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En France, les votes blancs et le votes nuls sont comptabilisés lors du dépouillement mais ne sont pas pris en compte et n'apparaissent pas dans les résultats officiels. Pour savoir combien d'électeurs ont choisi la voie du nul ou du blanc, il faut se lancer dans un petit calcul mathématique: le nombre de votants moins les suffrages exprimés. Par exemple, dans notre île, sur les 578.409 électeurs, 373.687 sont allés voter pour au final 364.085 suffrages exprimés. On peut donc dire que 9.602 Réunionnais ont voté blanc ou nul au soir du premier tour.
En aucun cas on ne peut différencier les votes blancs ou nuls. Le vote blanc consiste à déposer dans l'urne une enveloppe contenant un bulletin sans nom. Quand au vote nul, il correspond à des bulletins déchirés ou annotés. Ces votes peuvent être interprétés comme un refus du citoyen de s'identifier à tel ou tel candidat.
Depuis plusieurs années, des voix s'élèvent pour demander la prise en compte des votes blancs. Associations ou encore Parti du vote blanc la réclament. L'idée a même été défendue par certains partis centristes, notamment le MoDem. Le 30 janvier 2003, le groupe UDF (ndlr : devenu MoDem) de l'Assemblée Nationale met à l'ordre du jour une proposition de loi visant à intégrer les votes blancs dans la catégorie des suffrages exprimés. Mais la majorité UMP a transformé ce texte ne retenant que la distinction entre bulletins blancs et bulletins nuls.
Certains voient dans la prise en compte des votes blancs ou nuls, plus de démocratie, mais également la possibilité de voir les votes vers les extrêmes baisser, votes considérés comme contestataires.
"Le vote blanc pourrait devenir un outil dangereux"
Dans la réalité, appliquer la prise en compte du vote blanc poserait un problème sur les élections à la proportionnelle. De plus, pour une élection du type législative, la prise en compte du vote blanc ou nul diminuerait les chances de voir une élection au premier tour car augmentant le seuil de la majorité absolue, explique le Conseil constitutionnel.
Se pose également la question de la légitimité du candidat. "Le vote blanc pourrait devenir un outil dangereux", souligne le site internet Rue 89. En effet, si un candidat est élu demain avec 40% des voix contre 35% pour son adversaire, mais que les blancs ou nuls représentent 25%, l'élection en serait fragilisée et l'élu pas en position de force.
Dans le monde, seuls quelques pays ont pris en compte le vote blanc comme la Suisse, l'Espagne, la Suède et certains pays d'Amérique du Sud, mais la liste n'est pas bien longue. Reste à savoir, pour ce second tour, quelle sera la proportion de votants s'abstenant, choisissant le nul ou le blanc, plusieurs candidats ayant appelé à voter dans ce sens.
En aucun cas on ne peut différencier les votes blancs ou nuls. Le vote blanc consiste à déposer dans l'urne une enveloppe contenant un bulletin sans nom. Quand au vote nul, il correspond à des bulletins déchirés ou annotés. Ces votes peuvent être interprétés comme un refus du citoyen de s'identifier à tel ou tel candidat.
Depuis plusieurs années, des voix s'élèvent pour demander la prise en compte des votes blancs. Associations ou encore Parti du vote blanc la réclament. L'idée a même été défendue par certains partis centristes, notamment le MoDem. Le 30 janvier 2003, le groupe UDF (ndlr : devenu MoDem) de l'Assemblée Nationale met à l'ordre du jour une proposition de loi visant à intégrer les votes blancs dans la catégorie des suffrages exprimés. Mais la majorité UMP a transformé ce texte ne retenant que la distinction entre bulletins blancs et bulletins nuls.
Certains voient dans la prise en compte des votes blancs ou nuls, plus de démocratie, mais également la possibilité de voir les votes vers les extrêmes baisser, votes considérés comme contestataires.
"Le vote blanc pourrait devenir un outil dangereux"
Dans la réalité, appliquer la prise en compte du vote blanc poserait un problème sur les élections à la proportionnelle. De plus, pour une élection du type législative, la prise en compte du vote blanc ou nul diminuerait les chances de voir une élection au premier tour car augmentant le seuil de la majorité absolue, explique le Conseil constitutionnel.
Se pose également la question de la légitimité du candidat. "Le vote blanc pourrait devenir un outil dangereux", souligne le site internet Rue 89. En effet, si un candidat est élu demain avec 40% des voix contre 35% pour son adversaire, mais que les blancs ou nuls représentent 25%, l'élection en serait fragilisée et l'élu pas en position de force.
Dans le monde, seuls quelques pays ont pris en compte le vote blanc comme la Suisse, l'Espagne, la Suède et certains pays d'Amérique du Sud, mais la liste n'est pas bien longue. Reste à savoir, pour ce second tour, quelle sera la proportion de votants s'abstenant, choisissant le nul ou le blanc, plusieurs candidats ayant appelé à voter dans ce sens.
















