C'est dans un local flambant neuf, construit avec l'argent des contribuables, que les Anglais du bureau de change ICE (International Currency Exchange) vont être accueillis bientôt à Gillot. Rappelons que cette société, dont la maison-mère est basée à Londres a été retenue dans le cadre d'un marché lancé par la Société aéroportuaire en décembre 2011. Notre société réunionnaise, la Maison des devises, créée spécialement pour combler l'absence de bureau de change sur l'île depuis 10 ans, a été poussée vers la sortie. Notre projet d'ouverture, exposé aux partenaires dont la Société aéroportuaire, était pourtant l'élément déclencheur de l'appel à concurrence. Sans notre initiative, le projet serait resté au fond des tiroirs, comme il l'a été pendant ces 10 dernières années, face au désintéressement des banques. Malheureusement pour nous, Réunionnais, ce sont les Anglais qui seront aujourd'hui installés à l'aéroport. Nous devions nous rabattre au 3 rue de Nice à Saint-Denis... près des canons au Barachois depuis 2 mois. Et nous allons nous battre de toutes nos forces, lancer des frondes, surtout commerciales, pour mieux faire face au Goliath anglais.
Nous avons senti depuis le départ que les administratifs de la société aéroportuaire méprisaient notre projet. En février 2011, une responsable nous a fait croire « qu'il n'y avait plus un centimètre carré de libre dans le hall de l'aéroport » où nous avons demandé de nous installer. Mais une semaine après cette déclaration, une société d'emballage s'installe dans le hall... avant de disparaître. Autre mensonge de la même personne : « Nous travaillons déjà avec la Poste qui va proposer un service de change ». Les faits sont là : la Poste a rénové ses installations mais ne fait pas de change jusqu'à aujourd'hui. Autres propos pour nous décourager : « Si vous vous installez, sachez qu'en cas de conflit, nous avons la possibilité de vous déloger à tout moment »... Mais ces intimidations ne faisaient pas le poids face à notre détermination et à la confiance que nous avions à notre projet. Suite à notre insistance sur la nécessité d'avoir un bureau de change à la Réunion, le marché a été lancé. On connait la suite : Réunionnais dehors ! Bienvenue aux Anglais qui feront travailler 2 cadres venus de l'extérieur et 2 Créoles à des postes subalternes.
D'après les termes prévus par le marché, la société retenue devait être installée dans le local situé à proximité des loueurs de voiture depuis février 2012. Force est de constater que 8 mois après, la fameuse société londonienne n'a pas exécuté cette clause et n'est toujours pas installée. Nous osons espérer que les pénalités de 350 euros par jour de retard prévues, soient appliquées suite à ce manquement. Nous n'accepterons pas que les Anglais bénéficient encore d'une nouvelle faveur ! Ça suffit !
Jismy Moutien de Point Cash Réunion
Nous avons senti depuis le départ que les administratifs de la société aéroportuaire méprisaient notre projet. En février 2011, une responsable nous a fait croire « qu'il n'y avait plus un centimètre carré de libre dans le hall de l'aéroport » où nous avons demandé de nous installer. Mais une semaine après cette déclaration, une société d'emballage s'installe dans le hall... avant de disparaître. Autre mensonge de la même personne : « Nous travaillons déjà avec la Poste qui va proposer un service de change ». Les faits sont là : la Poste a rénové ses installations mais ne fait pas de change jusqu'à aujourd'hui. Autres propos pour nous décourager : « Si vous vous installez, sachez qu'en cas de conflit, nous avons la possibilité de vous déloger à tout moment »... Mais ces intimidations ne faisaient pas le poids face à notre détermination et à la confiance que nous avions à notre projet. Suite à notre insistance sur la nécessité d'avoir un bureau de change à la Réunion, le marché a été lancé. On connait la suite : Réunionnais dehors ! Bienvenue aux Anglais qui feront travailler 2 cadres venus de l'extérieur et 2 Créoles à des postes subalternes.
D'après les termes prévus par le marché, la société retenue devait être installée dans le local situé à proximité des loueurs de voiture depuis février 2012. Force est de constater que 8 mois après, la fameuse société londonienne n'a pas exécuté cette clause et n'est toujours pas installée. Nous osons espérer que les pénalités de 350 euros par jour de retard prévues, soient appliquées suite à ce manquement. Nous n'accepterons pas que les Anglais bénéficient encore d'une nouvelle faveur ! Ça suffit !
Jismy Moutien de Point Cash Réunion

















