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Manifestement, la visite du Ministre des Outre-mer confirme ce que le Front de gauche a déjà anticipé : « Le changement » annoncé par le Président Hollande se résumera à la Réunion à quelques cautères distribués ici et là au gré des circonstances.
La vie chère serait combattue par une loi « bâton » dont l’objectif est de « nouer un partenariat intelligent avec les entreprises ». La question de la faiblesse des revenus d’une grande partie de la population et qui aggrave l’étroitesse du marché local est totalement niée. « La solution, c’est plus de concurrence, moins d’opacité et moins de monopoles » déclare le Ministre. L’urgence sociale devra être traitée localement à « dotations de l’Etat et des collectivités territoriales gelées pendant trois ans. ».
Pour les retraites agricoles particulièrement faibles, ça n’est pas pour maintenant ! Il faudra donc attendre une « future adaptation législative ». Une « dose de responsabilité de la profession » est d’ores et déjà demandée.
Les besoins de rattrapage en matière d’éducation se limiteront à du saupoudrage : « 15 postes dans le premier degré pour la rentrée de 2012 » et quelques emplois divers à venir.
Un projet expérimental doté de « 15 véhicules électriques et de quelques bornes » est supposé faire de la Réunion une terre pionnière d’une industrie nouvelle à découvrir fin 2013.
D’une manière générale, les discours du Ministre des Outre-mer regorgent de ces excessives flatteries envers « La Réunion d’en haut » et dont l’objectif non avoué est le renvoi au développement exogène sarkozien (« Le seul facteur de développement et d’avenir, c’est vous-mêmes »). Manière surtout de dégager le gouvernement des efforts d’une véritable politique de transformation sociale de notre territoire par ailleurs impossible dans le cadre européen tel qu’accepté par les socio-démocrates.
Jean-Hugues Savigny
La vie chère serait combattue par une loi « bâton » dont l’objectif est de « nouer un partenariat intelligent avec les entreprises ». La question de la faiblesse des revenus d’une grande partie de la population et qui aggrave l’étroitesse du marché local est totalement niée. « La solution, c’est plus de concurrence, moins d’opacité et moins de monopoles » déclare le Ministre. L’urgence sociale devra être traitée localement à « dotations de l’Etat et des collectivités territoriales gelées pendant trois ans. ».
Pour les retraites agricoles particulièrement faibles, ça n’est pas pour maintenant ! Il faudra donc attendre une « future adaptation législative ». Une « dose de responsabilité de la profession » est d’ores et déjà demandée.
Les besoins de rattrapage en matière d’éducation se limiteront à du saupoudrage : « 15 postes dans le premier degré pour la rentrée de 2012 » et quelques emplois divers à venir.
Un projet expérimental doté de « 15 véhicules électriques et de quelques bornes » est supposé faire de la Réunion une terre pionnière d’une industrie nouvelle à découvrir fin 2013.
D’une manière générale, les discours du Ministre des Outre-mer regorgent de ces excessives flatteries envers « La Réunion d’en haut » et dont l’objectif non avoué est le renvoi au développement exogène sarkozien (« Le seul facteur de développement et d’avenir, c’est vous-mêmes »). Manière surtout de dégager le gouvernement des efforts d’une véritable politique de transformation sociale de notre territoire par ailleurs impossible dans le cadre européen tel qu’accepté par les socio-démocrates.
Jean-Hugues Savigny

















