Société

Fin de la campagne sucrière: Un bilan "mitigé"


Fin de la campagne sucrière: Un bilan "mitigé"
La campagne sucrière 2012 touche à sa fin. L'usine de Bois Rouge boucle aujourd'hui et l'usine du Gol, ce jeudi 13 décembre. D'après le constat du président de la Chambre d'agriculture, Jean-Yves Minatchy, "le bilan de la campagne sucrière 2012 est mitigé".

Cette année, ce sont 1.850.000 tonnes qui ont été récoltées au total, contre 1.877.000 tonnes en 2011, soit une perte de près de 30.000 tonnes. Mais la campagne a connu sa meilleure richesse depuis 10 ans, avec des relevés à 13,9% de taux de richesse en sucre en moyenne sur les plateformes, alors que l'année dernière, la richesse était à 13,5%.

"Nous avons connu une sécheresse sans précédent ces trois dernières années dans le Grand Sud", explique Jean-Yves Minatchy qui prend pour exemple les secteurs de Bassin Plat ou encore Petite-Ile, "où la canne est passée de 2,2 mètres l'année dernière, à 1 mètre cette année". Pendant huit mois, la rivière de Langevin a été à sec. "Certains planteurs ont beaucoup perdu, notamment à Saint-Joseph", assure le président de la Chambre.

Dans le secteur Nord, ce n'est pas moins d'une centaine d'hectares qui est partie en fumé à cause des incendies, soit "une perte de 5 à 10% des récoltes à mi-campagne", regrette le président de la Chambre d'agriculture. "La sécheresse a été plus dure qu'en 2011", assure-t-il. En effet, si la récolte a été de 980.000 tonnes pour l'usine de Bois-Rouge en 2011, elle est descendue à 940.000 tonnes cette année.

Par ailleurs, "ce sont 60.000 tonnes de cannes qui ont séché" suite aux dix jours de grève contre la méthode de calcul des prélèvements de richesse en septembre dernier. "En début de grève, les cannes avaient 14,3% de taux de richesse. Dès le début de la grève, le taux est redescendu à 13,3%. Les planteurs ont perdu environ 7 euros pas tonne de cannes", explique Jean-Yves Minatchy.

Les divers pannes de l'usine de Bois Rouge ont eu également des conséquences sur la récolte, soit "30.000 tonnes de cannes qui sont restées au champ, et les cannes ont perdu en poids et en richesse", poursuit-il.

Enfin, Jean-Yves Minatchy compte sur une promesse faite en mai 2000 par les décideurs pour l'interconnexion du Bras de Cilaos et du Bras de la Plaine, afin que soient irrigués les secteurs du Bassin Martin et du Bassin Plat.
Lundi 10 Décembre 2012 - 14:22
Daniella Maillot
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1.Posté par jason bourne le 10/12/2012 13:44
que l'on m'explique à quoi sert la filière canne ??

culture la plus subventionnée de la politique agricole commune
permet d'avoir du rhum à 5 euros le lire et d'abrutir une partie de la population
prime bagasse ....donc on file des subventions pour bruler ce qui reste !!!

2.Posté par nom le 10/12/2012 15:29
1 87 7000 tonnes X 39.09 € la tonne(mélasse comprise) plus 13 € de prime bagasse égalent 97 600 000 € pour les 3473 planteurs.
c'est vrai qu'ils ont des frais de personnels et de 4X4 les pauvres

3.Posté par Lapabon le 10/12/2012 16:53
Ah, vite, ils vont demander des subventions !!!

4.Posté par UnTravailleur le 11/12/2012 12:36
Vous êtes jaloux ou quoi. Le matin quand vous mettez du bon sucre dans votre café c'est grâce à qui?! Aux planteurs, c e sont les industriels qui s'enrichissent et qui ne payent pas assez ces planteurs, c'est pour compenser ce manque à gagner que l’Europe subventionne nos planteurs. On voit que c'est pas vous qui levez à 4h du matin pour couper la canne( pour les petites exploitations que vous oubliez).
Alors au lieu de calculer le salaire des autres,occupez vous plutôt, pour rester poli.

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