Santé

Grippe A : Deux cas suspects écartés à la Réunion


Grippe A : Deux cas suspects écartés à la Réunion
Deux cas suspects de grippe A ont été suspectés chez nous, à la Réunion, avant d'être écartés selon le Journal de l'île de ce jour. Les appels au SAMU (15) sont filtrés et les autorités sanitaires sont en alerte. Les symptômes de cette grippe sont connus et les médecins sont vigilants. Ils soumettent aux appelants un questionnaire rigoureux qui pourrait identifier les cas suspects. Après investigation, les deux personnes concernées ne souffrent que d'une grippe saisonnière.

N'oublions pas qu'aujourd'hui est la deuxième journée mondiale de l'hygiène des mains.
Plus d'infos ici.

Construction d'une usine de vaccin grippal au Mexique

Par ailleurs, l'alerte pandémique concernant la grippe A est récemment passée en phase 5. En cherchant un peu sur internet des informations diverses au sujet de cette nouvelle grippe A (H1N1), on trouve y un communiqué d'un célèbre laboratoire français... Et la presse se pose quelques questions.

Alors que la grippe A alimente les Unes de la presse nationale et locale depuis quinze jours, un document pour le moins surprenant éclate au grand jour. Il s'agit d'un communiqué du laboratoire Sanofi-Aventis (voir le fichier joint) : lors de la visite de Nicolas Sarkozy au Mexique au mois de mars, un accord a été signé entre les autorités Mexicaine et un laboratoire français - Sanofi Pasteur - (leader dans le domaine de la vaccination) pour, devinez quoi, l'implantation d'une usine (pour un investissement de 100 millions d'euros) au Mexique pour fabriquer... un vaccin contre les différentes grippes.

Cet accord ayant été signé deux mois avant le début de la propagation de cette grippe, la tentation est  forte de faire un lien entre les deux événements. Est-ce une pure coïncidence?

20090309_mexico_flu_fr_tcm29_24323.pdf 20090309_mexico_flu_fr_tcm29-24323.pdf  (75.22 Ko)

Mardi 5 Mai 2009 - 15:02
Magali Payet
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1.Posté par FaKe_- le 05/05/2009 15:14
Deux cas suspects de grippe A ont été suspectés
...
Dire qu'un jour on pourrait arrêter de suspecter des cas suspects...

2.Posté par etjosedire le 05/05/2009 15:58
Ils parlent de préparer la pandémie, aviaire ou porcine... où est le problème.

Dans le domaine de l'internet il y a des hackers qui ne gagnent leur vie que grâce aux virus qu'ils inventent et qu'ils balancent sur le net pour proposer le remède à leur virus dans les antivirus qu'ils vendent.

Pourquoi voudriez vous qu'il en soit autrement ailleurs ?

C'est bien connu que les industries chimiques contrôlent l'agro-alimentaire comme la pharmacie. Conclusion on sale plus que nécessaire les productions alimentaires, en sachant que les antihypertenseurs qu'ils produisent au niveau de la pharmacie se vendront mieux, à causede l'hypertension entraînée par l'abus de sel.

Idem pour les lessives: les coquilles des oeufs utilisés dans l'industrie alimentaire sont broyées et mélangées à la lessive. Du coup l'eau durcit par présence du calcium. Ils nous revendent la soupline par derrière.

Leur devise: "On n'est jamais mieux servi que par soi".

J'arrête ici pour ne pas accabler les zinfonautes. Nous sommes peu de choses aux yeux des Maîtres du Monde dont Sarko en est un fervent agent.

3.Posté par Tourloupette le 05/05/2009 17:54
Pour gagner des milliards d'euros, rien de mieux que de balancer un petit virus au sein de la population. On n'est pas à quelques milliers de morts près. Et en plus cela est bon pour l'économie : moins de personnes = moins de chomeurs, moins de Rmi à financer, moins de dépenses pour la Sécurité Sociale, moins de retraites à payer, moins de logements à prévoir...
Que du Bénef !
Gestion efficace de l'humanité !!

4.Posté par Bubule le 05/05/2009 20:31
A qui peut bien profiter la grippe ? A ceux qui fabriquent les traitements et les vaccins, pardi. Certains pensent que que les laboratoires pharmaceutiques, à la sombre réputation, savaient que la pandémie pointait son nez. Et que Sanofi Pasteur aurait pour cela investi 100 millions d'euros dans une usine au Mexique : le leader mondial du vaccin aurait pris position là où est née la grippe afin d'engranger de juteux bénéfices, une fois la pandémie déclarée…


Retour sur les faits. Lors de la visite officielle de Nicolas Sarkozy chez son ami Calderon, le 9 mars 2009, l'annonce, en présence du ministre de la Santé mexicain, de la signature d'un gros contrat pour construire une usine à Ocoyoacac passe inaperçue.

Ceux qui relisent aujourd'hui les termes de l'annonce sont troublés :

« La nouvelle usine de Sanofi Pasteur au Mexique sera construite selon les standards permettant à Sanofi Pasteur de basculer aisément de la production de vaccin contre la grippe saisonnière à celle de vaccin contre la grippe pandémique, dans l'éventualité où une pandémie de grippe humaine viendrait à être déclarée et une fois la souche de virus grippal pandémique identifiée par l'Organisation mondiale de la santé (OMS). »


« Pure coïncidence ? » se demande Bellaciao, d'autant que c'est aussi ce 9 mars que les autorités mexicaines se sont pour la première fois « alertées de la propagation d'une épidémie touchant les habitants de La Gloria ».

Nombreux sont les riverains qui se sont interrogés sur la connaissance ou non par Sanofi de l'apparition du virus avant la date indiquée par les autorités. Des internautes sont même allés jusqu'à filmer le communiqué sans apporter le moindre commentaire et ont posté cette vidéo sur Dailymotion, dont la seule valeur ajoutée éditoriale est le titre « Grippe mexicaine, Sanofi savait ? ? ? ».

Difficile de savoir si les autorités mexicaines ont retardé l'annonce de l'épidémie. En revanche, le machiavélisme de Sanofi Pasteur peut être écarté.


Un projet ancien

Le leader mondial des vaccins s'est dit « prêt à soutenir les efforts de santé publique pour lutter contre la circulation du nouveau virus grippal A/H1N1 ». Pour autant, ce n'est pas au Mexique que ces vaccins pourraient être fabriqués. Et pour cause, l'usine dont le chantier vient de démarrer ne sera inaugurée qu'en 2012 au plus tôt.

Contacté, le docteur Albert Garcia, porte-parole Sanofi Pasteur, nous a expliqué ce qui a motivé l'implantation au Mexique :

« Notre choix d'agrandir le site d'Ocoyoacac, où nous avions déjà une activité industrielle, est lié à la volonté du gouvernement mexicain de promouvoir le vaccin saisonnier contre la grippe et de le prendre en charge. De même en 2007, nous avons investi 94 millions de dollars pour la construction d'une usine de vaccins antigripaux à Shenzhen en Chine. La production est chaque fois destinée au marché local. »


Quant au fait que l'usine soit prête à fabriquer le vaccin pandémique, simple coïncidence ?
Il se trouve que « toutes nos usines peuvent basculer instantanément du saisonnier au pandémique, dès que l'Organisation mondiale de la santé nous le demandera », explique Albert Garcia.

Etre prêt pour une pandémie

Ce médecin, et les autres que nous avons interrogés, nous expliquent que depuis la grippe aviaire en 2004, « l'OMS a alerté tout le monde de l'arrivée possible d'une pandémie, car le virus peut muter », comme ce fut le cas trois fois au XXe siècle (grippe espagnole de 1918 qui fit au moins 30 millions de morts, puis celle de 1957 qui tua 2 millions de personnes et celle de 1968, dont le bilan officiel est 1,2 millions de morts).

« La différence entre une épidémie de grippe et une pandémie de grippe est que la première tue les plus faibles, à 90% les plus de 60 ans, et la seconde peut tuer tout le monde », précise-t-il.
Si l'OMS décrétait la phase 6, c'est-à-dire ultime, de la pandémie, et lançait la production d'un vaccin, il serait issu « d'un travail de collaboration entre les gouvernements et les producteurs, sous les ordres de l'organisation supranationale qu'est l'OMS ».

Sanofi Pasteur solliciterait alors ses deux plus grosses usines de fabrication de vaccins anti-grippe, celle de Val-de-Reuil (dans l'Eure) en France et une autre située aux Etats-Unis, qui à elles deux « fabriquent 40% des vaccins antigrippe dans le monde ».


Quant à savoir si Sanofi Pasteur, division vaccins dans les mains de Sanofi Aventis, s'enrichirait si la pandémie était déclarée, le laboratoire répond :

« Il n'y a pas de compétition sur ce problème de santé publique, il faut produire un maximum de doses le plus vite possible. On ne gagnera pas plus d'argent que sur un autre, les prix seront adaptés pour que tous les pays y aient accès. Et les vaccins seront remis aux autorités de santé, ils n'iront pas sur le marché privé. »


Ce qui est sûr, c'est que le titre Sanofi Aventis se porte bien depuis un mois.

Photo : une usine de vaccins Sanofi Pasteur à Swiftwater (Tim Shaffer/Reuters).

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