Politique

Guadeloupe et Martinique au "point mort"...

La paralysie de la Guadeloupe se poursuit après un mois de grève générale contre la vie chère. Suite au refus des dernières propositions de la Région et du département, le collectif contre l'exploitation outrancière a décidé de maintenir le blocage de l'île. En Martinique, la situation est toujours problématique après 11 jours de manifestation.


Guadeloupe et Martinique au "point mort"...
Cela fait un mois que la Guadeloupe est bloquée par la grève générale contre la vie chère. Pour le collectif contre l'exploitation outrancière, il est hors de question de revenir sur la revendication d'une augmentation de 200 euros sur les bas salaires...

Samedi dernier, les présidents des collectivités locales de Guadeloupe avaient décidé de prendre en charge une partie de la revalorisation salariale tant attendue par LKP, sous la forme d'une prime de 100 euros versée pendant trois mois aux salaires inférieurs à 1,4 smic (40.000 personnes concernées). En contrepartie, Jacques Gillot et Victorin Lurel, respectivement président du département et président de Région, avaient indiqué qu'ils attendaient un retour au calme et un assouplissement des blocages, mais le LKP a refusé...

Cette décision des collectivités avait pour but de relancer les négociations, au point-mort, entre les partenaires sociaux et le collectif contre l'exploitation outrancière. Selon le porte-parole du collectif, Elie Domota, l'Etat ne devait pas se désengager des négociations qui avaient pris une bonne direction avec le pré-accord du 8 février dernier. Ce pré-accord - entre patronat, collectivités, et syndicats - qui prévoyait une augmentation de 200 euros sur les bas salaires avait précédé le départ d'Yves Jégo à Paris. La rencontre entre le Premier ministre et le secrétaire d'Etat à l'Outre-mer avait cependant débouché sur une fin de non recevoir de l'Etat qui considérait que cet effort devait venir des partenaires sociaux...
 
En signe de protestation à une situation que le collectif estime "incomprise depuis Paris", les manifestants se sont retrouvés dans la ville littorale et symbolique du Moule, à l'Est de Pointe-à-Pitre. En 1952, quatre ouvriers du secteur de la canne à sucre avaient été tués par les balles des forces de l'ordre alors qu'ils militaient pour une hausse de leurs salaires...

En Martinique, la grève générale est toujours de mise. Samedi dernier à 21 heures (heure de la Réunion), le "Collectif du 5 février" a décidé de suspendre toutes les négociations en attendant une réponse favorable des responsables de la grande distribution.

Après l'annonce d'une diminution de 20% des produits de première nécessité, un différent sur le type de produit était apparu entre la grande distribution et les membres du collectif martiniquais. Le porte parole du collectif, Michel Monrose, attend dorénavant la réponse qui résultera de la rencontre entre le numéro 1 du Medef local et les patrons de la grande distribution en Martinique. La situation n'est pas à l'accalmie...

Selon, un sondage IFOP, publié samedi dans les colonnes de Sud-Ouest, plus de 6 Français sur 10 estiment que la colère sociale antillaise pourrait encore s'étendre et gagner l'hexagone...
Lundi 16 Février 2009 - 07:20
Ludovic Robert
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1.Posté par Ulysse le 16/02/2009 09:14
Tout ceci me fait dire qu'il serait urgent de suspendre les projets concernant Mayotte.
Continuer comme si de rien n'était serait complètement surréaliste et irresponsable.

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