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Procès Gérard Ethève : Toujours 15 .000 euros d'amende requis en appel
C'est sans Gérard Ethève, l'ancien PDG d'Air Austral, mais en présence de ses avocats, que s'est tenu le procès contre Gérard Ethève, à nouveau accusé de harcèlement moral par une ancienne employée de la compagnie aérienne, Isabelle Lebon. Cette femme, ancienne assistante de communication à Air Austral, âgée de 46 ans, a déposé plainte en octobre 2011, dénonçant des faits d'isolement et de mise à l'écart.
Salariée depuis une presque 15 ans au sein de la société, elle intègre son poste d'assistante de communication, aux côtés de Béatrice Coma-Faggion, victime reconnue de harcèlement moral dans le premier procès contre l'ancien PDG (même si celui-ci a décidé de se pourvoir en cassation). Cette dernière était présente au procès pour soutenir Isabelle Lebon. Car en décembre 2007, les conditions de travail de l'assistante de communication se seraient dégrader brutalement.
Elle aurait été contrainte de changer de bureau, "absolument pas compatible" avec ses fonctions, d'après elle, dans un algéco. "Il n'y avait pas assez d'espace, la climatisation ne fonctionnait pas. Je ne pouvais plus recevoir d'appels, ni de visites", déclare à la barre Isabelle Lebon. Pendant des mois, on ne lui confie aucune tâche... "C'est une souffrance d'avoir passé autant de temps à ne rien faire", explique-t-elle.
"Ce sont des faits très graves, qui peuvent parfois conduire jusqu'au suicide"
L'avocat de la partie civile, Me Hoarau, confirme la souffrance de la salariée : "Elle venait uniquement pour travailler et pas pour pointer", assurant que "Gérard Ethève était au courant" de la mise à l'écart de sa cliente. Avant de tomber en dépression. Placée en arrêt maladie entre février 2009 et mai 2010, elle décide de quitter la société par une rupture conventionnelle de contrat.
Le procureur de la République, Dominique Auter, a requis quatre mois de prison avec sursis et 15.000 euros d'amende contre Gérard Ethève. Il a également requis 50.000 euros d'amende pour l'entreprise Air Austral. "Il y a bien eu une dégradation de ses conditions de travail. Elle a travaillé presque 20 ans dans cette société et n'a reçu aucune plainte. Elle était reconnue comme une femme discrète, travailleuse, avec du caractère. Les faits de harcèlement moral sont caractérisés. C'est une femme brisée. Son travail était toute sa vie. Elle en part dévalorisée", a déclaré le Procureur.
Ce dernier a souligné le préjudice subi par la plaignante mais aussi pour l'entreprise, dont l'image est dégradée avec cette affaire de harcèlement moral. "Ce sont des faits très graves, qui peuvent parfois conduire jusqu'au suicide", a-t-il ajouté.
Le jugement a été mis en délibéré au 9 octobre, à 14h, au tribunal correctionnel de Saint-Denis.
Salariée depuis une presque 15 ans au sein de la société, elle intègre son poste d'assistante de communication, aux côtés de Béatrice Coma-Faggion, victime reconnue de harcèlement moral dans le premier procès contre l'ancien PDG (même si celui-ci a décidé de se pourvoir en cassation). Cette dernière était présente au procès pour soutenir Isabelle Lebon. Car en décembre 2007, les conditions de travail de l'assistante de communication se seraient dégrader brutalement.
Elle aurait été contrainte de changer de bureau, "absolument pas compatible" avec ses fonctions, d'après elle, dans un algéco. "Il n'y avait pas assez d'espace, la climatisation ne fonctionnait pas. Je ne pouvais plus recevoir d'appels, ni de visites", déclare à la barre Isabelle Lebon. Pendant des mois, on ne lui confie aucune tâche... "C'est une souffrance d'avoir passé autant de temps à ne rien faire", explique-t-elle.
"Ce sont des faits très graves, qui peuvent parfois conduire jusqu'au suicide"
L'avocat de la partie civile, Me Hoarau, confirme la souffrance de la salariée : "Elle venait uniquement pour travailler et pas pour pointer", assurant que "Gérard Ethève était au courant" de la mise à l'écart de sa cliente. Avant de tomber en dépression. Placée en arrêt maladie entre février 2009 et mai 2010, elle décide de quitter la société par une rupture conventionnelle de contrat.
Le procureur de la République, Dominique Auter, a requis quatre mois de prison avec sursis et 15.000 euros d'amende contre Gérard Ethève. Il a également requis 50.000 euros d'amende pour l'entreprise Air Austral. "Il y a bien eu une dégradation de ses conditions de travail. Elle a travaillé presque 20 ans dans cette société et n'a reçu aucune plainte. Elle était reconnue comme une femme discrète, travailleuse, avec du caractère. Les faits de harcèlement moral sont caractérisés. C'est une femme brisée. Son travail était toute sa vie. Elle en part dévalorisée", a déclaré le Procureur.
Ce dernier a souligné le préjudice subi par la plaignante mais aussi pour l'entreprise, dont l'image est dégradée avec cette affaire de harcèlement moral. "Ce sont des faits très graves, qui peuvent parfois conduire jusqu'au suicide", a-t-il ajouté.
Le jugement a été mis en délibéré au 9 octobre, à 14h, au tribunal correctionnel de Saint-Denis.
















