Société

Ex-Arast : Ça coince toujours du côté des AGS

Situation tendue devant le siège de l'AGS à Saint-Denis. Ce matin, les ex-Arast ont tenté de forcer l'entrée de l'AGS pour discuter avec le directeur de l'organisme. La police a dû intervenir. Mais Paul Junot, secrétaire de la CFTC, et Hery Randriamampianina, directeur de l'organisme, ont pu s'entretenir devant la grille du bâtiment.


 
Le conflit a changé de lieu, les ex-Arast ayant déplacé ce week-end leur campement du Palais de la Source vers la rue Jean Chatel où se trouve l'AGS de la Réunion. Pourquoi un tel changement ? Car les ex-salariés estiment que le Département est allé dans leur sens lors de la réunion de "sortie de crise", vendredi dernier, et que les responsables de l'AGS de la Réunion sont arrivés en "dilettante".

Du coup le conflit a changé de lieu et les ex-Arast ont donné cinq jours à l'AGS pour trouver une solution. Ce matin, vers 9h30, les esprits se sont échauffés quand la direction de l'AGS a voulu rentrer en "catimini", précise Carmen Allié, dans les locaux. Résultat, les anciens salariés de l'Arast ont voulu interpeller le directeur de l'organisme et la situation a légèrement dégénéré entrainant l'intervention de la police.

Une rencontre informelle a eu lieu devant l'entrée de l'AGS entre son directeur et Paul Junot, secrétaire départemental de la CFTC. Un entretien, derrière les forces de l'ordre, qui n'a pas débouché sur de réelles avancées. "Pour le moment rien n'a bougé, l'AGS de la Réunion attend toujours une réponse de Paris, mais avec le décalage horaire, nous n'aurons pas de réponse avant cet après-midi", explique Paul Junot.

Les ex-Arast ne bougeront pas et resteront devant l'AGS jusqu'à ce que l'accord de fin de conflit soit signé, sinon de nouvelles actions pourraient être mises en place.
Lundi 23 Janvier 2012 - 12:31
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1.Posté par Cambronne le 23/01/2012 13:42
c'est quand même le Préfet qui ordonne l'envoie des forces de l'ordre

2.Posté par Knoé le 23/01/2012 14:11
L'arast, l'arast...

je ne doute pas un seul instant de la légitimité des revendications des ex de l'ARAST. J'émets cependant un doute sur la surmédiatisation dont zinfos a été le fer de lance. Des conflits sociaux, avec des revendications toutes aussi fondées, notre département en connait des dizaines chaque année, mais aucune n'arrive à la cheville de l'affaire de l'ARAST en (sur)couverture médiatique avec une mention particulière pour zinfos qui nous a gratifié d'un présence médiatique rare, avec des infos heures par heure, parfois même minute par minute...
Bien évidemment, tout cela, en toute objectivité, sans absolument aucune arrière-pensée politique ou autre, et certainement pas en direction du Conseil Général et de sa présidente...

"L'arast, l'arast, l'arast va soule a nou..." (vieille chanson créole)

3.Posté par auguste le 23/01/2012 14:30
qui c'est le travelo blond là,pas mal hein

4.Posté par la race le 23/01/2012 18:35
post 3
auguste, je trouve qu'il resemble bien à ton père que je rencontre souvent sur st denis,
tc'est trop facile de faire des commentaires derrière un clavier. qu'en on a aucun argument sur le dossier arast on ferme sa bouche et on evite d'attaquer les personnes sur ces dossier. lire la presse en autre le quotidien et les 2 interviews d'ibrahin dindar et de valerie benard sur zinfo.

5.Posté par JF DESPREZ le 23/01/2012 18:49
En réponse à Knoé, je souhaite simplement dire que si de nombreux conflits sociaux locaux ne sont pas autant médiatisé que le dossier de l'ARAST c'est sans doute pour moins trois raisons conjuguées.

1 - A-t-on déjà vu, à la Réunion ou ailleurs en France, une entreprise de 1200 salariés couler du jour au lendemain et disparaître corps et bien entraînant ces 1200 personnes et leurs familles (soit pas loin de 4000 personnes au total) dans la précarité du chômage et laissant également pour compte les populations déjà fragilisées qu'ils accompagnaient, à savoir quelques milliers de personnes âgées et des centaines d’enfants en danger?
L'avez-vous déjà vu? Personne, ici ou là-bas, n’avait jamais osé.

2 - A-t-on déjà vu, à la Réunion ou n'importe ailleurs en France, un responsable de département (dont l'Arast assumait les missions par délégation) clamer haut et fort devant les intéressés et la presse, le jour même de la liquidation, que tous les personnels allaient être reclassés par ses soins, sans exception, provoquant ainsi le refus (inacceptable mais « logique » au regard des sommes en jeu et de la dimension provocatrice des propos tenus, même si ces derniers n’ont évidemment jamais été respectés) des AGS d'indemniser ces « ex-futurs » reclassés du Conseil Général?
L'avez-vous déjà vu? Personne, ici ou là-bas, n’avait jamais osé.

3 - A-t-on déjà vu, à la Réunion, dans n'importe quel DOM, ou bien n'importe où dans l’Hexagone, le droit des travailleurs bafoué à un tel point, au point de confisquer, de voler (oui, voler !!!) en toute illégalité, en toute impunité, au mépris du code du travail, ce qui est du à tout salarié ainsi licencié, à savoir ses congés payés et ses indemnités de licenciement?
L'avez-vous déjà vu? Personne, ici ou là-bas, n’avait jamais osé.

Et n'oubliez pas (cerise sur le gâteau) qu'après la liquidation, le pôle-emploi a refusé plusieurs mois d'inscrire les ex-arast comme demandeur d'emploi, suite, justement aux déclarations tonitruantes du Conseil Général sur le transfert « fantôme » des employés, les privant ainsi de leurs indemnités chômage alors qu'ils ne percevaient plus rien.

Du jour au lendemain, ces femmes et ces hommes étaient ainsi devenus des citoyens sans droit, des sous-citoyens dans notre propre pays.
Vous qui jugez, avez-vous connu pareille maltraitance institutionnelle?

Alors, bien sûr, et heureusement, de nombreuses personnes, et seulement parce qu'il y a eu bataille et relais médiatique (au niveau local uniquement), ont pu progressivement et « à l’arraché » percevoir leurs indemnités. D'autres, parfois les mêmes, ont pu retrouver du travail. Mais également, et vous devez l'entendre, certains, trop, sont restés sur la touche: No Job, No money, la double peine...

Alors fallait-il baisser le regard et mourir l'échine courbée? Ou bien fallait-il relever la tête et se battre? Chacune, chacun a fait son choix.

Quoi qu’il en soit, les médias locaux, Zinfo et quelques autres, ont compris que dans cette désobéissance civile, dans cette résistance populaire, au-delà des tentatives de récupération politiques de tout poil, il y avait quelque chose de fort, d’important, qu’il ne fallait pas laisser tomber, quelque soit le nombre de combattant(e)s encore debout.
Ils ont compris que ce combat avait valeur de symbole pour tous les autres combats de ce type, ici et maintenant.
Ils ont compris que « couvrir » cette lutte c’était aussi un peu, beaucoup, protéger la Démocratie et les valeurs républicaines.

Ce qui, par les temps qui courent, vous en conviendrez, n’est pas rien.

Jean-François DESPREZ

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