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Grève du zèle dans la justice

Depuis hier, à l'appel de 17 syndicats et associations de magistrats, une grève du zèle illimitée a commencé dans les juridictions françaises. Les magistrats protestent contre la surcharge de travail et le manque de moyen de la justice française. A la Réunion, les magistrats se disent solidaires, mais le mouvement n'est pas suivi.


Grève du zèle dans la justice



Les magistrats, à l'appel de 17 syndicats et associations de la magistrature, ont entamé une grève du zèle illimitée depuis hier. Ils ont décidé d'appliquer à la lettre les textes de loi pour dénoncer la surcharge de travail et le manque de moyens de la Justice française.

Renvoyer les affaires

Selon la loi, une audience ne peut excéder plus de six heures ou ne peut se tenir sans la présence d'un greffier. Avec la grève du zèle, les magistrats sont priés de renvoyer toutes les affaires qui se dérouleraient dans ces conditions.

Le manque cruel de moyen ne permet pas d'exercer leur métier dans de bonnes conditions, selon les magistrats, qui regrette que le côté "statistique" et "économique" est pris le dessus sur le côté "humain".

A la Réunion, les magistrats se disent solidaires du mouvement, mais cette grève du zèle n'est pas suivie. Pour le syndicat de la magistrature à la Réunion, la grève n'est pas la solution aux problèmes car même si le message est envoyé aux pouvoirs publics, la justice est un service public qui doit pourvoir fonctionner normalement.

A la Réunion, au Tribunal de grande instance de Saint-Denis, il manquerait près de 17 postes de greffiers et fonctionnaires. La semaine prochaine, une réunion de l'Union syndicale des magistrats devrait se tenir pour connaitre la position à adopter pour cette grève du zéle.
Mardi 21 Septembre 2010 - 10:31
Julien Delarue
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1.Posté par Montfort le 21/09/2010 12:19
Ca ne les empêche pas de remplir cages de Domenjo et le Port ..........

2.Posté par Papapio, ni macro ni géniteur payeur le 21/09/2010 12:23
"qui regrette que le côté "statistique" et "économique" est pris le dessus sur le côté "humain"."
Jusqu'à maintenant on se contentait de mouvements pour la réévaluation de l'aide juridictionnelle
ou de bataille pour maintenir les chiffres d'affaires des corporations concernées...

Alors s'entendre dire après que la Magistrature souhaite prendre en compte le coté HUMAIN
ça risque de choquer beaucoup de monde chez les JAFs, aux Parquets et en Correctionnelle...
Par se que jusqu'à maintenant, c'était vraiment pas la préoccupation première...

On est curieux de savoir ce que ferait la Magistrature pour Réhumaniser, REJUGER et INDEMNISER pour les dossiers des vraies Victimes, dans l'éventualité ou le peuple se saignerait encore plus au profit des "amis de la Justice locale"...

En fait, de l'argent des moyens et du temps, cette "justice là" n'en a jamais manqué quand il s'agissait de pérenniser le Massacre des Enfants et leurs Pères et l'AJOI s'en est bien félicité du temps du tout puissance financement Départementale...

Encore plus d'argent pour étouffer les dossiers compromettants ? Plus d'argent pour classer systématiquement les plaintes des seuls Pères ? N'est ce pas (...) ?!...

3.Posté par foxi le 21/09/2010 15:02
La Justice, cette machine présentée comme "autonome, indépendante" de tous les pouvoirs mais qui, contradiction, dépend du pouvoir politique et qui se laisse influencer, téléguidée, à raison des plans de carrière des magistrats, devrait être totalement refondue, que dis-je révolutionnée. Le pire c'est qu'elle rend "SA" justice au nom du peuple français. Le principe d'élection des juges ne serait pas une mauvaise chose, çà permettrait d'éliminer ceux qui rendent une mauvaise justice.

Est-il acceptable, dans un Etat de droit, qu'un procureur dispose du pouvoir de "l'opportunité des poursuites" ? Est-il acceptable d'être condamné à raison du principe de "l'intime conviction" ?

Dans cette France, dite Etat de droit, dés que vous contestez la décision d'un juge (administratif ou judiciaire) le juge supérieur ( en appel voire en cassation, collègue du premier), s'offusque et vous renvoie dans les cordes au motif que vos moyens remettent en cause le principe " de souveraineté de jugement du juge". Or, le seul principe qui prévaut est celui d'une justice juste.......

4.Posté par foxi le 21/09/2010 15:04
Il ferait mieux de "déposer les armes" contre leur collègue Courroye, Marin ( le proc de Paris ).....

5.Posté par Va s'y la justice le 21/09/2010 15:34
si les fonctionnaires de la justice à la Réunion ne sont pas solidaires et sortent le faux argument du service public qui doit continuer à fonctionner, c'est parce qu'eux touchent 53% de plus que leur collègues de métropole. le manque de moyen professionnel est compensé ici par une surrémunération qui placent nos chers fonctionnaires, pour la plupart zoreille, dans une situation délicate pour revendiquer plus de moyens collectifs. Un corporatime dans le corporatisme.

6.Posté par jean louis guimberteau le 21/09/2010 15:57
MARCHE BROUETTE PETITION
CITOYENS VICTIMES
DES TRIBUNAUX
BORDEAUX – PARIS
15/11/2010 - 18/12/2010

La justice est une violence en robe noire pour d'innombrables citoyens.

Combien de refus de droit, de suicides, destins brisés, de combats dans la souffrance, de spoliations diverses, de grèves de la faim méprisées, de citoyens bafoués, etc...?

Les erreurs graves se multiplient au fil du temps (Outreau, Dils, Seznec, Agret, Boulin, Raddad, Dreyfus, etc...) et tant d'autres frappant des millions de victimes traitées bien trop souvent en sous-citoyens par la caste judiciaire.

Suivre l'action au jour le jour sur les sites :
http//:www.anvedj.org et http//:www.lodd.fr

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