Société

Fin de l'ADI : Les agents sont tous les "bienvenus" au Conseil général

200 agents de l'ADI (Agence Départementale d'Insertion) étaient réunis ce matin dans l'hémicycle du Conseil général, à l'invitation de la présidente Nassimah Dindar et de Jean-Jacques Vlody, vice-président délégué à l'insertion. Une invitation sous forme de rencontre pour déterminer les grandes étapes de l'internalisation de l'ADI au sein du Conseil général de la Réunion, mais aussi pour écarter les craintes pour certains employés... de vivre un Arast bis.


Fin de l'ADI : Les agents sont tous les "bienvenus" au Conseil général
 
"Le Conseil général doit faire différemment au niveau de l'insertion depuis l'ordonnance du 24 juin 2010 mettant en place le RSA dans les départements d'Outre-mer à compter du 1er janvier 2011. Les départements d'Outre-mer ont choisi de ne pas garder leurs ADI respectives et ont décidé de l'internalisation de l'agence au sein même du Conseil général", explique Nassimah Dindar, présidente du Département, en préambule de cette cession avec 200 fonctionnaires territoriaux de l'Agence Départementale d'insertion (ADI). Agence qui doit fermer ses portes le 1er janvier 2012.

Dans l'assemblée, peu d'agents sont inquiets sur leur avenir, et pour eux, la fermeture de l'ADI ne semble pas constituer un Arast bis. Pour dissiper les "la di la fé", la présidente du Conseil général explique que chacun des agents de l'ADI sera réintégré au sein du Département : "Titulaires, contractuels ou contrats précaires", souligne-t-elle. Mieux, Nassimah Dindar a demandé au préfet, Michel Lalande, que tous les employés en contrat précaire travaillant au sein de l'ADI soient immédiatement "passés en CDI".

"L'intégration aura bien lieu et tout se passera très bien. Vous êtes tous les bienvenus au sein du Département", ajoute Nassimah Dindar, qui n'hésite pas à demander à l'auditoire que chaque agent fasse remonter ses doléances.

Nouvelle politique d'insertion

Car la disparition de l'ADI fait partie de la nouvelle politique en matière d'insertion prônée par le Département. "On avait le choix, soit laisser l'ADI tel quel ou bien l'incorporer directement au Conseil général", explique Jean-Jacques Vlody. "C'est la dernière solution qui a été choisie car en 2014, avec la réforme territoriale, les conseillers généraux et les conseillers régionaux n'existeront plus et devront faire place à des conseillers territoriaux. Chaque collectivité devra gérer un domaine de compétence unique et il y aura forcément une remise en cause des domaines de compétence. Vous pensez réellement que si l'agence reste ouverte, vos emplois seront sécurisés ?", demande Nassimah Dindar à la salle.

Mais le travail d'internalisation de l'ADI promet d'être long, même si la nouvelle politique d'insertion du Département doit être opérationnelle début 2012. Plusieurs étapes du processus ont été exposées aux différents agents de l'Agence départementale d'insertion. Les principaux points mis en avant par le Département : "Renforcer la politique de l'insertion, créer un guichet social unique pour les bénéficiaires du RSA, consolider les moyens existants, travailler sur la mutualisation des moyens, réorganiser l'insertion au sein d'un pôle solidarité active et créer un système de suivi des allocataires", explique Hugues Maillot, directeur de service au Conseil général. Les "travaux" commenceront le 11 septembre prochain.

"Chacun trouvera sa place..."

La dissolution de l'ADI avait inquiété, en fin de semaine dernière, l'opposition au Département. Daniel Gonthier, conseiller général, voyait dans cette disparition programmée, un nouvel Arast et craignait que les allocataires du RSA ne perdent un repère. Cette matinée est donc l'occasion, pour la présidente, de fustiger l'opposition. "Ne vous laissez par berner, les collectivités ont moins d'argent et les temps vont être durs ! (…) L'opposition dit que l'ADI doit rester ouverte. Posez-leur la question de savoir ce qui se passera quand la réforme territoriale sera mise en place et que l'on passera de 90 conseillers généraux et régionaux à 49 conseillers territoriaux", explique-t-elle.

Dans l'assemblée, la seule inquiétude revient aux titulaires de concours qui craignent d'en perdre le bénéfice. "Vous serez tous reçus individuellement", lance Nassrine Trejaut, directrice générale des services.

"Nous ferons en sorte que chaque agent soit utile à la collectivité et qu'ils soient tous épanouis, c'est notre but. Mais je le répète, chacun trouvera sa place au sein du Conseil général et vous êtes tous les bienvenus !", conclut Nassimah Dindar. Quant aux agents de l'ADI, ils sont repartis plus sereins de cette rencontre avec le sentiment de ne pas se retrouver comme les anciens agents de l'Arast. C'est le sentiment général qui s'est dégagé de cette rencontre matinale.
Vendredi 9 Septembre 2011 - 13:07
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1.Posté par ptit crick le 09/09/2011 16:25
si il avait pas les élections à l horizon vous croyez qu ils aurient embaucher ses agent
haaaaaaaaaa la politique

2.Posté par Le Troll velu 974 le 09/09/2011 17:42
Les promesses de Nassimah Dindar !! Reine de l'esbrouffe !!

3.Posté par citoyen le 09/09/2011 18:03
Ils seront tous épanouis , avec des cloches telles comme élu(e/s) ils seront sûrs de trouver leur épanouissement au sein de cette collectivité. L'adi avait un sens lorsque ces agents étaient liés dans leurs missions avec les travailleuses familiales (techniciennes du social) les uniques professionnelles de terrain du Département (même les A.S n'y étaient pas) qui accomplissaient les tâches ingrates que les autres "administratifs de bureau" n'accomplissaient jamais. Le personnel adi viendra simplement gonfler le nombre de personnel du tertiaire qui n'appporte aucune valeur ajoutée au développement d'un pays.C'est plus que normal , voyez les résultats avec ces fameux minables zélus de ce département qui n'ont jamais pu solutionner un quelconque problême d'emploi: Etablissez le compte des chômeurs depuis leur arrivée au pouvoir avec l'actuelle dirigeante, néanmoins ils appliqueront des taxes pour leur permettre de se vautrer davantage dans les dépenses démagogiques. La réduction des mandats dans la collectivité territoriale: 70 à 49 ne sera qu'un bienfait car on éliminera défitivement du giron politique la bande d'arsouilles qui a licencié 1200 salariés arast en attendant que la justice qui prend son temps finira par condamner ces ramassis de pouilleux

4.Posté par observateur le 09/09/2011 18:39
Et oui sur un point pour une fois cette dame a raison ; l’ADi n’est pas l’ARAST. A l’ADI, ils ont tous un statut de fonctionnaire donc emploi plus ou moins à vie. Mais le garder cet emploi il faudra a partir de 2012 être au ordre de la présidente et de sa majorité zembrocal sous peine de sanction. Encore un outil de l’insertion de que deviendra a termes un outil de propagande pour le cg. Ce matin que 200 agents au CG, ils sont ou les autres ? En plus les précaires employés par cette même majorité auront un cdi. Je conseille la lecture du rapport de la cour des comptes sur le lien suivant.
http://www.ccomptes.fr/fr/CRC23/Productions-ROD-2010.html

5.Posté par AVATAR le 09/09/2011 19:04
on embauche beaucoup en contrat precaire avant transformation apres on demande au prefet de les integré nouveau methode de la gueppe ; combien de cela sera demain a la salle candin pour applaudir la reprise en main de ses adherents sous perfusions venez nombreux avec votre cv y a du boulot

6.Posté par rosa le 09/09/2011 20:16
cdi pour tous les contrats aidés??????Et pour ceux qui ont commencé il y a quelques semaines ça marche aussi???? !!!!!

7.Posté par un rmiste bac +5 le 10/09/2011 08:07
Apparement pour réussir dans la vie il suffit de milliter un peu pour les politiciens, quand ces derniers sont élus et bien la petite récompence pour les millitants c'est d'être intégré à des structures comme l'ADI même si on est inutile et incompétent, je suis passé par l'ADI car je ne trouvais pas de boulo avec un bac+5, j'ai demandé à faire une formation ça fait déjà 6 mois et toujours rien...Le dégout me gagne de + en +, toujours les mêmes qui profitent...

8.Posté par Axel, Jean Jacques et Nassima le 10/09/2011 12:29
Ces personnes qui percoivent prés de 10 000 € par mois si ce n'est pas plus et qui se disent defenseurs des petits salaires (RSA et autres) se pavanent tous les jours dans des voitures de fonction avec des telephones avec des factures de prés de 700 € pour le premier et j'en passe.
Aprés l'ARAST, la REDETAR et maintenant l'ADI je ne vois pas comment le DPT pourra repondre a toutes les demandes des administrés?
Comment se fait'il qu'une personne RQTH patiente depuis 9 mois pour le remplacement de son fauteuil roulant? N'est pas la competence du DPT ?
Mme DINDAR l'année derniére vous avez pas dit le contraire concernant l'ADI ?

9.Posté par SANS PROFESSION le 10/09/2011 12:35
Comment voulez vous qu'on puisse bien piloter une structure comme l'ADI avec un ancien vice president délégué à l'INSERTION qui n'a jamais put s'inserer dans la vie sauf sous l'ombrage de son maitre.
Ne chercher pas le comment du pourquoi si on est arriver a ce resultat aujourd'hui ?

10.Posté par CODIGUYANE le 13/11/2012 03:49
je suis en plein en dedans : Ancien agent ADI (professionnels du terrain à qui on n'a pas demandé leur avis........) Je peux vous assurer au 12 novembre 2012 : cette INTEGRATION est une CATASTROPHE!!!!! : plus de dynamisme, plus de projets d'insertion, accompagnement BACLE : manque de moyen, procédure longue voire inexistante........ (dossier monté depuis janvier pour accompagnement dans l'emploi NON REGLE à ce jour alors que les fonds dédiés à ce type d'accompagnement existe et risque de repartir faute de mise place des moyens de paiement par le CG : DONC allocataires LESES!!!!!!!!!!!!!!!!!
BRAVO l'INTEGRATION..............................

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