Ce matin, 23 des 24 maires de la Réunion ont décidé de repousser sine die la rentrée scolaire. A la suite de la décision de Victorin Lurel de diviser par deux le nombre de contrats aidés financés par le gouvernement, ils estiment ne pas être en mesure d'assurer la sécurité et l'hygiène dans les écoles maternelles et primaires qui sont de leur responsabilité. N'oublions pas, par exemple, que les "taties" qui officient auprès des enfants dans les écoles maternelles sont des employées communales, la plupart du temps embauchées sous le statut de contrats aidés.
23 maires sur 24, seul manque à l'appel Gilbert Annette. Cela signifie-t'il que la mairie de Saint-Denis regorgeait jusqu'ici d'emplois fictifs dont l'absence passera inaperçue? Certainement pas.
Que les mairies de la Réunion soient en sureffectifs, ce n'est un secret pour personne. Certains experts n'hésitent d'ailleurs pas à estimer que les mairies de l'ile comptent 25 à 50% d'employés en plus par rapport à des collectivités de taille équivalente de métropole.
Il faut être conscient que ce sureffectif à un coût énorme que chaque contribuable paye au travers de ses impôts locaux, bien plus élevés à la Réunion qu'en métropole. Les maires affirment qu'ils sont obligés d'agir ainsi pour éviter une explosion sociale, tandis que les mauvaises langues disent que ça les arrange bien de se constituer ainsi un stock de militants et de votants d'autant plus fidèles qu'ils sont dépendants du bon vouloir du maire...
Autant certains cadres municipaux ne comptent pas leurs heures de travail, autant la plupart des employés de base travaillent à leur rythme. Et c'est un euphémisme... Je me souviens par exemple avoir un jour accompagné Auguste Legros dans un bus en compagnie d'autres journalistes, pour l'inauguration d'une nouvelle ligne. A son arrivée, j'avais été étonné de voir plusieurs personnes, dont la plupart que je connaissais pour être des employés communaux, afficher sur leur visage leur surprise de voir le maire à cet endroit et s'empresser de descendre avant que les portes ne se referment, espérant avoir pu passer inaperçus...
Il n'empêche que les mairies se sont habituées à travailler avec ce sureffectif, et on voit mal comment elles pourraient faire pour réorganiser tous leurs services dans un délai aussi court.
Gilbert Annette rencontrera donc, comme les autres maires, d'immenses difficultés à assurer la rentrée scolaire avec 50% de contrats aidés en moins. Pourquoi, dans ce cas, avoir refusé de s'associer au mouvement de colère des autres maires?
Tout simplement parce qu'il est en même temps premier secrétaire fédéral du PS et qu'il estime sans doute ne pas pouvoir afficher son appartenance socialiste et en même temps taper sur le gouvernement. D'autres maires socialistes n'ont pas eu cette pudeur, comme Jean-Claude Fruteau ou Patrick Lebreton pour ne citer qu'eux...
Gilbert Annette doit par moments regretter le temps où il était dans l'opposition. Au moins les choses étaient claires : tout ce que faisait et disait Nicolas Sarkozy était mauvais et on pouvait facilement promettre que l'on ferait différemment et mieux une fois au pouvoir.
François Hollande avait promis un doublement du nombre de contrats aidés pendant sa campagne électorale à la Réunion. Quatre mois après son élection, il les divise par deux...
C'est Charles Pasqua qui disait que les promesses des hommes politiques n'engagent que ceux qui y croient...
23 maires sur 24, seul manque à l'appel Gilbert Annette. Cela signifie-t'il que la mairie de Saint-Denis regorgeait jusqu'ici d'emplois fictifs dont l'absence passera inaperçue? Certainement pas.
Que les mairies de la Réunion soient en sureffectifs, ce n'est un secret pour personne. Certains experts n'hésitent d'ailleurs pas à estimer que les mairies de l'ile comptent 25 à 50% d'employés en plus par rapport à des collectivités de taille équivalente de métropole.
Il faut être conscient que ce sureffectif à un coût énorme que chaque contribuable paye au travers de ses impôts locaux, bien plus élevés à la Réunion qu'en métropole. Les maires affirment qu'ils sont obligés d'agir ainsi pour éviter une explosion sociale, tandis que les mauvaises langues disent que ça les arrange bien de se constituer ainsi un stock de militants et de votants d'autant plus fidèles qu'ils sont dépendants du bon vouloir du maire...
Autant certains cadres municipaux ne comptent pas leurs heures de travail, autant la plupart des employés de base travaillent à leur rythme. Et c'est un euphémisme... Je me souviens par exemple avoir un jour accompagné Auguste Legros dans un bus en compagnie d'autres journalistes, pour l'inauguration d'une nouvelle ligne. A son arrivée, j'avais été étonné de voir plusieurs personnes, dont la plupart que je connaissais pour être des employés communaux, afficher sur leur visage leur surprise de voir le maire à cet endroit et s'empresser de descendre avant que les portes ne se referment, espérant avoir pu passer inaperçus...
Il n'empêche que les mairies se sont habituées à travailler avec ce sureffectif, et on voit mal comment elles pourraient faire pour réorganiser tous leurs services dans un délai aussi court.
Gilbert Annette rencontrera donc, comme les autres maires, d'immenses difficultés à assurer la rentrée scolaire avec 50% de contrats aidés en moins. Pourquoi, dans ce cas, avoir refusé de s'associer au mouvement de colère des autres maires?
Tout simplement parce qu'il est en même temps premier secrétaire fédéral du PS et qu'il estime sans doute ne pas pouvoir afficher son appartenance socialiste et en même temps taper sur le gouvernement. D'autres maires socialistes n'ont pas eu cette pudeur, comme Jean-Claude Fruteau ou Patrick Lebreton pour ne citer qu'eux...
Gilbert Annette doit par moments regretter le temps où il était dans l'opposition. Au moins les choses étaient claires : tout ce que faisait et disait Nicolas Sarkozy était mauvais et on pouvait facilement promettre que l'on ferait différemment et mieux une fois au pouvoir.
François Hollande avait promis un doublement du nombre de contrats aidés pendant sa campagne électorale à la Réunion. Quatre mois après son élection, il les divise par deux...
C'est Charles Pasqua qui disait que les promesses des hommes politiques n'engagent que ceux qui y croient...
















