Economie

Formés à Madagascar, des planteurs réunionnais misent désormais sur le cacao

Vendredi 23 Décembre 2016 - 12:05

Pendant 6 jours, une dizaine d'agriculteurs réunionnais ont participé à une formation sur le cacao à Ambanja, à Madagascar, dans l'objectif de se diversifier ou de se reconvertir.


Le pays est considéré comme l’Eldorado du cacao. Madagascar a accueilli début décembre une dizaine d’agriculteurs réunionnais venus suivre une formation sur l'or brun, à Ambanja. Un déplacement organisé par l’association Cacao Péi, qui cherche à développer cette culture sur l'île, en collaboration avec l'ONG l'Homme et Environnement de Madagascar.

"Itinéraire technique, consignes de plantations, d'entretien, de taille, compréhension de l'écosystème du cacaoyer, bonnes pratiques des cultures, bonnes pratiques dans la partie post-récoltes, conditionnement, fermentation…, tous les aspects ont été abordés avec un programme de formation assez dense sur 6 jours", indique Simon Vienne le président de Cacao Péi.


"La canne en difficulté, le cacao plein d'avenir"

Formés à Madagascar, des planteurs réunionnais misent désormais sur le cacao
Parmi les agriculteurs y ayant participé, certains veulent se diversifier. D’autres ambitionnent une reconversion. C’est le cas de Roger Narayanin, planteur de canne.

Alors que la filière se prépare à faire face à des difficultés grandissantes avec l’arrivée des quotas sucriers en 2017, pour le sexagénaire, le cacao est au contraire "un secteur plein d’avenir". Sa volonté de se tourner vers l'or brun est aussi liée à des soucis logistiques.
 

"Mes plantations de canne sont à Saint-Philippe alors que j'habite à Sainte-Suzanne. En période de campagne, ça me fait faire beaucoup de route, alors que j’ai un terrain tout près de chez moi pour le cacao, qui en plus est plat et près d'un ruisseau",
 explique-t-il. Son objectif, à terme, est de se reconvertir totalement dans la banane et le cacao (avec un peu d'avocat).

Si son premier essai de plantation s’est soldé par un échec, il compte bien inverser la tendance dès la fin de la période cyclonique en utilisant les compétences acquises lors de cette formation qu’il juge "très enrichissante" et pour laquelle il n'a pas hésité à manquer une semaine de campagne sucrière. 
 

"Un énorme bénéfice"



Joëlle Dijoux, elle, souhaite continuer dans son activité, tout en l’enrichissant avec le cacao, qu’elle a déjà commencé à planter. Dans la permaculture et l’agroforesterie bio, elle est désormais en recherche de terrains pour étendre son activité. Elle aussi se montre ravie de ce stage "très riche d’informations". "Il y a eu une grande générosité dans le partage des connaissances", souligne-t-elle.
 
"Ce stage fut d'un énorme bénéfice pour les planteurs. Ils ont non seulement appris la partie technique de la plantation, mais ils ont aussi été sensibilisés sur la partie bio et culture sans intrants", résume Simon Vienne, précisant en outre que cette formation a reçu le soutien de la Préfecture de La Réunion, lors d'un appel à projet émis en fin 2015 par le Fonds de Coopération Régionale 2016.

Cacao Péi espère désormais "disposer des soutiens nécessaires pour que la taille critique des plantations soit atteinte d'ici 2017, avec un objectif de 10 hectares pour lancer un cycle récurrent de production et de fourniture aux clients demandeurs".

Formés à Madagascar, des planteurs réunionnais misent désormais sur le cacao
Marine Abat (marine.abat@zinfos974.com)
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1.Posté par Johny Guitard le 23/12/2016 19:50

Les Réunionnais voudront, et c'est normal, tirer au minimum un SMIG de leur travail, donc ils vont faire un cacao, comme le vieux projet du thé (projet avorté) ou le café Bourbon pointu, réservé aux épiceries de luxe ou aux Japonais, car leur cacao sera très cher, comparé à celui que produisent les Malgaches, payés au lance-pierre à 30 euro par mois pour un paquet d'heures par semaine.
J'espère que ces agriculteurs auront été corrects et auront à minima apporté quelques cadeaux aux gens de Sambava pour leur avoir appris les trucs de leur métier et n'auront pas simplement pris sans rien donner.
Cà restera marginal de toutes façons. Mais si çà amuse les Réunionnais, pourquoi pas ?

Je ne suis pas très content pourquoi ?
Parce que les chocolats et cacaos de Madagascar sont pratiquement introuvables à la Réunion et que les Réunionnais brament à chaque occasion "îles soeurs" mais ne font RIEN pour aider les producteurs de Madagascar. Ils ne cessent d'actionner le protectionnisme (attentions aux maladies malgaches !) pour refuser tout produit agricole ou viandes. Ils ne protègent même pas leurs productions à eux, puisque les trois quarts de ce qu'ils consomment vient des distributeurs de France en avion à des prix de malades.
A Madagascar, il y a des prunes, des pêches, des pommes, sur les hauts Plateaux, par exemple, tout ce que les supermarchés réunionnais font venir de France et qui coutent un prix de fous, mais non .... les règles sanitaires "européennes" ont bon dos pour faire du protectionnisme.

Pourtant les mêmes Réunionnais brament aussi qu'ils veulent faire de Madagascar le "Grenier de l'Océan Indien", alors là oui, pour venir refaire une Sakay-bis, piquer la Terre quasiment gratis et empoisonner les sols avec de l'agro-industrie polluante qu ne profitera qu'à des grands groupes bien entendu et exproprier les paysans malgaches pour en faire des esclaves dans leur propre pays, là ils seront forts, comme pour venir prendre des cours de culture du cacao.

Désolé, mais je ne crois absolument pas dans les blagues politocardes des "îles soeurs". Rien qu'à voir les déchainements racistes dans les médias et forums réunionnais à la moindre subvention allouée à un petit projet humanitaire à Madagascar, on a compris que ce que ces gens veulent, c'est faire du fric au moindre effort et surtout pas envisager une coopération équitable dans la zone Océan Indien entre des îles totalement disparates. La Réunion crève d'être rattachée à la France, parce qu'elle en est la tête de pont néo-coloniale, en tout, halieutiquement parlant, géopolitiquement parlant, etc ....

Je ne sais pas quand un co-développement harmonieux va se mettre en place dans cette zone de l'Océan Indien, mais avec la France rivée à ses basketts, la Réunion est mal barrée pour devenir un partenaire sincèrement équitable et non arrogant.

Peut -être avec l'arrivée de Mélenchon au pouvoir tout cela changera-t-il, mais dans le cas contraire, je sais que les paysans malgaches ne se laisseront pas entrainer facilement dans une nouvelle braderie de, leurs terres, comme cela se fait déjà pour les richesses minières. d'autant plus que les îles malgaches du canal du Mozambique devront être rendues, avec leurs millions de m3 de gaz et de pétrole, et non allouées à Total. L'ONU l'a dit en 1979, la France doit rendre ces îles à Madagascar.

Sans le règlement de ce préalable, aucune sécurisation d'une coopération équitable, juste et durable donc, ne pourra se mettre en place entre la Réunion et Madagascar.

2.Posté par Gabriel le 24/12/2016 07:09

Merci de votre post Johny , Si c'était un malgache comme moi avait émis un telle crtitique , on m'aurait traité de tous les noms . Sans vouloir être chauvin , parait que le cacao malgache est un des meilleurs du monde si non le meilleur . LINDLE importe beaucoup nos cacaos et en fait une publicité "cacao de Madagascar
En effet où en est on de la coopération régionale , La Réunion boycotte nos produits agricoles avec des interdictions non justifiées et plus ou moins farfelues , par contre l'île Maurice en importe des tonnes de légumes entre autres . On peut dire qu'il y a aussi une concurance déloyale , exemple les subventions accordées à la canne réunionnaise depuis des années , Je peux affirmer aussi que les autorités malgaches se laissent faire et n'aident pas nos paysans à exporter vers La Réunion

3.Posté par folever le 24/12/2016 09:05 (depuis mobile)

Les reunionnais apportaient quelques choses...y sont la pour prendre pas pour donner demande a la métropole.....les malgache devraient se méfier....

4.Posté par Zarin le 24/12/2016 11:03

"îles soeurs" ? mon œil !!!

5.Posté par Amasutum le 24/12/2016 13:11

@ 1 Tout à fait d'accord avec vous. Que ces agriculteurs ne viennent pas pleurer comme ils ont pleuré pour la vanille venue de Madagascar...
Il serait judicieux de se poser la question : pourquoi est-ce que les filières ne sont pas pérennes dans le temps ?

6.Posté par hervet le 25/12/2016 13:01

J'avais rédigé une réponse à Johny Guitard mais, pour une raison qui relève de ma maladresse, ce commentaire n'est pas passé
En revanche je retrouve celui qui réagissait à un article sur les subventions destinées à la canne et au sucre.
Je vous l'impose donc ci dessous avec des notes ajoutées.!! J'invitais Johny à se rendre sur le site et à nous rencontrer pour qu'il évolue dans ses considérations socio économico politiques


Et si on développait la culture des cacaoyers pour une production locale de cacao? Les plants existent!!!
Et ce depuis 1777 à la Réunion!!!!
Qu'en pensent les agriculteurs dont déjà certains ont pris ce chemin? Qu'en pensent les Mairies, département, Région, dûment informés? Qu'en pensent les lycées agricoles?(1) Qu'en pensent les organismes de formation comme l'AFPAR pour préparer des artisans chocolatiers fèviers?(2)
www.cacaopei.re
Et le CIRAD peut aussi apporter ses conseils!!!(3)
L'avenir appartient à ceux qui regardent non le bout de leurs souliers mais qui fixent l'horizon et se préparent pour franchir le chemin qui les en sépare!
Donner de l'avenir aux jeunes c'est le devoir des adultes!!!
"Il n'est pas nécessaire d'espérer pour entreprendre ni de réussir pour persévérer".(4)

(1)A ce jour, malgré plusieurs sollicitations, seul le lycée de Saint Joseph a manifesté un certain intérêt et nous allons l'aider dans son projet de plantation et d'informations sur la double filière cacaoyère:culture , récolte ,fermentation et séchage des fèves; transformation ou commercialisation locales des fèves ;
(2)Un jeune candidat à cette formation de chocolatier fèvier était du voyage et un tour de France de perfectionnement dans cette spécialité est envisagé. Des contacts sont pris avec divers chocolatiers rencontrés au salon du chocolat à Paris en novembre, Salon où nous ont été remises les premières tablettes de chocolat faites à partir de fèves locales dûment fermentées et séchées , livrées en Octobre à un jeune chocolatier févier parisien.
On n'oublie pas que la chocolaterie Robert a été fondée à Madagascar par des Réunionnais et que la dernière chocolaterie utilisant le cacao réunionnais a fermé ses portes à La Réunion
en 1946, ne laissant qu'une cheminée et quelques machines sous une ruine protégée du Bas de la Rivière.à Saint Denis.
(3)Les planteurs qui travaillent avec le CIRAD, que nous remercions de sa collaboration, destinent leurs récoltes à l'exportation, sauf si les formations souhaitées d'artisans des métiers de bouche peuvent absorber ces productions.
(4)Les doutes exprimés par Johny sont ceux qu' émettait Renoyal de Lescouble dans les années 1810-1820 alors que se construisait le moulin du Chaudron et que les étendues de culture de canne grimpaient progressivement du battant des lames au sommet des montagnes Les cacaoyers ne sont point encore en mesure de remplacer, sous leurs ombrages d'albizias, mentali terminalias, rima ou autres arbres fruitiers, l'ondoiement des cannes et de leurs plumets sous le souffle de l'alizée, mais il serait temps d'occuper les terrains prédisposés climatiquement et pédologiquement à cette culture ,répondant ainsi aux voeux officiels de biodiversité, de culture biologique, de circuit court des productions à leur consommation, de transformations locales(cf JIR du 5 aout 2016)
H..HERVET Vice President de CACAO PEI

7.Posté par Jo le 25/12/2016 13:04

A Johny Guitard, à La Réunion il vaut continuer de planter du RMI ou RSA. C'est plus valorisant!!

8.Posté par Johny Guitard le 25/12/2016 20:33

Merci beaucoup M. Hervet pour votre mise au point très intéressante.
Je vous connais un peu et je ne savais pas que vous étiez dans ce projet, ce qui me rassure sur ce qu'il doit être. J'avais lu un article de vous, que j'ai copié, peut-être dans le JIR. Je pense que vous avez été assez longtemps dans l'Education Nationale à Madagascar et vous devez bien connaître ce pays.
Je me plaçais dans mes remarques surtout dans la perspective d'une coopération équitable entre la Réunion et Madagascar, car je vis à Madagascar et je vois bien que les dirigeants des deux pays ne sont pas dans cette optique de collaborer pour le bien des paysans. Ils sont dans une logique de partenariat public-privé (le pompeux ppp) qui n'a aucun respect des agriculteurs et de leur avis. Il suffit de voir comment des Chinois en ce moment prennent possession de terres ici et là sans aucune procédure légale ni discussion même avec les habitants des Fokontany.
En effet, l'Etat malgache fait le minimum, et ce n'est pas un hasard, pour donner des titres fonciers aux gens qui, pourtant sont parfois depuis des générations sur les terres, afin de libérer facilement les terres pour les exploitations minières ou agro-industrielles en les expropriant, puisque sur le papier, ils n'existent pas. Des gens haut-placés, systématiquement, se retrouvent dans ces accaparement de terres, et l'armée prend sa part pour mater toute contestation.
Et ceci plait beaucoup aux diplomates Français qui ne cessent de féliciter ce régime qui est un régime ultra-libéral, le seul qui soit agréé par la France à Madagascar, car il faut absolument qu'il ouvre le pays sans aucune restriction à toute entreprise étrangère et sécurise avant toute chose le pillage.
On est dans un paiement à l'Etat de un et deux % maximum, pour TOUTE ressource emportée à l'étranger avec des petits travaux démagogique mis en avant pour vendre le projet, bouts de route, en général pour le confort des exploitants et tant mieux si les autres en profitent, quelques écoles et plantations et tout le monde se félicite de ce "développement" qui n'en est pas un.
On va en prison très facilement pour s'opposer à cette politique et beaucoup perdent leurs terres ancestrales, donc nous voyons d'un mauvais oeil toute coopération autre que de gré à gré entre des paysans ou des associations de paysans.

Le chocolat n'était qu'un petit élément dans mon analyse un peu amère (comme le chocolat pur) sur les relations franco-malgaches, établies sur des considérations de francophonerie françafricaine.
Tout comme l'esclavage à la Réunion n'a jamais été purgé par une réparation efficace (pas en argent bien sûr) et donc en 2016 détermine de nombreux conflits et mésententes entre communautés Créoles et Métropolitaines, la colonisation n'a pas été totalement expurgée des relations entre la France et Madagascar et cette arrogance d'un côté avec son corollaire malgache du syndrome de Stockholm.

Tout est beau, possible, à soutenir, si çà vient de gens sains et qui veulent sincèrement créer de belles choses, mais équitables, bio bien sûr et profitant à tous, au lieu de ne profiter qu'à une élite ou a des gens fortunés.
Combien de gens à Madagascar ont goûté une seule fois au moins des chocolats de leur pays, pourtant si bons ? A 140 000 Ar le kilo (40 euro), personne n'ose rentrer dans un magasin et n'en demander que deux ou trois, bien entendu. Et encore faut-il pouvoir aller jusqu'à un des rares magasins en ville. Le cacao en poudre est davantage abordable.
Je crains fort pour les terres libres de Madagascar et c'était surtout ce qui m'importait dans mon petit post, car si des agriculteurs veulent refaire cette production, pourquoi pas ?
On rêve juste de sociétés où le travail de qualité profite au maximum de gens et non à une élite.
Sinon, j'irai voir votre site bien sûr et j'y trouverai sans doute de quoi améliorer mon jugement sur votre initiative.
Merci en tous cas pour votre réponse documentée.

9.Posté par Tommy le 26/12/2016 17:31 (depuis mobile)

Quid du géranium, du vetiver? Il parait que les parfumeurs reconnaissent la grande qualité de ces essences produites à La Réunion mais se voient contraints de se fournir ailleurs faute de quantité suffisante!

10.Posté par tonton le 26/12/2016 17:33

Merci aux malgaches pour donner de l'aide au développement à La Réunion.

11.Posté par klod le 26/12/2016 21:02

il y a la " sagesse créole" et AUSSI "la sagesse malgache" le FIHAVANANA . (et des autres iles , Seychelles , Rodrigues , Maurice , Chagos ......... mi sa dire que maldives ou y tue ti marmailles NON ................. et ZANZIBAR , c'est un autre "espace" ???????????????? !!!!!!!!!!!!!!)

l'océan indien koi !!!!!!!!!!!!!!!!!!! one by one ....................... Wisdom from Indian ocean ................. ben ! J'y crois , loin de l'iniquité "d'autres" ..............un jour moins la révé des états unis de l'OI ................ yes I .mwiln la REVE l lé pa enkor interdit de réver à un espace OI , HIN.

12.Posté par klod le 26/12/2016 21:05

tsi kivy MADASIKARA ,,,,,,,,,,,,,,,,,,, l'ile rouge ............. la plus grande ile de l'OI ...ben, l'ex "grenier de l'OI" ..................respect !

13.Posté par hervet le 27/12/2016 09:50

Je lis seulement ce matin la réponse ,au demeurant " flatteuse", de Johny qui se dévoilera ss doute à moi à partir du site : www.cacaopei.re, ou en cherchant sur l'annuaire. Nous aurons ss doute bcp de choses à nous dire et je pense même que nous pourrons agir ,modestement en "colibri" dans le véritable esprit de coopération puisque Johny réside à Madagascar.
Quant aux séquelles de la colonisation ou de l'esclavage qui subsiste par tradition à Madagascar où chacun sait à quelle caste il appartient, je crains plus à la Réunion, une colonisation intérieure -poids de l'import export, protectionnisme,clientélisme électoral-préférée par les dirigeants locaux qui cultive l' "identitarisme"à la philosophie républicaine qui n'a pas suffisamment imprégné la population réunionnaise, situation de méconnaissance qu'a aggravé l'explosion démographique .
Salut et fraternité
Veloma!

14.Posté par Fidam9233 le 27/12/2016 16:55

J'ai parcouru cet article et vos commentaires !! On ne traite pas le vrai problème sur la culture du Cacao ...
Je crois savoir qu'il à deux projets de plantation de Cacao et de traitement des fèves ...
Ces deux projets sont-ils concurrents ? À vous d’en juger ...

Celui-ci conduit par un maître d'école et un informaticien, l'autre par un chercheur du Cirad, spécialiste du Café BOURBON Pointu et du Cacao, mais là n'est pas le souci.

Je ne parlerai que de Kakao-Paï,
Comme certain l'on fait remarqué la vrai problématique est la viabilité des exploitants, là ou à Ambanja un ouvrier est rémunéré à moins de 20 € (tout au plus 80 milles Ariarys) pour plus 250 heures de travail mensuel, à combien faut-il payer les personnel de champs Réunionnais, auquel s’ajoute l'exploitant, qui tous deux devront avoir une rémunération descente et surtout rentrer dans les clous de la sociabilisassions des emplois.
C’est au travers de tout ça, que doit être résolu la quadrature du cercle ...
D’autant que ce projet, pour le peu que je comprenne, est porté par deus doux rêveurs rémunérés à plus de 5 000 € / mois (salaires indexés). Nouveaux esclavagistes (Goyaves de France), ne possédant aucunes terres. Ils viennent faire rêver de pauvres paysans ... en leur parlant qu’ils seront les premiers gagnants du nouvel eldorado, Kakao-Paï : nouvelles loterie Réunionnaise pour agriculteur quittant la canne.
Ou sont les politiques ? Eux qui financent ces visites (belles ballades d’hommes célibataires à Madagascar – la photo -), mes camarades ayez un peu, un brin de jugement sur ces histoires, n’avez-vous pas honte !! de nous raconter « des mensonges sur la viabilité de telles exploitation », on est plus au XXVIII nième siècle. Ou sont, que font aussi, la DAF, la chambre d’agriculture, les industriels, …?
Pour abonder dans le sens de Johny, je crois que vous devriez vous préoccuper surtout du bienêtre de nos amis malgaches, et si vous êtes des Humanistes, comme vous le prétendez, montrez le !

Maintenant, je rêve d’une Réunion pleine de Cacao, de travail, …, pleins de sous partout…
Je crois que je rêve, de futures ballades d’agriculteurs à Madagascar, pour s’expérimenter et nous ramener de belles histoires …,
Oui je rêve dans les hauteurs de la Plaine des Cafres
Je vous laisse méditer ...

15.Posté par Reese le 28/12/2016 07:08 (depuis mobile)

Enfin ! Vu les cours stratosphériques du cacao, voici une bonne initiative

16.Posté par cmoin le 28/12/2016 12:18

Et oui,la canne n'est pas rentable!

17.Posté par ALBERT, le 03/01/2017 10:18

Merci Fidam et Jonny Guitard de nous faire part de vos inquiétudes. En effet, déçu, désabusé, par l'ingénieur du CIRAD qui s'octroie plusieurs casquettes, spécialiste en café, cacao, Ingénieurs, directeur de la COOP Bourbon pointu pour au final apprendre que c'est les petits malgaches qui ont apporté leurs techniques et connaissances.Fera t'il miroiter encore une fois les petits agriculteurs de l'Océan Indien? avec les subventions de la REGION REUNION. De multiples voyages ( d'études ) pour au final se retrouver avec des terrains en friches abondonnés par des caféculteurs déçu. Par expérience voici un exemple.Pour le Café Bourbon pointu, il a établi plusieurs terroir, au mieux il achéte à l'agriculteur 25€/kg Grand Cru n'en parlons pas de son classement dégressif si vous êtes dans la catégorie sublime, Authentique ou triage!!!!!!!!! Pour au final être vendu à 600€/KG au Japon, sur la marché local vendu par nos petits producteurs démissionnaire de son systéme arrive sans peine à vendre au prix de 200€/kg et voir plus à l'exportaion.Que se passera t'il pour le CACAO ? les mêmes abus avec la même personne. Planteurs Cacao soyez vigilant!!! et Autonome.

18.Posté par hervet le 03/01/2017 12:33

Je me permets de signaler a Albert que les planteurs qui sont allés à Madagascar pour compléter leur information y sont allés non pas avec le CIRAD mais ds le cadre d"une association CACAO PEI qui a bénéficié , par ailleurs,des services du cirad pour la certification de la variété Criollo privilégiée par CACAO PEI dans son projet de relance de cette culture selon des principes clairement exprimés sur le site :www.cacaopei.re
Le reglement de compte sous couvert de l'anonymat n'est pas très élégant ,ce que l'on est en droit de regretter
L'avenir appartient aux gens de bonne volonté et la Réunion n'en manque pas qui sont en accord avec le formule: "Il n'est pas nécessaire d'espérer pour entreprendre ni de réussir pour persévérer"
H.HERVET vice président de Cacao Pei

19.Posté par Johny Guitard le 05/01/2017 13:25

L'état réel de la filière à Madagascar, la surproduction !

Bien entendu, les connaisseurs des mécanismes de formation des prix dans les néo-colonies d'Afrique, comprendront les actions et méfaits occultes des collecteurs et des acteurs "hauts" de la filière pour en arriver à ces prix scandaleux. Gageons qu'ailleurs, en Côte d'ivoire où la famille Ouattara fait fortune dans le cacao, les caciques du chocolat et leurs souteneurs de l'Elysée, eux, ne sont pas du tout affectés par ces prix.
Bien sûr, seuls les producteurs, les petits, les sans voix, sont outrageusement sur-exploités, volés, sans vergogne. Ils sont comme les abeilles, délestées de leur miel par des humains chasseurs-cueilleurs.
Tout ceux qui sont au dessus d'eux prolifèrent, festoient, se gavent, se sucent les doigts dégoulinants de chocolat, à leur santé !

Ambanja : le kilo du cacao à 500 ariary (0,14 euro)

Par Les Nouvelles 05/01/2017

Le prix du cacao dans le district d’Ambanja a baissé jusqu’à 500 ariary le kilo depuis le début du mois. Les producteurs ne trouvent pas preneur malgré une bonne récolte.

« Le prix n’a cessé de baisser depuis maintenant quelques mois. En décembre, le kilo du cacao était à 800 ariary (0,23 euro) au lieu de 3 000 ariary (0,85 euro). Après la fête de fin d’année, la situation a empiré », a affirmé une source locale. En effet, une hausse de la production de cacao est constatée à Ambanja depuis que les paysans ont été sensibilisés sur l’amélioration des techniques de culture. L’offre est donc largement supérieure à la demande depuis l’année dernière, ce qui a entraîné une forte baisse du prix de ce produit de rente.

Les autres produits

Les producteurs d’Ambanja font face à d’importantes difficultés face à cette situation. Si le prix du cacao baisse, ceux des autres produits sont en hausse dans le district depuis le début de la saison des pluies. « Cette chute du prix du cacao n’arrange pas les choses surtout cette saison de pluie. Les paysans ont du mal à s’en sortir car le kilo de la viande coûte 16 000 ariary actuellement (4,55 euro). Le kilo de riz est de 2 000 ariary (0,57 euro). Les produits de première nécessité (PPN) sont concernés par cette forte inflation », a expliqué notre source.

Cette dernière de poursuivre qu’un « service du ministère du Commerce et de la consommation a été déjà mis en place dans le district pour définir l’origine de cette forte hausse ; mais jusqu’ici, la situation reste irrésolue à Ambanja ».

La culture du cacao à Madagascar produit en moyenne 6000 tonnes annuellement. La région Diana est la principale zone productrice.

Riana R.

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