Politique

Guadeloupe : LKP érige des barrages sur les routes...

Les Antilles viennent de franchir un pas supplémentaire dans la crise. En Guadeloupe, les premiers barrages ont été érigés sur les principaux axes de communication tandis qu'en Martinique, le carnaval pourrait bien être annulé pour la première fois de son histoire...


Guadeloupe : LKP érige des barrages sur les routes...

Au 28ème jour de grève générale, le collectif a franchi un nouveau pas dans le conflit qui l'oppose au patronat et à l'Etat. Dès ce matin, à l'aube, les manifestants ont érigé des barrages routiers sur les grands axes menant aux centres névralgiques économique et commerciaux. Ce sont notamment la zone économiques du Gosier et la zone industrielle de Petit-Pérou qui ont été mises à l'écart. Dressés avec des palettes, des voitures, des troncs d'arbres, des pneus usagés et même des poubelles, ces barrages représentent une graduation supplémentaire dans le conflit sur la vie chère...

Cette décision de restreindre les axes de communication ne s'est pas réalisée sans conséquences. Pour la première fois, les 500 gardes mobiles sont passé à l'action et ont interpellé une quarantaine de manifestants.

D'après l'agence Reuters, Elie Domota, le porte-parole de Lyannaj kont pwofitasyon, a indiqué qu'il "viendra un jour où les guadeloupéens en auront marre de marcher".

Pour le moment, la population locale a de quoi subvenir à ses besoins. Les soins médicaux sont toujours assurés et les pompiers et autres véhicules d'urgence ont encore du carburant.

De son côté, Yves Jégo a promis de faire respecter l'ordre et l'Etat de droit et a aussi souligné que le contexte local commençait à sérieusement poser problème : "ça suffit, la Guadeloupe ne peut plus attendre. Soit on risque l'affrontement,... Soit les douze personnes sur lesquelles repose l'avenir de la Guadeloupe, ..., se parlent et se mettent d'accord"...

En Martinique, la température monte également. L'intersyndicale du 5 février décide de l'ouverture ou non des supermarchés. Seuls les petits commerçants ont pu accueillir quelques acheteurs chanceux. Les denrées alimentaires commencent sérieusement à manquer. Selon le quotidien le Monde, des transporteurs d'hydrocarbures auraient même réquisitionné une des "rares stations ouvertes... " pour leur seul bénéfice.

Le tourisme commence aussi à vivre la crise de plein fouet puisque les 7 paquebots de croisière, prévus cette semaine, n'ont pas accosté. La demande d'une hausse de 300 euros sur l'ensemble des salaires n'a pas été satisfaite et est toujours au coeur des négociations. La diminution annoncée de 20% sur 100 articles n'est toujours pas appliquée mais un accord devrait rapidement s'imposer...
Lundi 16 Février 2009 - 18:55
Ludovic Robert
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1.Posté par franck le 16/02/2009 20:49
site de france info ce soir :
je cite :
Les sommations (par haut-parleur) suffisent à faire partir les manifestants".
C’est le directeur de cabinet du préfet de Guadeloupe qui l’affirme. Et peu après midi, heure de métropole (7h à Pointe-à-Pitre), tous les barrages avaient même été levés, renchérit de Paris le secrétaire d’Etat à l’Outre-mer. Ce jeu de chat et souris entre manifestants et forces de l’ordre témoigne d’un brusque regain de tension au moment où le conflit s’apprête à entrer dans sa 5e semaine.

donc ne nous laissons pas impressionner.

2.Posté par boyer le 16/02/2009 21:49
Pendant ce temps on attend le 5 mars, c'est à dire 3 semaines. C'est curieux, cet attentisme syndical reunionnais me rappelle 2003, quand les tos étaient tout seuls a se démener.

3.Posté par boyer le 16/02/2009 22:16
La musique adoucie les moeurs. Pour se détendre un bon petit zouk a écouter en boucle.( Helas à freedom ils n'ont jamais voulu le passer).

Sarko Kayé : sarko a pris peur

(...)
Sarko ké isi
Sarko on t'a attendu, mais tu n'es pas venu
Et j'ai fumé comme un dragon
Sarko ké di nou
Sarko mi nou an la ri a
Poutchi ou fè nou sa

refrain :
Promenons-nous à Fort-de-France
Pendant que Sarko n'y est pas
Si Sarko était là
I té ké insilté nou
Promenons-nous à Fort-de-France
Pendant que Sarko n'y est pas
Si Sarko était là
Nou té ké Karchérisé !

An jou avan i rivé
Presyon an a ka monté
I té lé wè Césaire
Mais Césaire di "Non non, ce n'est pas possible !"

4.Posté par fifi kelwayne le 21/02/2009 03:12
je trouve la violence qu'ily a entre le LKP et es policier et les jeunes tout cela ne nous emmène a rien,moi personnellement je ne sortie rai pas de chez moi pour me faire tuer

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