Société

FSU : "Devenir enseignant : formez vous, mais à vos frais !"

Certains stagiaires ont appris après leur prise de fonction qu'ils devaient s'acquitter d'une somme de 590 euros pour financer leur formation à l’École Supérieure du Professorat et de l'Enseignement., faute de quoi ils pouvaient perdre le bénéfice de la réussite à la première partie du concours voire même leur contrat de travail. Pour la FSU, cette situation est profondément injuste. Nous publions une tribune de Marie-Hélène Dor, la secrétaire départementale de la FSU, dans son intégralité.


FSU : "Devenir enseignant : formez vous, mais à vos frais !"
"Les nouvelles modalités de formation des enseignants ont ouvert la possibilité aux étudiants admissibles  au concours de juin 2013 d'effectuer des heures d'enseignement avant de passer l'épreuve finale d'admission en juin 2014. Ils disposent pour ce faire d'un contrat avec le Rectorat rémunéré 854 euros bruts mensuels et doivent en parallèle suivre une formation à l’École Supérieure du Professorat et de l'Enseignement.

Les admissibles déjà titulaires du Master 2 sont quant à eux dispensés des enseignements disciplinaires à l'ESPE mais « bénéficient » selon les termes mêmes du ministère d'une formation préparant l'entrée dans le métier et l'épreuve d'admission.
Pour la FSU là où se situe l'escroquerie c'est que ces collègues n'ont à aucun moment été avertis qu'on exigerait d'eux, à la Réunion en tout cas, qu'ils financent eux-mêmes cette formation obligatoire pour un montant imposé de 590 euros faute de quoi ils pourraient perdre le bénéfice de leur admissibilité et même voir leur contrat de travail annulé !

La formation aux métiers de l'enseignement est une nécessité et la FSU a toujours plaidé pour un lieu spécifique dédié à celle-ci ; mais, sommée par le Ministère de faire au mieux dans un temps très court et sans cadrage clair, la mise en place précipitée de l'ESPE a engendré beaucoup de confusion. En outre, relevant de l'université depuis les décisions du précédent gouvernement, l'ESPE se trouve dans un budget contraint qui explique cette surenchère tarifaire.

On ne peut cependant accepter qu'en bout de chaîne cette situation chaotique débouche sur des pressions exercées sur ceux-là même qui doivent s'inscrire à ces formations.

Ces collègues précaires ont le mérite d'avoir souvent fait des sacrifices considérables pour réussir les examens et cette première phase du concours ; pour la FSU, exercer de telles pressions sur eux en les mettant en demeure après coup de payer une formation faute de quoi ils perdent tout, est un chantage inadmissible et une atteinte à tout ce qui fonde les valeurs du service public d'éducation, dont la gratuité, tête de pont de l'égalité des chances.

L'employeur a la possibilité de prendre en charge ce coût exorbitant pour nos collègues mais Monsieur le Recteur, malgré les multiples interpellations des syndicats de la FSU semble inflexible sur ce sujet.

La FSU demande instamment qu'il reconsidère sa position et, plutôt que d'investir dans de coûteuses et inutiles grand-messes (quel tarif pour la location de l'ADPE lors des Assises de l’Éducation Prioritaire?), qu'il mette un terme rapidement au désarroi de ces jeunes en finançant leur formation par le recours par exemple à des fonds sociaux comme il en existe dans les collèges et lycées pour aider les familles modestes à faire face aux frais liés aux études de leurs enfants".

Marie-Hélène DOR
Secrétaire départementale de la FSU.
Lundi 11 Novembre 2013 - 17:57
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1.Posté par Albius le 11/11/2013 22:51
Que les profs arrêtent de pleurer la bouche pleine !! ca s'appelle l'internalisation des coûts, c'est un investissement pour eux. Et en plus, ce n'est pas à fond perdu, puisqu'ils savent qu'ils sont reçus, a la différence de nombreux autres étudiants qui financent leur formation sans être sûrs de rien.

Ils coûtent assez au contribuable, ensuite ils vont récupérer leur mise toute leur vie. Faîtes un petit effort en début de carrière !!

2.Posté par John Galt le 12/11/2013 06:57
c'est quoi ces gens qui veulent tout gratuit surtout pour en faire des illettrés chômeurs ou des gauchistes grévistes

3.Posté par C G T R ? le 12/11/2013 07:09
Tout est dit dans "relevant de l'université ", l'université est au bord de la faillite et elle "pioche" partout ou elle peut.
La FSU a-t-elle demandé à la CGTR (qui siège en bonne place à l'université, au dire de
son représentant) avait voté cette mesure ?
C'est vrai, la CGTR ne syndique que très peu les enseignants (et une minorité des non enseignants).

4.Posté par matahahrit le 12/11/2013 07:45
Que les idiots arrêtent de brailler dès qu'ils voient le mot prof !! ça s'appelle l'internationalisation des cons, c'est un investissement pour nous. Et en plus, ce n'est pas à fond perdu, puisqu'ils savent qu'ils seront entendus.

On leur redit ou pas à ces jaloux (y a pas de quoi mais c'est comme ça on n'y peut rien) que le concours est open à toutes et tous ?

5.Posté par L''''INSOUMIS le 12/11/2013 10:45
4.Posté par matahahrit
On leur redit ou pas à ces jaloux (y a pas de quoi mais c'est comme ça on n'y peut rien) que le concours est open à toutes et tous ?


Tout le Monde n'a pas pour ambition de devenir un assisté de l'Etat...
En plus quant on voit le taux d'illettrisme à la Reunion on se demande
à quoi, certains d'entre eux, servent ?
Plus couteux et autant utiles que les Rmistes !

6.Posté par spineli le 15/11/2013 21:32 (depuis mobile)
C''est bien beau de commenter et donner son opinion mais si c''est pour dire de la m***e ca sert a rien. Donc pour info non ces etudiants ne sont forcement recus a la fin puisqu''il reste les epreuves d''admission a passer...donc aucune garantie

7.Posté par grumpy le 15/11/2013 22:02 (depuis mobile)
Que certains profs ne servent pas à grd chose ok...on trouve des "taches" dans chaque service...ceci dit si vous pouvez lire et commenter cet article c''est que qqn vous a appris a lire et écrire...ce n''est pas une faculté innée il me semble...

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