Société

Handicap: Le président national de l'Apajh à la Réunion et à Mayotte


Handicap: Le président national de l'Apajh à la Réunion et à Mayotte
Et si on parlait handicap? En pleine campagne présidentielle, il faut bien admettre que le sujet n'inspire pas beaucoup nos candidats. Pourtant, plus d'un français sur quatre souffre d'une incapacité, d'une limitation d'activité ou d'un handicap.

En 2007, lors de la précédente campagne présidentielle, le monde du handicap avait, de façon éphémère, tiré profit du clash survenu entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy. La candidate avait "mouché" l'actuel président de la République à propos de la scolarisation des enfants handicapés. Et puis, cette année, c'est le hallal qui fait causer…

Plus qu'un buzz médiatique, plus qu'un thème de campagne, les acteurs du milieu tentent tant bien que mal d'attirer l'attention des candidats sur des problématiques de fond. En visite sur notre île et à Mayotte, Jean-Louis Garcia, président de l'Apajh national (Association Pour Adultes et Jeunes Handicapés), est de ceux là, et il compte bien profiter de la présence à la Réunion de François Hollande, candidat du PS, pour l'interpeller.

"L'Apajh se positionne en tant que membre indépendant. Nous interpellons les candidats à la présidentielle en leur demandant notamment de prendre connaissance du Pacte Handicap 2012 et de s'engager en le signant", explique Jean-Louis Garcia qui annonce qu'une première signature a été actée, celle d'Eva Joly, la candidate d'Europe Ecologie.

La loi Handicap de 2005, un "bel outil" mal exploité

Au menu de ce Pacte, l'école, le travail, les revenus, l'accès aux soins, l'accessibilité de l'espace public… Dix propositions englobent les grands sujets favorisant l'intégration des personnes en situation de handicap dans la cité.

L'espoir est permis à l'horizon de la mandature 2012-2017, d'autant plus que, à en croire les propos de Jean-Louis Garcia, le bilan de Nicolas Sarkozy n'est pas mirobolant : "C'est un bilan noir. Son prédécesseur avait fait avancer les choses, Jacques Chirac était sensibilisé. Mais l'actuel président n'a fait que tenter de détricotter la loi de 2005", regrette le président de l'Apajh. Pour lui, cette loi offrait bien plus d'où la déception du champ associatif.

Et de poursuivre : "On a un bel outil, c'est la loi Handicap de 2005. Il faut la faire vivre dans tous ses potentiels. Bien sûr, elle n'est pas parfaite, je pense par exemple à la réflexion que nous devrons mener sur les ressources des personnes en situation de handicap. En aparté, je rappelle que l'allocation adulte handicapé (AAH) est de 740 euros par mois, alors que le seuil de pauvreté en France est estimé à environ 950 euros par mois. J'ajoute aux ressources, la nécessaire réflexion à engager sur la prise en compte des aidants familiaux".

"Mettre en place un plan de formation des militants"

Ce sont un peu toutes ces pistes de réflexion, mais aussi les fondamentaux (valeurs de l'association, textes législatifs,...), que Jean-Louis Garcia souhaite "transmettre" aux militants départementaux de l'Apajh. Son déplacement à la Réunion et à Mayotte en est la raison initiale. "Pour militer dans le milieu associatif, il faut de la bonne volonté mais pas seulement. Il est important que les militants maitrisent leurs dossiers pour notamment discuter avec les décideurs locaux", explique le président qui a achevé, hier, trois jours de formation.

Faire le tour des départements, échanger avec les militants, informer… C'était un des objectifs affichés lorsque Jean-Louis Garcia a débuté son mandat en 2008. "Quand j'ai été élu, j'ai émis le souhait de mettre en place un plan de formation des militants. Il a été lancé en novembre 2010 avec comme point de départ les Antilles et la Guyane", souligne Jean-Louis Garcia. Les DOM au premier plan, voilà un geste fort qui a été adressé pour montrer que, malgré l'éloignement physique, les Domiens ne sont aucunement oubliés au niveau national.

Pour Jean-Louis Garcia, l'association Apajh de la Réunion se montre en pleine forme et poursuit son développement. Les chantiers d'établissements à venir en sont une première illustration. Dans quelques jours, le président sera à Mayotte, une île où "il y a tout à bâtir", résume-t-il.
Vendredi 30 Mars 2012 - 16:02
Lu 2502 fois




1.Posté par ville de st denis le 30/03/2012 20:00
La loi Handicap de 2005, un "bel outil" mal exploité,ben oui a Saint Denis 2012 elle n 'est toujours pas respectée, l'accessibilité de l'espace public, ici on construit en plein centre ville des nouvelles constructions 2012 avec des marches sur le trottoir, les bus non plus n'ont pas d' accessibilité,ou oui mais ne fonctionne jamais !

2.Posté par Millionnaire le 31/03/2012 09:57
Lutter cintre le handicap c'est bien, du coup avec les normes handicapees, plus rien n'est conforme, tous les amenagments sont a refaire... Et forcement ca coute bcp plus cher qu'un amenagement normal. Pas etonnant que les maitres d'ouvrage trainent la patte pour faire les travaux. On va se marrer quand une associaion portera plainte pour non respect de la loi de 2005 dans mafate !

3.Posté par JD974 le 31/03/2012 15:22
Sur un thème : Le handicap
Commentaires sur un thème : l’allocation aux handicapés. Voici quatre programmes de quatre candidats, dont les noms sont masqués, sur le handicap. Pouvez-vous nous faire part de vos commentaires sans apriori sur le rédacteur ?
PROGRAMME DE JEAN LUC MELENCHON
J L M : « Il y a eu plusieurs augmentations, malgré tout, les personnes qui en sont bénéficiaires vivent toujours sous le seuil de pauvreté. De nombreuses associations et structures syndicales ou politiques, réunies au sein de Ni pauvres, Ni soumis, demandent à ce que cette allocation soit remplacée par un revenu d’existence aligné sur le SMIC. »
A la question : « Etes-vous favorable à cette mesure ? Et si oui dans quel système est-ce finançable ? »
Jean Luc Mélenchon est très concerné par le SIDA, bien moins on le verra par les handicapés non contaminés. Voyez : Les personnes vivant avec le VIH, tiens elles seules, sont directement concernées par la question des revenus de remplacement, sachant qu’une personne sur six est privée d’activité alors même qu’elle voudrait travailler.
Parmi les personnes séropositives qui ont un emploi, seuls 22% ont la reconnaissance de travailleur handicapé et 9,2% des personnes vivant avec le VIH ont recours à un temps partiel thérapeutique.
Ainsi, s’agissant des revenus, 40% des personnes séropositives ou atteintes d’une hépatite B ou C ont touché moins de 950 euros par mois, le seuil de pauvreté.
La pauvreté s’accompagne et se nourrit du rejet qui touche les porteurs du VIH mais aussi d’autres personnes notamment les trans qui sont particulièrement exposé-e-s à l’exclusion.
Il n’est pas admissible que l’on vive sous le seuil de pauvreté aujourd’hui en France, 5ème puissance économique mondiale. C’est pourtant le cas de la majorité des 850 000 bénéficiaires de l’Allocation Adulte handicapé, dont le montant reste 200 euros en dessous du seuil de pauvreté.
Reprenant une proposition de loi déposée par notre députée Martine Billard en avril 2010, le Front de Gauche défend une politique de mise en accessibilité universelle du bâti et un revenu de remplacement égal au SMIC pour les personnes en situation de handicap. Contrairement à ce qui est rabâché depuis des années ce n’est pas l’argent qui manque mais la volonté politique.
PROGRAMME DE NICOLAS SARKOZY
Le chef de l’Etat a annoncé le déblocage d’un fonds pour améliorer l’accessibilité des handicapés à l’emploi. Nicolas Sarkozy a annoncé que l’Etat mettrait en place cette année davantage d’aides financières et matérielles pour les personnes handicapées.
Le président de la République s’exprimait à l’occasion de la clôture de la Conférence du handicap, au centre Georges Pompidou, à Paris que l’objectif de cette réunion, qui rassemblait associations, syndicats et dix ministres et secrétaires d’Etat, était de dresser un bilan des conditions de vie de près de cinq millions de personnes en France, deux ans après la première grande conférence du genre.
Le chef de l’Etat a donc fixé mercredi trois grandes pistes : Améliorer l’intégration dans la Fonction publique. Un fonds de 150 millions d’euros sera débloqué, pour l’insertion des personnes handicapées dans la fonction publique. L’Etat promet d’aménager davantage de postes pour les personnes handicapées, tout particulièrement dans les petites communes.
Et puis : davantage d’auxiliaires scolaires. L’Etat, a promis Nicolas Sarkozy, recrutera dès la rentrée prochaine des auxiliaires de vie scolaire "plus nombreux, mieux formés, mieux payés", pour accueillir les 200.000 enfants handicapés actuellement scolarisés. A la rentrée 2011, ils devraient être 10.000 de plus. L’Education nationale cessera de recourir aux contrats aidés, "qui ne permettent pas d’assurer un accompagnement de qualité", selon le président.
Enfin sur l’accessibilité ? Il s’agira, d’ici 2015, d’améliorer l’accessibilité à tous les lieux ouverts au public. Selon Nicolas Sarkozy, l’échéance sera respectée, même si un rapport récent à pointé de nombreux retards dans les programmes en cours.
PROGRAMME DE FRANCOIS HOLLANDE
Personnes handicapées : vers une nouvelle vision des pouvoirs publics
Pendant trop longtemps, la question du handicap, tenue pour marginale, est restée oubliée devant la porte fermée de la maison commune, réduite tantôt à une affaire de charité, tantôt aux seules bonnes intentions.
Ce scandale ne peut durer. Quand on sait qu’un Français sur deux est ou sera un jour en situation de handicap, que celle-ci, bien plus encore que des facteurs de discrimination mieux reconnus, fait se dresser d’innombrables barrières dans tous les actes de la vie, aucun engagement politique ignorant le handicap ne saurait mériter le titre de républicain.
A l’heure où l’on évoque frileusement le chantier de la dépendance et tend à y englober les personnes handicapées, un changement de paradigme s’impose, pour que les lois existantes soient appliquées, pour que cessent enfin les grossières violations des droits fondamentaux dont sont parfois victimes les personnes handicapées et pour que la collectivité dans sa globalité bénéficie enfin de leurs apports et potentiels.
Loin des archaïsmes compassionnels qui ne font que repeindre les barreaux d’une prison, je mettrai en œuvre une action politique dynamique pour bâtir l’avenir grâce à des propositions innovantes portées directement par les citoyens handicapés et valides avec onze promesses dont on pourra voir si elles sont tenues et avec quels financements :
Je banaliserai le handicap à l’école. Candidat du vivre-ensemble, je veillerai à multiplier les interactions entre élèves valides et handicapés à tous les niveaux scolaires.
Je favoriserai, en lien étroit avec le monde associatif, l’enseignement de la langue des signes et du braille, dès le CE1.
Je ferai reconnaître pleinement le métier d’Auxiliaire de vie scolaire, en créant une filière dédiée de formation, en garantissant une évolution professionnelle et un déroulé de carrière à la hauteur de ce service public d’avenir.
Je mettrai en place une scolarisation réellement universelle. Je m’engage au respect de cet objectif posé par la loi fondatrice de 2005, hélas pas encore appliquée dans la pratique.
Je rénoverai profondément les universités et grandes écoles par la création de départements de sciences du handicap, comme il en existe dans maints autres pays. L’expérience des universités-pilotes, à commencer par celle de Chicago, illustre la dynamique et l’effet stimulant dont tout le paysage de la recherche publique sera le bénéficiaire.
Je ne transigerai pas sur l’accessibilité universelle des bâtiments et sur la pleine application de la loi de 2005. Si je me félicite de la ratification par la France de la Convention des Nations Unies sur les droits des personnes handicapées, s’engager pour assurer son application par des actes forts est une impérieuse nécessité. Dans un dialogue permanent avec les élus locaux et le monde associatif, je créerai une Agence de financement pour permettre à toutes les collectivités territoriales de réaliser les objectifs posés par la loi. Je ne permettrai pas aux divers lobbies de mettre en péril l’accessibilité de l’immobilier.
Je créerai dans chaque grande entité, entreprise ou administration publique, un Observatoire du déroulement des carrières qui garantira un déroulement équitable des carrières des personnes handicapées et valides. En lien avec les partenaires sociaux, un référentiel des bonnes pratiques professionnelles sera établi.
J’étendrai le contrat de générations aux collaborateurs handicapés nouvellement embauchés, avec les mêmes exonérations de charges.
Je lancerai en 2012, à l’occasion du 25ème anniversaire de l’Agefiph, un grand forum citoyen sur l’emploi des personnes handicapées. L’une de ses missions sera de faire évoluer la loi sur le handicap et l’emploi de 1987 d’un système fondé sur les sanctions vers un modèle reposant sur l’incitation.
Je ferai des gestes forts en direction des formes moins reconnues de handicap, autant de jalons vers leur inclusion dans la cité. Ainsi, je proposerai que l’autisme soit la « grande cause nationale » pour 2012, et je favoriserai la création d’un service de Pôle emploi destiné aux adultes avec autisme, sur le modèle anglais et scandinave.
J’inclurai pleinement les citoyens handicapés dans la vie publique, par la démocratie locale et participative, ainsi que par leur présence parmi les élus de la République, y compris au Parlement, gage de sa véritable représentativité.
Ce n’est qu’ainsi que l’objectif de justice du projet socialiste pour 2012, et singulièrement sa proposition 23, pourra devenir réalité. Car, loin d’être le projet d’une minorité, le handicap, au même titre que les autres facteurs d’exclusion, doivent devenir la pierre d’angle du rêve français qui nous rassemble.
PROGRAMME DE MARINE LE PEN
En règle générale, le sujet du handicap ne devient une véritable préoccupation de l’UMP et du PS qu’en période électorale. Il y a pourtant beaucoup à faire pour redresser la barre et soutenir nos compatriotes handicapés. Les effets pervers de la décentralisation ont en effet accentué les inégalités entre les territoires.
Depuis la création des Maisons Départementales du Handicap (MDPH) et l’approche pluridisciplinaire, on assiste le plus souvent à une diminution des aides sociales et la constitution de délais parfois insoutenables.
Le financement partiel des équipements, le déremboursement de prestations de santé ou de médicaments condamnent un nombre inadmissible de Français handicapés à une grande précarité.
Analyse : comme pour la plupart des sujets, la politique du handicap n’a que trop peu bougé dans les faits malgré les nombreux effets d’annonce.
Les dispositions de la loi de transfert de compétences aux départements ont rendu les modalités d’aide plus complexes du fait de l’approche pluridisciplinaire parfois inutilement lourde et donc souvent coûteuse.
Les décrets d’application ont tardé à être pris et de nombreuses dispositions remettent en question ces acquis, faute d’une réelle volonté politique et faute de moyens. Les choix économiques du gouvernement (politique étrangère, accueil systématique de l’immigration, AME) le contraignent à restreindre les aides aux personnes handicapées.
Le constat est sans appel : trop peu de centres pour les enfants ou adultes polyhandicapés, des délais d’attente insensés, une adaptation inadéquate aux handicaps lourds, des problèmes de transport non résolus et coûteux pour les familles, une scolarisation insuffisante des enfants handicapés (15 000 enfants non scolarisés cette année), l’AAH (allocation adulte handicapé) avoisinant les 700€ (non revalorisée malgré les promesses de Nicolas Sarkozy), entrainant une paupérisation grandissante des personnes handicapées dont 40% vivent en dessous du seuil de pauvreté, un taux de chômage deux fois plus important que la moyenne, une accessibilité encore très insuffisante y compris dans les grandes villes : les logements sociaux accessibles véritablement aménagés sont trop peu nombreux et la plupart ne sont prévus que pour une seule personne.
Quant aux logements privés, leurs loyers sont souvent hors de portée pour la plupart des personnes handicapées.
La notion de « handicap » ayant été profondément élargie par la loi de 2005, elle englobe désormais certains troubles du comportement et certaines maladies qui devraient être traités hors du champ handicap.
Pour autant, d’autres handicaps spécifiques, comme l’autisme par exemple, ne sont pas traités à la hauteur de leur importance, tant en termes de recherche médicale, que de prise en charge dédiée des enfants ou adultes concernés.
De même, la loi de 2005 met l’accent sur le droit à l’intégration scolaire, ce qu’il n’est pas question de remettre en cause. Son caractère systématique a cependant entraîné de nombreux échecs du fait que cette démarche n’est pas adaptée aux déficients visuels et auditifs, ne pouvant acquérir les techniques fondamentales adaptées à leur handicap en milieu scolaire normal. Ces techniques nécessitent (braille, langue des signes) une pratique quotidienne soutenue. Beaucoup d’élèves handicapés connaissent donc un retard cumulé sur plusieurs années, et ce de manière irréversible.
La perte ou le manque d’autonomie, les incapacités, diverses dans leur sévérité, peuvent être partiellement ou presque entièrement « compensées » par certaines aides permettant de retrouver un niveau de mobilité et d’autonomie relatif.
Les aides aux handicapés ne sont pas seulement la compensation d’un inconvénient matériel plus ou moins grave. Il s’agit au contraire de permettre aux personnes handicapées de mener une vie normale, humaine, alors qu’en l’absence de telles aides morales et financières, elles se trouvent condamnées à une existence parfois végétative.
Le rapport 2010 du CNCPH (Conseil national Consultatif des Personnes Handicapées) prend acte cependant de certains progrès accomplis mais souligne avec fermeté les retards ou les reculs des pouvoirs publics dans la mise en œuvre de la loi de 2005.
Il formule des propositions pour la plupart raisonnables et qui devraient pouvoir être suivies, pourvu qu’on s’en donne les moyens, qu’on mette fin aux gaspillages et surtout qu’on fasse preuve d’une véritable volonté politique de solidarité nationale envers nos compatriotes handicapés.
Dix-sept Positions
Définir clairement le handicap
Définir enfin les contours du handicap.
Simplifier et clarifier les critères d’appréciation du handicap et de la dépendance, revenir à une déclaration annuelle de ressources
Un meilleur soutien aux personnes handicapées et à leurs proches, une lutte renforcée contre la fraude
Revaloriser l’AAH et lancer un vaste plan de lutte contre la fraude aux aides, dans le cadre du Plan Anti-Fraude piloté par le Secrétariat d’Etat chargé de la lutte contre la fraude.
Annuler progressivement les barrières d’âge pour l’attribution des aides (PCH). Mettre en place pour les proches un réseau d’aides (formation, soutien et accès à des dispositifs de répit).
Détecter et lutter activement contre la maltraitance des personnes handicapées. Ce tabou doit être enfin brisé.
Se fixer un objectif sur le mandat : mettre en place des centres d’accueil pour les enfants handicapés et être en mesure de permettre le maintien à domicile avec l’aide d’une tierce personne à ceux qui le souhaitent.
Construire/rouvrir progressivement les établissements régionaux d’éducation adaptée.
Le handicapé dans son milieu, et en milieu scolaire
Favoriser l’accès à l’école et aux activités parascolaires pour les enfants handicapés : exercer un contrôle sur les modalités d’acceptation. Garantir la pérennité statutaire des auxiliaires de vie scolaire et leur formation.
Informer les parents d’enfants déficients sensoriels sur les établissements spécialisés : la formation initiale délivrée leur permettant de poursuivre des études en milieu scolaire ou universitaire ordinaire.
Développer progressivement les Établissements et Services d’aide par le travail.
Développer les programmes d’aide aux handicapés via le contact avec les animaux.
Lancer une réflexion avec les acteurs concernés pour une meilleure prise en compte et une meilleure prise en charge de l’autisme : formation des professionnels de santé, accompagnement des parents, aides aux associations, financement adapté, investissement sur la recherche.
Miser sur les nouvelles technologies pour aider les personnes handicapées
Veiller à l’application de loi handicap de 2005 dans l’entreprise (conformité des postes de travail, développement du « e Learning »)
Imposer aux principaux acteurs du Web un standard d’accessibilité pour les malvoyants et les mal entendant en donnant priorité aux entreprises françaises expertes et performantes dans ce domaine.

4.Posté par JD974 le 31/03/2012 19:16
Sur un thème : Le handicap
Commentaires sur un thème : l’allocation aux handicapés. Voici quatre programmes de quatre candidats, dont les noms sont masqués, sur le handicap. Pouvez-vous nous faire part de vos commentaires sans apriori sur le rédacteur ?
PROGRAMME DE JEAN LUC MELENCHON
J L M : « Il y a eu plusieurs augmentations, malgré tout, les personnes qui en sont bénéficiaires vivent toujours sous le seuil de pauvreté. De nombreuses associations et structures syndicales ou politiques, réunies au sein de Ni pauvres, Ni soumis, demandent à ce que cette allocation soit remplacée par un revenu d’existence aligné sur le SMIC. »
A la question : « Etes-vous favorable à cette mesure ? Et si oui dans quel système est-ce finançable ? »
Jean Luc Mélenchon est très concerné par le SIDA, bien moins on le verra par les handicapés non contaminés. Voyez : Les personnes vivant avec le VIH, tiens elles seules, sont directement concernées par la question des revenus de remplacement, sachant qu’une personne sur six est privée d’activité alors même qu’elle voudrait travailler.
Parmi les personnes séropositives qui ont un emploi, seuls 22% ont la reconnaissance de travailleur handicapé et 9,2% des personnes vivant avec le VIH ont recours à un temps partiel thérapeutique.
Ainsi, s’agissant des revenus, 40% des personnes séropositives ou atteintes d’une hépatite B ou C ont touché moins de 950 euros par mois, le seuil de pauvreté.
La pauvreté s’accompagne et se nourrit du rejet qui touche les porteurs du VIH mais aussi d’autres personnes notamment les trans qui sont particulièrement exposé-e-s à l’exclusion.
Il n’est pas admissible que l’on vive sous le seuil de pauvreté aujourd’hui en France, 5ème puissance économique mondiale. C’est pourtant le cas de la majorité des 850 000 bénéficiaires de l’Allocation Adulte handicapé, dont le montant reste 200 euros en dessous du seuil de pauvreté.
Reprenant une proposition de loi déposée par notre députée Martine Billard en avril 2010, le Front de Gauche défend une politique de mise en accessibilité universelle du bâti et un revenu de remplacement égal au SMIC pour les personnes en situation de handicap. Contrairement à ce qui est rabâché depuis des années ce n’est pas l’argent qui manque mais la volonté politique.
PROGRAMME DE NICOLAS SARKOZY
Le chef de l’Etat a annoncé le déblocage d’un fonds pour améliorer l’accessibilité des handicapés à l’emploi. Nicolas Sarkozy a annoncé que l’Etat mettrait en place cette année davantage d’aides financières et matérielles pour les personnes handicapées.
Le président de la République s’exprimait à l’occasion de la clôture de la Conférence du handicap, au centre Georges Pompidou, à Paris que l’objectif de cette réunion, qui rassemblait associations, syndicats et dix ministres et secrétaires d’Etat, était de dresser un bilan des conditions de vie de près de cinq millions de personnes en France, deux ans après la première grande conférence du genre.
Le chef de l’Etat a donc fixé mercredi trois grandes pistes : Améliorer l’intégration dans la Fonction publique. Un fonds de 150 millions d’euros sera débloqué, pour l’insertion des personnes handicapées dans la fonction publique. L’Etat promet d’aménager davantage de postes pour les personnes handicapées, tout particulièrement dans les petites communes.
Et puis : davantage d’auxiliaires scolaires. L’Etat, a promis Nicolas Sarkozy, recrutera dès la rentrée prochaine des auxiliaires de vie scolaire "plus nombreux, mieux formés, mieux payés", pour accueillir les 200.000 enfants handicapés actuellement scolarisés. A la rentrée 2011, ils devraient être 10.000 de plus. L’Education nationale cessera de recourir aux contrats aidés, "qui ne permettent pas d’assurer un accompagnement de qualité", selon le président.
Enfin sur l’accessibilité ? Il s’agira, d’ici 2015, d’améliorer l’accessibilité à tous les lieux ouverts au public. Selon Nicolas Sarkozy, l’échéance sera respectée, même si un rapport récent à pointé de nombreux retards dans les programmes en cours.
PROGRAMME DE FRANCOIS HOLLANDE
Personnes handicapées : vers une nouvelle vision des pouvoirs publics
Pendant trop longtemps, la question du handicap, tenue pour marginale, est restée oubliée devant la porte fermée de la maison commune, réduite tantôt à une affaire de charité, tantôt aux seules bonnes intentions.
Ce scandale ne peut durer. Quand on sait qu’un Français sur deux est ou sera un jour en situation de handicap, que celle-ci, bien plus encore que des facteurs de discrimination mieux reconnus, fait se dresser d’innombrables barrières dans tous les actes de la vie, aucun engagement politique ignorant le handicap ne saurait mériter le titre de républicain.
A l’heure où l’on évoque frileusement le chantier de la dépendance et tend à y englober les personnes handicapées, un changement de paradigme s’impose, pour que les lois existantes soient appliquées, pour que cessent enfin les grossières violations des droits fondamentaux dont sont parfois victimes les personnes handicapées et pour que la collectivité dans sa globalité bénéficie enfin de leurs apports et potentiels.
Loin des archaïsmes compassionnels qui ne font que repeindre les barreaux d’une prison, je mettrai en œuvre une action politique dynamique pour bâtir l’avenir grâce à des propositions innovantes portées directement par les citoyens handicapés et valides avec onze promesses dont on pourra voir si elles sont tenues et avec quels financements :
Je banaliserai le handicap à l’école. Candidat du vivre-ensemble, je veillerai à multiplier les interactions entre élèves valides et handicapés à tous les niveaux scolaires.
Je favoriserai, en lien étroit avec le monde associatif, l’enseignement de la langue des signes et du braille, dès le CE1.
Je ferai reconnaître pleinement le métier d’Auxiliaire de vie scolaire, en créant une filière dédiée de formation, en garantissant une évolution professionnelle et un déroulé de carrière à la hauteur de ce service public d’avenir.
Je mettrai en place une scolarisation réellement universelle. Je m’engage au respect de cet objectif posé par la loi fondatrice de 2005, hélas pas encore appliquée dans la pratique.
Je rénoverai profondément les universités et grandes écoles par la création de départements de sciences du handicap, comme il en existe dans maints autres pays. L’expérience des universités-pilotes, à commencer par celle de Chicago, illustre la dynamique et l’effet stimulant dont tout le paysage de la recherche publique sera le bénéficiaire.
Je ne transigerai pas sur l’accessibilité universelle des bâtiments et sur la pleine application de la loi de 2005. Si je me félicite de la ratification par la France de la Convention des Nations Unies sur les droits des personnes handicapées, s’engager pour assurer son application par des actes forts est une impérieuse nécessité. Dans un dialogue permanent avec les élus locaux et le monde associatif, je créerai une Agence de financement pour permettre à toutes les collectivités territoriales de réaliser les objectifs posés par la loi. Je ne permettrai pas aux divers lobbies de mettre en péril l’accessibilité de l’immobilier.
Je créerai dans chaque grande entité, entreprise ou administration publique, un Observatoire du déroulement des carrières qui garantira un déroulement équitable des carrières des personnes handicapées et valides. En lien avec les partenaires sociaux, un référentiel des bonnes pratiques professionnelles sera établi.
J’étendrai le contrat de générations aux collaborateurs handicapés nouvellement embauchés, avec les mêmes exonérations de charges.
Je lancerai en 2012, à l’occasion du 25ème anniversaire de l’Agefiph, un grand forum citoyen sur l’emploi des personnes handicapées. L’une de ses missions sera de faire évoluer la loi sur le handicap et l’emploi de 1987 d’un système fondé sur les sanctions vers un modèle reposant sur l’incitation.
Je ferai des gestes forts en direction des formes moins reconnues de handicap, autant de jalons vers leur inclusion dans la cité. Ainsi, je proposerai que l’autisme soit la « grande cause nationale » pour 2012, et je favoriserai la création d’un service de Pôle emploi destiné aux adultes avec autisme, sur le modèle anglais et scandinave.
J’inclurai pleinement les citoyens handicapés dans la vie publique, par la démocratie locale et participative, ainsi que par leur présence parmi les élus de la République, y compris au Parlement, gage de sa véritable représentativité.
Ce n’est qu’ainsi que l’objectif de justice du projet socialiste pour 2012, et singulièrement sa proposition 23, pourra devenir réalité. Car, loin d’être le projet d’une minorité, le handicap, au même titre que les autres facteurs d’exclusion, doivent devenir la pierre d’angle du rêve français qui nous rassemble.
PROGRAMME DE MARINE LE PEN
En règle générale, le sujet du handicap ne devient une véritable préoccupation de l’UMP et du PS qu’en période électorale. Il y a pourtant beaucoup à faire pour redresser la barre et soutenir nos compatriotes handicapés. Les effets pervers de la décentralisation ont en effet accentué les inégalités entre les territoires.
Depuis la création des Maisons Départementales du Handicap (MDPH) et l’approche pluridisciplinaire, on assiste le plus souvent à une diminution des aides sociales et la constitution de délais parfois insoutenables.
Le financement partiel des équipements, le déremboursement de prestations de santé ou de médicaments condamnent un nombre inadmissible de Français handicapés à une grande précarité.
Analyse : comme pour la plupart des sujets, la politique du handicap n’a que trop peu bougé dans les faits malgré les nombreux effets d’annonce.
Les dispositions de la loi de transfert de compétences aux départements ont rendu les modalités d’aide plus complexes du fait de l’approche pluridisciplinaire parfois inutilement lourde et donc souvent coûteuse.
Les décrets d’application ont tardé à être pris et de nombreuses dispositions remettent en question ces acquis, faute d’une réelle volonté politique et faute de moyens. Les choix économiques du gouvernement (politique étrangère, accueil systématique de l’immigration, AME) le contraignent à restreindre les aides aux personnes handicapées.
Le constat est sans appel : trop peu de centres pour les enfants ou adultes polyhandicapés, des délais d’attente insensés, une adaptation inadéquate aux handicaps lourds, des problèmes de transport non résolus et coûteux pour les familles, une scolarisation insuffisante des enfants handicapés (15 000 enfants non scolarisés cette année), l’AAH (allocation adulte handicapé) avoisinant les 700€ (non revalorisée malgré les promesses de Nicolas Sarkozy), entrainant une paupérisation grandissante des personnes handicapées dont 40% vivent en dessous du seuil de pauvreté, un taux de chômage deux fois plus important que la moyenne, une accessibilité encore très insuffisante y compris dans les grandes villes : les logements sociaux accessibles véritablement aménagés sont trop peu nombreux et la plupart ne sont prévus que pour une seule personne.
Quant aux logements privés, leurs loyers sont souvent hors de portée pour la plupart des personnes handicapées.
La notion de « handicap » ayant été profondément élargie par la loi de 2005, elle englobe désormais certains troubles du comportement et certaines maladies qui devraient être traités hors du champ handicap.
Pour autant, d’autres handicaps spécifiques, comme l’autisme par exemple, ne sont pas traités à la hauteur de leur importance, tant en termes de recherche médicale, que de prise en charge dédiée des enfants ou adultes concernés.
De même, la loi de 2005 met l’accent sur le droit à l’intégration scolaire, ce qu’il n’est pas question de remettre en cause. Son caractère systématique a cependant entraîné de nombreux échecs du fait que cette démarche n’est pas adaptée aux déficients visuels et auditifs, ne pouvant acquérir les techniques fondamentales adaptées à leur handicap en milieu scolaire normal. Ces techniques nécessitent (braille, langue des signes) une pratique quotidienne soutenue. Beaucoup d’élèves handicapés connaissent donc un retard cumulé sur plusieurs années, et ce de manière irréversible.
La perte ou le manque d’autonomie, les incapacités, diverses dans leur sévérité, peuvent être partiellement ou presque entièrement « compensées » par certaines aides permettant de retrouver un niveau de mobilité et d’autonomie relatif.
Les aides aux handicapés ne sont pas seulement la compensation d’un inconvénient matériel plus ou moins grave. Il s’agit au contraire de permettre aux personnes handicapées de mener une vie normale, humaine, alors qu’en l’absence de telles aides morales et financières, elles se trouvent condamnées à une existence parfois végétative.
Le rapport 2010 du CNCPH (Conseil national Consultatif des Personnes Handicapées) prend acte cependant de certains progrès accomplis mais souligne avec fermeté les retards ou les reculs des pouvoirs publics dans la mise en œuvre de la loi de 2005.
Il formule des propositions pour la plupart raisonnables et qui devraient pouvoir être suivies, pourvu qu’on s’en donne les moyens, qu’on mette fin aux gaspillages et surtout qu’on fasse preuve d’une véritable volonté politique de solidarité nationale envers nos compatriotes handicapés.
Dix-sept Positions
Définir clairement le handicap
Définir enfin les contours du handicap.
Simplifier et clarifier les critères d’appréciation du handicap et de la dépendance, revenir à une déclaration annuelle de ressources
Un meilleur soutien aux personnes handicapées et à leurs proches, une lutte renforcée contre la fraude
Revaloriser l’AAH et lancer un vaste plan de lutte contre la fraude aux aides, dans le cadre du Plan Anti-Fraude piloté par le Secrétariat d’Etat chargé de la lutte contre la fraude.
Annuler progressivement les barrières d’âge pour l’attribution des aides (PCH). Mettre en place pour les proches un réseau d’aides (formation, soutien et accès à des dispositifs de répit).
Détecter et lutter activement contre la maltraitance des personnes handicapées. Ce tabou doit être enfin brisé.
Se fixer un objectif sur le mandat : mettre en place des centres d’accueil pour les enfants handicapés et être en mesure de permettre le maintien à domicile avec l’aide d’une tierce personne à ceux qui le souhaitent.
Construire/rouvrir progressivement les établissements régionaux d’éducation adaptée.
Le handicapé dans son milieu, et en milieu scolaire
Favoriser l’accès à l’école et aux activités parascolaires pour les enfants handicapés : exercer un contrôle sur les modalités d’acceptation. Garantir la pérennité statutaire des auxiliaires de vie scolaire et leur formation.
Informer les parents d’enfants déficients sensoriels sur les établissements spécialisés : la formation initiale délivrée leur permettant de poursuivre des études en milieu scolaire ou universitaire ordinaire.
Développer progressivement les Établissements et Services d’aide par le travail.
Développer les programmes d’aide aux handicapés via le contact avec les animaux.
Lancer une réflexion avec les acteurs concernés pour une meilleure prise en compte et une meilleure prise en charge de l’autisme : formation des professionnels de santé, accompagnement des parents, aides aux associations, financement adapté, investissement sur la recherche.
Miser sur les nouvelles technologies pour aider les personnes handicapées
Veiller à l’application de loi handicap de 2005 dans l’entreprise (conformité des postes de travail, développement du « e Learning »)
Imposer aux principaux acteurs du Web un standard d’accessibilité pour les malvoyants et les mal entendant en donnant priorité aux entreprises françaises expertes et performantes dans ce domaine.

Nouveau commentaire :
Twitter


Dans la même rubrique :
< >

4, cité Fontaine
97400 Saint-Denis

06 93 010 810
contact@zinfos974.com


- Contact

- Signaler un abus

- Mentions légales