Le prochain patron de la fédération du PS sera donc Philippe Leconstant. Non pas parce qu'il pèse le plus grand nombre de militants, mais parce que Gilbert Annette l'a voulu ainsi.
Pour quelle raison le maire de Saint-Denis a-t'il choisi cet élu pour le moins discret et dont le principal fait d'armes est d'avoir perdu en 2001 la mairie que Jean-Claude Fruteau lui avait donnée sur un plateau en argent face à Bertho Audifax?
Le calcul de Gilbert Annette est simple. A défaut de pouvoir lui même continuer à occuper ce poste, il lui fallait trouver le meilleur candidat. Il aurait pu nommer un (ou une) de ses proches, mais ça aurait certainement été mal vu. La manoeuvre aurait été "gros doigt" et on n'aurait pas manqué de lui reprocher de vouloir s'accrocher à son poste par personne interposée. Et les militants auraient sans doute mal vu que l'on privilégie encore une fois celles que l'on considère comme ses "protégées", Monique Orphé ou Ericka Bareigts.
Gilbert Annette est trop malin et trop fin pour tomber dans ce genre de piège.
Fort de sa position de "faiseur de rois" du fait de la majorité qu'il détient à lui seul au sein de la fédération, il peut désigner qui il veut et être certain de le voir élu. Dès lors, il convenait de définir la meilleure stratégie.
Une fois éliminée l'option de la désignation d'un proche, restait celle de la division de l'adversaire en vue de l'affaiblir.
Face à lui, Gilbert Annette doit affronter ce que l'on appelle les "socialistes des champs", par opposition aux "socialistes des villes" qu'il incarne : Patrick Lebreton, Jean-Jacques Vlody, et dans une moindre mesure Michel Vergoz et Jean-Claude Fruteau. C'est là que Gilbert Annette a décidé d'attaquer.
Il sait que le torchon brûle entre Jean-Claude Fruteau et Philippe Leconstant, le maire soupçonnant son premier adjoint de vouloir se présenter contre lui, ou le candidat qu'il aura désigné, aux municipales de 2014. Dès lors, en faisant élire Philippe Leconstant à la tête de la fédération socialiste, Gilbert Annette compte lui donner un coup de main et qui sait, éliminer du même coup un adversaire en le remplaçant par un allié...
La politique est simple dès qu'on enlève les nuages de fumée et qu'apparaissent les ficelles des marionnettes...
Reste à savoir si ça ne fait pas beaucoup pour un même homme : principal de collège, 1er secrétaire de la fédération du PS, 1er adjoint de Saint-Benoit, 5ème vice-président du conseil général, 1er vice-président de la CIREST... On est loin de l'engagement de François Hollande: un homme, un mandat...
Pour quelle raison le maire de Saint-Denis a-t'il choisi cet élu pour le moins discret et dont le principal fait d'armes est d'avoir perdu en 2001 la mairie que Jean-Claude Fruteau lui avait donnée sur un plateau en argent face à Bertho Audifax?
Le calcul de Gilbert Annette est simple. A défaut de pouvoir lui même continuer à occuper ce poste, il lui fallait trouver le meilleur candidat. Il aurait pu nommer un (ou une) de ses proches, mais ça aurait certainement été mal vu. La manoeuvre aurait été "gros doigt" et on n'aurait pas manqué de lui reprocher de vouloir s'accrocher à son poste par personne interposée. Et les militants auraient sans doute mal vu que l'on privilégie encore une fois celles que l'on considère comme ses "protégées", Monique Orphé ou Ericka Bareigts.
Gilbert Annette est trop malin et trop fin pour tomber dans ce genre de piège.
Fort de sa position de "faiseur de rois" du fait de la majorité qu'il détient à lui seul au sein de la fédération, il peut désigner qui il veut et être certain de le voir élu. Dès lors, il convenait de définir la meilleure stratégie.
Une fois éliminée l'option de la désignation d'un proche, restait celle de la division de l'adversaire en vue de l'affaiblir.
Face à lui, Gilbert Annette doit affronter ce que l'on appelle les "socialistes des champs", par opposition aux "socialistes des villes" qu'il incarne : Patrick Lebreton, Jean-Jacques Vlody, et dans une moindre mesure Michel Vergoz et Jean-Claude Fruteau. C'est là que Gilbert Annette a décidé d'attaquer.
Il sait que le torchon brûle entre Jean-Claude Fruteau et Philippe Leconstant, le maire soupçonnant son premier adjoint de vouloir se présenter contre lui, ou le candidat qu'il aura désigné, aux municipales de 2014. Dès lors, en faisant élire Philippe Leconstant à la tête de la fédération socialiste, Gilbert Annette compte lui donner un coup de main et qui sait, éliminer du même coup un adversaire en le remplaçant par un allié...
La politique est simple dès qu'on enlève les nuages de fumée et qu'apparaissent les ficelles des marionnettes...
Reste à savoir si ça ne fait pas beaucoup pour un même homme : principal de collège, 1er secrétaire de la fédération du PS, 1er adjoint de Saint-Benoit, 5ème vice-président du conseil général, 1er vice-président de la CIREST... On est loin de l'engagement de François Hollande: un homme, un mandat...
















