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Le ministre de la Défense, Gérard Longuet, a salué le score "très respectable" de Marine Le Pen (17,9%) au premier tour de la présidentielle et estime que l'UMP peut "parler" avec elle. Ses propos ont provoqué un tollé à gauche comme à droite.
A cours d'un entretien dans le journal Minute, il explique : "C'est un constat. Il y a une différence notable entre Marine Le Pen et son père. Tout le monde sait que je connais Jean-Marie Le Pen et il est certain que ce dernier n'a jamais pu résister au plaisir des provocations. Sa fille ne souffre pas de ce handicap et nous n'aurons pas, avec elle, de "Durafour crématoire" et autre "détail"".
Et au cours d'un entretien aux Inrockuptibles, qui paraît aujourd'hui, il renchérit à propos de la présidente du FN : "Tant mieux, car il sera désormais possible de parler de sujets difficiles avec un interlocuteur qui n'est pas bienveillant mais qui, au moins, n'est pas disqualifié".
Le pas franchit par Gérard Longuet ne fait pas l'unanimité, bien au contraire. A quatre jours du second tour de l'élection présidentielle et alors que Nicolas Sarkozy ne cesse de répéter qu'il ne souhaite pas d'alliance avec le Front National, les déclarations de Gérard Longuet passent mal.
Chacun y va de sa petite phrase. Choquée, Rachida Dati a déclaré : "Je n'adhère absolument pas au fait qu'on puisse dire que Mme Le Pen est un interlocuteur ou que l'on peut faire le tri entre bons et mauvais immigrés". De son côté, Rama Yade estime que le ministre de la Défense a commis une "faute". Jean-François Copé, le patron de l'UMP, interrogé par le Figaro, a assuré qu'aucune alliance ne serait possible entre l'UMP et le FN.
A gauche, Pierre Moscovici, le directeur de campage de François Hollande, a jugé "nauséabonds et scandaleux" les propos de Gérard Longuet. Ce dernier a tenu à nuancer ses dires dans un communiqué . "Si on peut se réjouir que Marine Le Pen n'ait pas les mauvais calembours de son père, la seule majorité de gouvernement possible est l'alliance du centre et de la droite républicaine".
A cours d'un entretien dans le journal Minute, il explique : "C'est un constat. Il y a une différence notable entre Marine Le Pen et son père. Tout le monde sait que je connais Jean-Marie Le Pen et il est certain que ce dernier n'a jamais pu résister au plaisir des provocations. Sa fille ne souffre pas de ce handicap et nous n'aurons pas, avec elle, de "Durafour crématoire" et autre "détail"".
Et au cours d'un entretien aux Inrockuptibles, qui paraît aujourd'hui, il renchérit à propos de la présidente du FN : "Tant mieux, car il sera désormais possible de parler de sujets difficiles avec un interlocuteur qui n'est pas bienveillant mais qui, au moins, n'est pas disqualifié".
Le pas franchit par Gérard Longuet ne fait pas l'unanimité, bien au contraire. A quatre jours du second tour de l'élection présidentielle et alors que Nicolas Sarkozy ne cesse de répéter qu'il ne souhaite pas d'alliance avec le Front National, les déclarations de Gérard Longuet passent mal.
Chacun y va de sa petite phrase. Choquée, Rachida Dati a déclaré : "Je n'adhère absolument pas au fait qu'on puisse dire que Mme Le Pen est un interlocuteur ou que l'on peut faire le tri entre bons et mauvais immigrés". De son côté, Rama Yade estime que le ministre de la Défense a commis une "faute". Jean-François Copé, le patron de l'UMP, interrogé par le Figaro, a assuré qu'aucune alliance ne serait possible entre l'UMP et le FN.
A gauche, Pierre Moscovici, le directeur de campage de François Hollande, a jugé "nauséabonds et scandaleux" les propos de Gérard Longuet. Ce dernier a tenu à nuancer ses dires dans un communiqué . "Si on peut se réjouir que Marine Le Pen n'ait pas les mauvais calembours de son père, la seule majorité de gouvernement possible est l'alliance du centre et de la droite républicaine".















