Dr LOTH se montrant ici un précurseur, son Directeur, ici, allant au contraire du bon sens.

Il s'agit de la sécurité des blocs opératoires en général. Ici c’est sous le seul angle du comptage des compresses puisque l’origine des préoccupations du Dr LOTH n’est pas de dénoncer son collègue qui a fait une erreur, mais de se prémunir lui-même d’une récidive dont il sera un jour responsable à son tour si des mesures de précautions ne sont pas prises dans son bloc opératoire.

Cette opinion fera l’objet d’un complot contre lui au lieu d’être acceptée comme une mesure de bon sens. Une formation vient de se tenir à ce sujet. Tout événement indésirable doit être signalé, non pas pour punir les erreurs, les erreurs sont humaines, mais pour améliorer le fonctionnement en trouvant des modalités permettant de les éviter. Perseverare diabolicum !

Comment un bloc de refus peut-il se constituer contre le chirurgien ? Le Dr GATELMAND expliquait très bien que les anesthésistes sont devenus, à compter de 1970, les véritables patrons, non seulement des salles d'opérations dont ils possèdent le trousseau des clefs, mais même des indications opératoires pourtant posées bien avant eux dans les locaux des consultations chirurgicales.

Ce sont eux, désormais, qui fixent le tableau des interventions avec leur ordre, les horaires, le timing attendu, et ceci dans les établissements publics souvent et même parfois dans les établissements privés. Les anesthésistes qui n’ont aucun souci de clientèle ont pris l’habitude de récuser certaines interventions difficiles sans même écrire une lettre de réponse et de refus au courrier de leur correspondants chirurgiens une lettre très attendue expliquant le refus d’endormir et surtout donnant une alternative au chirurgien restant désemparé devant les familles de leur patientèle.

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