Economie

HCCP: La réhabilitation de logements, porte de secours du BTP ?

Le HCCP (Haut conseil de la commande publique) s'est réuni cet après-midi pour un point d'étape sur l'activité du BTP à la Réunion. Premier constat, l'année 2014 sera aussi terne que l'année 2013 avec un montant total de chiffre d'affaires estimé à 1,3 milliard d'euros. Mais les acteurs professionnels, Etat, élus et collectivités s'échinent de plus en plus à faire de la réhabilitation une porte de secours pour ce secteur durement frappé par la crise.


Séance du HCCP cet après-midi à la CCIR
Séance du HCCP cet après-midi à la CCIR
Et si la réhabilitation de logements était une porte de secours pour le BTP réunionnais ? C'est l'impression dégagée par le dernier HCCP qui s'est tenu cet après-midi à la Chambre de commerce de Saint-Denis.

Sous la présidence du Préfet de la Réunion, Jean-Luc Marx - Margie Sudre était excusée car hors département - les acteurs professionnels ont fait un premier point sur l'année 2014 dans le secteur du BTP. Si elle ne s'annonce guère reluisante pour les affaires, la réhabilitation des logements existants pourrait être une bouffée d'oxygène en matière d'emploi dans le secteur.

La programmation 2014 table sur 5.228 logements mis en chantier (logement neuf, accession et amélioration de l'habitat). Sur ce total, 1.154 logements vont faire l'objet d'une réhabilitation. Encore faut-il qu'une véritable filière existe pour répondre à la demande. "Le besoin existe, mais il doit passer par le développement d'une filière pour répondre à ce type de chantier", rappelle un responsable de la DEAL (Direction de l'environnement, de l'aménagement et du logement).

Le besoin est là. Récemment, la SIDR a lancé ses appels d'offres pour l'année 2014. En tout 120 millions d'euros résolument orientés vers la réhabilitation de son parc locatif. Une manne financière qui ne laisse pas indifférentes les entreprises de BTP réunionnaises.

Un chantier de réhabilitation : 5,5 emplois par logement

"Avec la cellule économique du BTP nous avons lancé une étude pour connaitre l'ensemble des métiers de la rénovation. Car plusieurs métiers ont aujourd'hui disparu. Une étude nécessaire car nos entreprises ne sont pas formées à ce genre de travaux", explique le président de la FRBTP (Fédération réunionnaise du BTP), Bernard Siriex. Et le patron de la FRBTP insiste sur la création d'emplois. Là où un chantier de construction génère 2,5 emplois par logement, celui de la réhabilitation en produit 5,5. Une aubaine au regard du taux de chômage à la Réunion.

Pour le préfet de la Réunion, cette filière de réhabilitation est "essentielle". D'autant qu'un sujet récurrent apparait lors de la réhabilitation des anciens logements, l'amiante. "Il serait judicieux de se rapprocher et travailler ensemble sur cette filière. Faire qu'à l'avenir, les entreprises réunionnaises soient confrontées à ce type de chantier", poursuit-il.

Comment financer ?

Reste un sujet délicat, celui du financement de la réhabilitation. "Comment procède-t-on ?", s'interroge Jean-François Moser, vice-président de l'Armos (Association régionale des maitres d'ouvrages sociaux). Les financements ne sont pas assez présents aujourd'hui, la LBU (Ligne budgétaire unique) ne suffit pas à elle seule. "Il faut identifier les leviers de financements. Le parc locatif de la Réunion est conséquent. Il peut y avoir une mobilisation du FEDER (fonds structurels), la Région ou encore la dette comme mode de financement", souligne-t-il.

La réhabilitation pourrait bien être la porte de secours du BTP dans les années à venir. L'année 2014 s'annonce aussi terne que 2013. Seule l'année 2015 redonne un peu de couleurs au secteur du BTP avec le lancement des grands travaux de la nouvelle route du littoral.
Mercredi 28 Mai 2014 - 18:08
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1.Posté par evnor le 28/05/2014 22:45
Tout ce qui concours à préserver les emplois est à prendre au sérieux est à encourager .

Mais je pense aussi pour le cas présent que les chantiers de réhabilitations se passent dans de bonnes conditions, dans un esprit de dialogues envers les divers parties concernées , il ne faut point que seulement l'intêret financier prédomine.
Parfois il peut y avoir des soucis de santé pour l'occupant, d'organisation, par conséquent toute précipitation par manque de concertation ,d'écoute peut produire l'effet inverse , ce qui est nullement le but.

2.Posté par mi marche ec Melenchon le 29/05/2014 09:08
encore faudrait-il défendre le service public pour qu'il y ait une "commande publique".

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