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Grève des médecins territoriaux : "On a du souci à se faire..."


Grève des médecins territoriaux : "On a du souci à se faire..."
Les médecins territoriaux sont ressortis extrêmement déçus de leur rencontre avec le cabinet de la présidente du Conseil général, Nassimah Dindar, en fin de matinée, après avoir manifesté devant le Palais de la Source, ce vendredi.

Les médecins, qui dénoncent le manque de moyens alloués par la collectivité pour qu'ils puissent effectuer leurs missions, n'ont pas obtenu gain de cause. Pour rappel, ils sont seulement 15 affectés à la Protection maternelle et infantile (PMI) alors qu'ils devraient, selon eux, être 30. Certains médecins se voient obligés de couvrir trois communes en même temps.

A la sortie de l'entretien, Marie Emma, médecin territoriale, ne cachait pas son amertume. "Cette réunion, non seulement n'a servi à rien, mais n'a fait que renforcer notre malaise, voire notre désespoir", explique-t-elle.

"A tout l'argumentaire construit sur la santé publique et les mesures d'urgence à prendre en terme d'effectif pour que le minimum puisse être assuré, il nous a été répondu que les contraintes budgétaires ne permettaient pas d'envisager un quelconque changement. Il faut bien le dire, la médecine territoriale au Conseil général court au désastre", ajoute Marie Emma, très inquiète pour l'avenir de sa profession.

"On était déjà dans une situation désastreuse, maintenant ça va être pire que pire. On pourrait espérer qu'au niveau national il y ait un sursaut et qu'il y ait une revalorisation des statuts. On pourrait espérer que l'acte III de la décentralisation nous offre d'autres perspectives que de dépendre d'une collectivité territoriale qui n'est absolument pas raisonnable, ni juste, dans l'évaluation des besoins de la population", détaille le médecin.

Mais il faut bien l'avouer, c'est bien l'inquiétude qui prédominait chez les médecins territoriaux à la sortie de leur entretien au Conseil général. Ils se sentent abandonnés par la collectivité : "Il y a de l'incompréhension car il y a une majorité de médecins qui exprime la nécessité d'avoir les moyens d'assurer ses missions. Mais nos revendications ne sont pas entendues. On a du souci à se faire", conclut Marie Emma.
Vendredi 29 Novembre 2013 - 16:16
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1.Posté par SAINT BERNARD.!!! le 30/11/2013 13:25
vous faites à peine 8h -16 h pour des cadres! alors mettez vous au travail, après on verra -avec votre sur-rénumération, vous osez vous plaindre dans ce département où le taux de chômage est record.

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