Faits-divers

Expédition punitive à Saint-Philippe : les "justiciers" lourdement condamnés

Une chasse à l’homme en plein cimetière, le 11 octobre 2013, a failli mal se terminer ; il s’en est fallu d’un cheveu (le courage d’un policier municipal) pour que tout ça n’atterrisse aux Assises.


Expédition punitive à Saint-Philippe :  les "justiciers" lourdement condamnés
C’est une histoire de fous. Plus précisément de psychopathes dangereux, du moins pour les deux hommes en cause. Un mic mac invraisemblable dans lequel juges, parquet, avocats et public ont eu bien du mal à retrouver leur latin. On va essayer de faire simple mais à l’impossible nul n’est tenu et nous plaidons par avance non coupable.

Le trio maléfique

Au départ, il y a une victime, Alain Collet, la cinquantaine, grand gaillard placide, employé communal dans la commune du grand Sud, honorablement connu et estimé de tous. En face, il y a ce qu’un des défenseurs lui-même a appelé "le trio maléfique".

Le chef de bande d’abord, Alain Lebon, la quarantaine solide, qui travaille épisodiquement et possède un casier judiciaire long comme un jour sans rougail : outrages dives, rébellions, usage et trafic de zamal, menaces de mort, nombreux faits de violence avec ou sans arme, soustraction d’enfant, refus d’obtempérer, dégradations diverses, incitation de mineur à la violence et au crime... Un bon nombre d’années de prison à son carnet.

Puis sa concubine Sonia Baghdadi, la trentaine coquette, menue, jamais condamnée mais il s’en est fallu de peu.

Enfin, le frère de Sonia, Saïd Baghdadi, la quarantaine, avec un CV aussi "coloré" que celui de son pote Lebon. Il a travaillé en tout et pour tout un an dans sa vie. Sans compter les années au gnouf.

"Impulsifs, caractériels, sado maso…"

Si la jeune femme, qualifiée de "très moyennement intelligente", peu sensible à la culpabilisation, souffre d’incontestables carences affectives, éducatives et sociales, elle est la seule à avoir tenté une réelle réinsertion depuis le début de l’affaire. Ses deux compères sont jugés par les différents psy comme "dangereux psychopathes asociaux, impulsifs, caractériels, intolérants, narcissiques, aux tendances sado masochistes évidentes, rancuniers, impulsifs et égocentriques, paranoïaques, à l’intelligence faible et au raisonnement limité, difficilement réadaptables mais conscients des faits qu’on leur reproche". N’en jetez plus !

Les faits ensuite… Au départ, "il y aurait eu" trois viols de la part de Collet, plus de 10 ans plus tôt, sur la personne de Sonia (qui est aussi sa nièce), alors qu’elle avait 13, 14 et 17 ans. Lui parle de relations librement consenties.

"On va voir ce qu’on va voir !"

Voici deux ans, Sonia, en ménage avec Lebon, est "incitée" par ce dernier à porter plainte. Incitations sous la forme de volée de coups, insultes et menaces diverses. Traitements dont Lebon semble coutumier car l’homme est un tendre qui s’ignore. La jeune femme s’y résout donc mais au grand désappointement du trio, l’affaire bénéficie d’un non-lieu car la contrainte n’apparaît pas évidente aux magistrats instructeurs : se laisser violer trois fois à plusieurs années d’intervalle et porter plainte un long temps après, ça fait désordre.

Convaincus d’avoir été lésées par une justice aveugle, les trois personnes décident de faire un mauvais sort à Collet.

Cela commence, le 11 juillet 2013, par une mise à sac totale du living de chez Collet par Sonia, sabre au clair. Mobilier en bois d’allumettes, éclats de verre partout. Notez que pendant que la furie s’acharne sur des meubles qui ne lui ont rien fait, Lebon attend patiemment devant la case. De là à croire qu’il a quelque peu poussé sa belle à agir… Un pas que la Cour et le parquet semblent avoir franchi, d’autant que Lebon est décrit comme étant furieusement jaloux du passé de sa compagne, ce qui vaut à cette dernière d’être régulièrement rossée à coups de pied et de poing.

Mais ce défoulement scabreux ne semble pas suffire au trio de vengeurs. Le 11 octobre 2013, ayant remâché leur rancœur quelques petits mois de plus, ils décident de mettre le paquet. Tôt le matin, pour se donner du cœur au ventre, ils attaquent férocement une bouteille de bourbognac qu’ils font descendre avec de larges rasades de zamal, mélange catastrophique comme chacun sait. Revigorés par ce cocktail survitaminé, armés d’un sabre à canne, ils s’en vont par les rues de Saint-Philippe à la recherche de leur proie, criant à qui veut l’entendre (plusieurs témoins le confirment) qu’ils vont lui faire passer le goût de vivre !

Ils retrouvent Collet au cimetière et le massacre commence. Selon les différents rapports, la femme est la seule à ne pas avoir usé du sabre… mais elle a cogné quand même. Les deux compères s’acharnent sur leur victime qui ne doit d’avoir la vie sauve qu’à l’intervention d’un policier municipal puis d’un pompier.

"Les violences conjugales, c’est pas grave !"

Les conséquences sont plus que graves : Collet est tailladé de partout et doit s’arrêter de travailler plus d’un an. Les conséquences psychologiques, elles, restent encore à définir.

Depuis, Sonia a cessé la vie commune avec son redoutable compagnon. A la barre, les deux hommes ont un discours confus, peu compréhensible, ne répondant que rarement aux questions de la présidente Ramage sinon à côté de la plaque. Il a même fallu qu’un des défenseurs, Me Raffi pour ne pas le nommer, s’énerve contre Lebon, son client, pour lui soutirer quelques bribes d’aveu et d’explication. Il est coutumier du fait.

Lebon a bien claironné que de toute façon, lorsqu’il sortira de taule, il règlera son compte à Collet, ce qu’il nie farouchement à l’audience, lui qui déclare que « les violences conjugales, c’est pas si grave que ça ! » Un tendre, on vous dit.

Morceaux choisis (des accusés)…

Sonia : "Lebon m’a menacée avec un couteau pour que je porte plainte… Il m’a dit d’aller chercher du travail à la Pointe-du-Diable le soir… Lu la mette à moin la pression pou aller détruire le mobilier de Collet…"

Lebon : "Je suis fier de ce que j’ai fait… Ras-le-bol dans ma tête, lu lavé viole mon femme… Mi connais pas si mon zenfants lé à moin, mi veut in l’expertise ADN… "

Saïd : "Le sabre, c’était pour couper un chou vacoa, mais on était tous bourrés !... Et puis on avait peur de Collet…"

Le verdict :

Sonia écope de 18 mois dont 12 avec sursis. Saïd, 5 ans dont 2 avec sursis et Lebon, 9 ans dont 1 avec sursis. Pour les trois : obligation de soins, suivi médical, obligation d’indemniser leur victime, interdiction de s’approcher de Collet et de leurs ex-complices, interdiction de remettre les pieds dans la commune théâtre de leurs exploits.
Vendredi 6 Février 2015 - 09:16
Jules Bénard
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1.Posté par noe le 06/02/2015 10:59
Il y a des juges pour rendre la justice ..Ils sont payés pour ça !

2.Posté par Nico le 06/02/2015 19:15
Belle brochette de déchets humains, la lie de la société, allez nager dans la baie de St Paul, nourrir un requin, vous n'avez que ça de mieux à faire de vos corps!
Parasites!

3.Posté par KLD le 06/02/2015 21:21
triste tropique . (levi strauss claude , à lire ! )

4.Posté par question le 06/02/2015 23:06
KLD veut nous faire croire qu'il a déjà ouvert un bouquin, du Lévi Strauss, rien que ça, lui qui est incapable de faire la différence entre la page wiki de Simone Weil et celle de Simone Veil a au mieux lu l’étiquette en cuir d'un jean 501 pour trouver un froc à sa taille !.

Dans ses fantasmes post 68ards quelqu'un de gauche ne peut être qu'un intellectuel, un petit mensonge aidera à faire passer l'image de gaucho des lumières qu'il se construit sur le net, ça fait partie de la panoplie.

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