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Grève à Air Austral: Une réunion de négociation cet après-midi


Pour ce deuxième jour de grève illimitée du personnel d’Air Austral, le président directeur général de la compagnie régionale, Marie-Joseph Malé, a invité ce mardi à 16h30 les responsables du mouvement à une réunion de négociation.
 
Dans un courrier adressé aux personnels navigants commerciaux de la compagnie, Marie-Joseph Malé a reconnu que "certains pourraient trouver cela tardif" mais que la re-protection des passagers, "qui ont payé pour une expérience de voyage" et qui ne "sont pas responsables de nos querelles internes",  méritent avant tout la "mobilisation" des équipes d’Air Austral. "Ensuite parce que nous devons préparer cette réunion sur des bases bien comprises par tous", ajoute-t-il.

"Nous partons avec des à priori mais nous resterons ouverts aux discussions"

Ce matin, une cinquantaine de salariés étaient toujours mobilisés devant les grilles de l'entreprise. Les syndicalistes ne cachent pas leur appréhension. "Nous partons avec des à priori mais nous resterons ouverts aux discussions" a déclaré Marie-Noëlle Wolff, de L’UNSA AERIEN SNMSAC (Union des Syndicats Autonomes – Syndicat du Personnel Navigant Commercial - PNC).

Retrouvez ci-dessous l'intégralité du courrier de Marie Joseph Malé adressé aux PNC d'Air Austral :

"J’ai souhaité m’adresser directement à vous car l’heure est grave. Après plusieurs semaines de discussions à sens unique avec vos représentants de l’UNSA, nous sommes entrés aujourd’hui en crise.
 
Malheureusement, si l’entrée en grève peut paraitre facile, emporté par l’élan de la revendication, la sortie est toujours complexe. En tant que chef de cette entreprise, je me dois de négocier une sortie qui ménage les intérêts économiques de la compagnie ainsi que l’équité de traitement entre les différentes catégories du personnel.
 
Pour faire face à nos responsabilités de transporteurs, nous avons affrété 4 avions gros porteurs de deux compagnies européennes, pour assurer une partie de nos vols.
 
Heureusement, nous pouvons compter sur les PNC non grévistes qui nous permettent de faire une partie de nos vols, à la grande satisfaction de notre clientèle. Je les remercie très chaleureusement.
 
Déjà, avant même ce premier jour de crise, nous avions estimé ce que pourrait nous coûter ce mouvement : près de 3 millions d’euros. Conséquence : alors que nous avions prévu un résultat net légèrement positif pour l’exercice courant, il est maintenant très probable qu’il sera négatif, supprimant la participation ainsi que l’intéressement à reverser au personnel ; ce même personnel dont, paradoxalement, la majorité travaille en ce moment même, d’arrache pied, pour rattraper les impacts de cette grève auprès de nos clients.
 
Dans ces conditions, chacun comprendra qu’accepter les revendications de l’UNSA, en particulier les plus couteuses, devient encore plus inenvisageable. J’ai invité les responsables du mouvement à une réunion de négociation demain, mardi, à 16h30.

Certains pourraient trouver cela tardif. Pourquoi ? D’abord parce que nous passons, avec toute l’équipe de gestion de crise que je salue, tout notre temps disponible à la reprotection de nos passagers. Ce sont eux qui subissent cette grève et ce sont eux qui méritent notre mobilisation aujourd’hui. Ils ont payé pour une expérience de voyage, ils ne sont pas responsables de nos querelles internes, nous leur donnerons satisfaction en priorité.
 
Ensuite parce que nous devons préparer cette réunion sur des bases bien comprises par tous. L'entrée dans la grève illimitée, après plusieurs semaines de discussions vaines coûte à l'entreprise autour de 800 000 par jour. Accepter de dépenser encore plus en sortie de conflit serait irresponsable, cela revient à créer une double peine pour l’ensemble des catégories du personnel, notamment pour ceux qui travaillent aujourd’hui. Ce serait profondément injuste et inéquitable.
 
Nous avons indiqué aux représentants de l'UNSA que nous étions disposés à les recevoir pour discuter de leurs revendications sur le principe de la compensation des dépenses engagées pour leurs revendications. Autrement dit, dès lors que leur décision de faire grève impacte d'ores et déjà les comptes de l’entreprise et que l'exercice en cours risque d'être déficitaire, toute dépense nouvelle découlant d'un éventuel protocole de fin de conflit devra être compensée par une proposition de baisse de coûts par ailleurs.
 
C’est sur ce principe et seulement sur celui là que nous pourrons en sortir.
 
Je compte sur votre compréhension, s’agissant d’un sujet qui vous concerne, qui touche à l’équité entre les différentes catégories du personnel et qui est d’une extrême sensibilité aujourd’hui."


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Mardi 3 Janvier 2017 - 12:13
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1.Posté par Tam le 03/01/2017 14:10 (depuis mobile)
Dites Mr Zinfo, quand donnerez vous la parole aux salariés .. histoire de faire de l info et non de la propagande ?
On connaît votre attachement aux petits avantages que vous avez mais n oubliez pas non plus le Job ....

2.Posté par noe le 03/01/2017 19:41
Il fallait couper un bouc devant l'entrée pour faire peur aux responsables !

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