Société

Grande Chaloupe: Les Réunionnais associés à la sauvegarde de la forêt semi-sèche

Le projet Life + Corexerun, initié par le Parc National (soutenu par le Conservatoire du littoral, les Conseils général et régional, ainsi que l'Etat) pour la sauvegarde de la forêt semi-sèche de la Grande Chaloupe prend un nouvel élan avec l'arrivée d'un nouveau partenaire de choix, la SRPEN (Société Réunionnaise pour l'Etude et la Protection de l'Environnement). Le but, inscrire la démarche de sauvegarde de la forêt dans les mentalités en invitant la population réunionnaise à participer à son travail de protection.


Grande Chaloupe: Les Réunionnais associés à la sauvegarde de la forêt semi-sèche
"La SRPEN a été la première a pointé du doigt cet habitat, à vouloir le préserver, dès les années 90", explique Pascal Tuong, coordinateur du projet Life +. Il faut dire que la SRPEN est impliquée dans la protection de l'environnement et des milieux naturels de la Réunion depuis plus de 40 ans. "Elle (ndlr : la SRPEN) s'est immédiatement intéressée à cet endroit où des naturalistes ont repéré des espèces menacées, notamment le Ruizia Cordata (ndlr : appelé plus communément bois de senteur)", explique Bernadette Ardon, présidente de la SRPEN.

Un lieu "intéressant" et une opération "rassurante" pour la SRPEN d'autant que le Conservatoire du littoral a acheté près de 300 hectares de foncier autour du site de la Grande Chaloupe. "C'est notre métier d'acheter du foncier pour qu'il devienne du domaine public et soit inaliénable et incessible", explique Catherine Latreille, responsable Océan indien du Conservatoire du littoral.

Concrètement, la SRPEN souhaite, par le biais de ce nouveau partenariat, permettre à la population désireuse d'aider à la préservation de la forêt sèche de la Grande Chaloupe. "On souhaite mettre en avant le contact de la SRPEN auprès du public pour permettre de monter des groupes de bénévoles composés de 20 à 30 personnes, pour intervenir sur les lieux par différentes actions comme l'entretien, le désherbage, le paillage, l'entretien des plants", souligne Pascal Tuong. La SRPEN aura donc pour mission d'informer et mobiliser le grand public sur les actions menées par le projet Life + Corexerun.

"Un projet emblématique de sauvegarde à l'échelle de l'île"

Dans cette optique, un partenariat a été signé ce matin au siège du Parc National à Saint-Denis entre le Parc, la SRPEN et le Conservatoire du littoral pour contribuer à leur niveau à la sauvegarde de cette forêt semi-sèche de la Grande Chaloupe. La forêt la plus rare de la Réunion est aujourd'hui en danger. Elle ne représente plus que 1% de sa surface d'origine, soit quelques centaines d'hectares.

"Le Parc est attaqué en ce moment (voir article ici : Conflit au Parc National: Tensions, manifestations... et récupération politique ? ) et ce projet peut remettre de l'ordre. Il s'agit véritablement d'un projet emblématique de sauvegarde à l'échelle de l'île, mais également mondial. (…) Un projet qui réussira uniquement par un travail d'appropriation par la population", explique Emmanuel Braun, directeur adjoint du Parc National.

"Ce travail de conservation doit concerner la population toute entière. La forêt semi-sèche de la Grande Chaloupe est un milieu spécial, rare et unique. Toutes les atteintes peuvent mettre en péril ce travail Life +, notamment une remise en cause de la politique", ajoute Bernadette Ardon. Quand au résultat de la sauvegarde de cette forêt semi-sèche, il ne se verra que dans 20 ou 30 ans.

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Si vous êtes intéressés pour participer à la sauvegarde de la forêt semi-sèche de la Grande Chaloupe, vous pouvez contacter pour plus d'informations la SRPEN au 0262.28.19.29 ou par mail à srepenreunion@wanadoo.fr

Adresse : SRPEN, (Société Réunionnaise pour l'Etude et la Protection de l'Environnement), 30 rue des Deux-Canons, 97490 Sainte-Clotilde.
Lundi 26 Mars 2012 - 11:38
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1.Posté par CURIEUXl!!!.. le 26/03/2012 14:34
c'est que maintenant qu'on commence, a comprendre et se rendre compte!! qu'on ne peut sauvegarder et protéger notre patrimoine sans l'adhésion de la population??. que de temps perdu!!.

2.Posté par en colere le 26/03/2012 19:58
du foutage de gueule, avec tous les chomeurs de l’ile, le parc national au budget enorme a pas les moyens de fournir des contrats pour les plantations ???? et avec la complicité de la directrice de la srepen ? qui a pas bougé le petit doigt alors que la foret du maido était en feu Chercher l’erreur

3.Posté par metencor le 27/03/2012 00:12
la srepen multi-récipiendaire d'argent public n'embauche que 6 salariés combien de fric va encore lui filer le parc pour faire bosser des bénévoles. le parc attaqué on a envie rire de la sémantique. Non c'est le parc contesté dans son approche de la protection de l'environnement. et quand on associe au maxi 30 personnes bénévolement à ce projet on rigole de l'idée que le parc se fait de la population.

4.Posté par Peter dans la soie le 27/03/2012 09:25
Jusqu'à present la présidente de la srepen etait tolérée. On savait son addiction maladive à la reconnaissance sociale et aux ceremonie mondaine et on faisait oeuvre de charité en la supportant a la tete de cette entreprise parapublique pour pas que sa tete debloque.

- Avec ses déclarations sur le deni de démocratie revendiqué au sein du parc
- son mépris envers les usagers exprimé au dernier CA du parc

elle doit rendre des comptes sur ses propos car elle est passée de statut de non crédible et celui de robinet: indésirable. Il faut pas abuser de notre charité.

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