Société

Etude CHARC: Des requins "mobiles" et une présence près des côtes "ponctuelle et occasionnelle"

Au cours de la 3e réunion du Comité Réunionnais de Réduction du Risque Requins (C4R), qui s'est tenue hier, le préfet Jean-Luc Marx a confirmé que l'arrêté préfectoral interdisant la baignade en dehors du lagon et des zones surveillées et certains activités nautiques serait "reconduit au-delà du 15 février, selon des modalités qui seront définies très prochainement".

Par ailleurs, la Préfecture dresse un compte rendu des différents sujets figurant à l'ordre du jour, notamment un bilan intermédiaire de l'étude CHARC.

Un point d'étape a également été fait sur le projet Cap Requins, le programme d'expérimentation de pêche ciblée des requins, Voici le communiqué :


Etude CHARC: Des requins "mobiles" et une présence près des côtes "ponctuelle et occasionnelle"
1/ Point d’information générale

Le préfet a ouvert la séance en rappelant que le risque d’attaque sur le littoral réunionnais est connu depuis plusieurs décennies. En revanche, depuis 2011, la concentration dans le temps et dans l’espace de ce phénomène est exceptionnelle (16 attaques, dont 5 mortelles).

La majorité des attaques récentes a concerné plusieurs catégories d’usagers de la mer, et plus particulièrement les pratiquants des sports de glisse. Elles ont eu lieu dans la bande des 300 mètres à l’intérieur de laquelle les maires disposent d’un pouvoir de police spéciale vis-à-vis de la baignade et des activités nautiques. Sur la période récente, le secteur Ouest de l’île de La Réunion s’est avéré particulièrement exposé.

A noter que la dernière attaque mortelle, survenue le 15 juillet 2013 en baie de Saint-Paul en dehors des espaces surveillés, a concerné une baigneuse.

2/ Rappels réglementaires

Cette dernière attaque mortelle a conduit la préfecture à établir un arrêté temporaire portant interdiction des activités nautiques les plus exposées au risque (sports de glisse et baignade) en dehors des espaces aménagés et surveillés.

Cet arrêté, dont le bien-fondé a été confirmé par l’ordonnance du Conseil d’Etat du 13 août 2013, a été reconduit par arrêté préfectoral n°1821 du 27 septembre 2013, applicable jusqu’au 15 février 2014, date à laquelle il sera probablement reconduit à nouveau, dans l’attente de résultats probants issus des actions en cours.

Les services de l’Etat accompagnent les efforts entrepris par les communes en matière d’information et de sécurisation des lieux de pratique de la baignade ou d’activités nautiques. Cet accompagnement porte notamment sur les aspects techniques et réglementaires (soutien à l’élaboration et à la diffusion de la réglementation communale, instructions de demandes d’implantation d’installations en mer de filets de baignade).

A noter également qu’un arrêté préfectoral pris en date du 18 juillet 2012 a permis d’encadrer le rejets des déchets de poissons en bande côtière. Applicable à la pêche professionnelle et de plaisance, il prévoit qu’aucun rejet n’est possible à une distance inférieure à 2,5 milles des côtes (environ 4 kilomètres).

3/ Bilan synthétique des actions entreprises par l’Etat et les collectivités

Au plan financier, l’intervention de l’Etat sur les projets financés depuis 2011 représente 1,4 Millions d’€, soit 60 % du montant total des interventions publiques, montant auquel il convient d’ajouter le financement d’emplois dédiés (CUI-CAE ).

Cet effort très significatif est amplifié par l’intervention des collectivités locales, au premier rang desquelles les communes, chargées d’exercer leur pouvoir de police spéciale dans la bande des 300 mètres. Le Préfet a salué l’effort des communes présentes lors de cette réunion, notamment la commune de Saint-Paul, pleinement engagée dans la démarche de réduction du risque requins depuis 2011.

Par ailleurs, en lien avec le SGAR, le conseil régional, en charge du développement économique et de la promotion touristique du territoire, a mis en place un régime d’aide spécifique visant à soutenir les solutions innovantes susceptibles de permettre de limiter les risques d’attaques : répulsifs acoustiques ou électriques, caméras sous-marines, surveillance aérienne...

Cet effort est également accompagné par les moyens du FEDER, selon les règles d’intervention de la participation communautaire.

4/ Présentation des actions en cours

Le processus engagé depuis 2011 s’appuie sur 3 piliers principaux que constituent l’amélioration de la connaissance scientifique, l’expérimentation puis le soutien des projets de sécurisation, et la prévention et l’information des populations littorales.

Ces orientations ont donné lieu à de nombreuses actions, qui se poursuivent dans le cadre défini par le plan gouvernemental du 19 juillet 2013 « Pour une politique active de prévention du risque requins » :

        - Bilan intermédiaire de l’étude CHARC (Connaissance de l’écologie et de l’Habitat de deux espèces de Requins Côtiers sur la côte Ouest de La Réunion)

Les résultats relatifs à l’analyse du comportement des requins bouledogue et des requins tigre sur la période 2012-2013 ont été présentés en séance.

Les résultats intermédiaires indiquent que la fréquentation des requins à La Réunion pourrait être liée à des comportements de reproduction ou de repos.

Concernant le comportement des 39 requins bouledogue marqués sur la zone côtière de La Réunion, les résultats préliminaires indiquent que ces requins fréquentent la côte davantage l’hiver austral (avril–août) que l’été (octobre–février). Pour la plupart, les requins marqués explorent l’ensemble de la zone d’étude (sud-ouest) et sont donc très mobiles. Ils sont de plus capables d’explorer tout le pourtour de l’île et de se déplacer en grande profondeur au large des côtes. Leur présence près des côtes est le plus souvent ponctuelle et occasionnelle. Elle est principalement constatée sur trois sites du littoral ouest : baie de St Paul, large de St Gilles et Etang du Gol. La présence de quelques individus est plus marquée au cours des périodes de transition saisonnière (mars et septembre).

Ces éléments restent à approfondir et à valider au cours des analyses à venir. A terme, l’étude CHARC devrait permettre de disposer d’informations précieuses dans la perspective de réduction du risque (niveau de fidélité au site privilégiées observés, part de l’effet des comportements de repos et de reproduction dans l’occupation des sites, effet des facteurs environnementaux, interactions entre espèces, régime alimentaire...).

       - Opération de réévaluation du risque Ciguatera (phases 1 et 2)

Afin de permettre une éventuelle reprise de la commercialisation des requins tigre et bouledogue, il a été décidé de mener une campagne de prélèvement visant à mesurer l’atteinte de ces espèces par la toxine « Ciguatera ». La présence possible de cette toxine dans la chair de ces deux espèces a en effet entraîné en 1999, dans le cadre de la prévention du risque sanitaire, l’interdiction de leur commercialisation par voie d’arrêté préfectoral.

Le dispositif s’est traduit par le prélèvement d’une première série de 24 requins tigre et bouledogue (espèces impliquées dans les attaques), qui n’a pas donné lieu à la découverte de toxines potentiellement dangereuse pour l’homme selon le protocole établi par l’ARVAM.

Le prélèvement d’une seconde série de 90 requins a été engagé en janvier 2014. Le dispositif s’appuie sur un protocole établi avec le Comité régional des pêches maritimes et des élevages marins, qui met en œuvre des navires de pêche professionnels pour les opérations de capture.

         Projet « Cap Requins »

Le projet « Cap Requins », mis en œuvre depuis le 14 janvier 2014 et porté par le Comité régional des pêches maritimes et des élevages marins, vise à expérimenter le recours à certaines techniques de capture et de marquage des requins dans un objectif de sécurisation.

Soutenu par l’Etat et les collectivités locales (Conseil régional et mairie de Saint-Paul), ce dispositif utilise des systèmes innovants de déclenchement d’alerte en temps réel qui se révèlent, jusqu’à présent, efficaces dans la zone initiale d’expérimentation (Baie de Saint-Paul). Ce dispositif permet le prélèvement des requins potentiellement dangereux pour l’homme, mais également la relâche des captures accessoires (autres espèces de requins, poissons...).

Des stations d’écoute et caméras sont déployées sur la zone et permettent de compléter les données pour évaluer l’évolution de la fréquentation du site.
Ce projet est conduit avec le concours scientifique et opérationnel des experts sud-africains du Kwazulu Natal Sharks Board et d’un comité d’experts locaux et nationaux réuni pour la première fois le 03 février 2014.

        Présentation de l’évaluation du dispositif Vigies immergées

Le recours à la technique des vigies requins, expérimentée en 2012, présentait un caractère inédit, résultant d’initiatives prises par les acteurs locaux, à la lumière de leur expérience de terrain.

Dans ce cadre, le ministère de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie a sollicité le recours à des experts nationaux et internationaux qui ont recommandé l’engagement d’une évaluation du dispositif sous contrôle scientifique pour en mesurer l’impact au plan opérationnel et ses éventuelles limites (exposition des vigies et des pratiquants au risque).

Cette évaluation, portée par la Ligue de surf avec le soutien financier du Conseil régional et de la DJSCS, est engagée depuis le début du mois de janvier 2014. Elle prévoit une expérimentation de terrain d’une durée minimale de trois mois, prenant notamment appui sur des moyens innovants (caméras sous-marines notamment).

L’ensemble des données sera consolidé dans un rapport d’évaluation qui sera établi à la fin du mois de juin 2014.

      Mise en œuvre du dispositif post-attaque

En lien avec un large panel d’acteurs, la direction de la Mer Sud Océan Indien (DMSOI) a conduit une réflexion sur les mesures à prendre à la suite d’une attaque. Cette réflexion a abouti à la mise en place d’un cadre réglementaire prévoyant la réalisation d’opérations de capture de requins dans un espace et sur une période limités en cas d’attaque.

Le dispositif « post attaque » conduit avec le concours du Comité régional des pêches maritimes et de l’association Squal’idées a été mis en œuvre à deux reprises en 2013, à la suite des attaques mortelles sur les secteurs de Saint-Gilles (Les Brisants) et de la baie de Saint-Paul

        Ouverture du site internet « requins »

Développé par les services de l’Etat (direction de la Mer Sud Océan Indien, direction de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement, direction de la Jeunesse, des Sports et de la Cohésion sociale et Préfecture), un site Internet dédié à l’information sur le risque requin a été ouvert le 01 octobre 2013.

Pleinement opérationnel, ce site présente les dernières informations disponibles relatives aux démarches de réduction du risque requin à La Réunion, dans l’ensemble des domaines.

       Engagement d’une étude sociologique autour du risque « requins »

Une étude participative sociale et économique relative à la prévention et à la gestion du risque requin, dénommée « Mieux connaître pour mieux agir », est engagée sous maîtrise d’ouvrage de l’Etat (direction de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement). Elle s’appuie sur le recours à deux sociétés spécialisées, qui conduiront leurs travaux jusqu’en décembre 2014.

Les deux prestataires retenus ont présenté les grandes lignes de leur mission, qui vise à élaborer une stratégie de communication, d’information et de sensibilisation s’appuyant sur l’analyse des dimensions sociale et économique du risque requin.

En conclusion de cette réunion, le Préfet a tenu à rappeler que la mesure d’interdiction de la baignade et de certaines activités nautiques, reconduite par arrêté du 27 septembre 2013 et applicable jusqu’au 15 février 2014, est la seule qui permette, à ce stade, de garantir la sécurité des usagers de la mer et d’éviter les accidents.

Par ailleurs, le Préfet a précisé que cet arrêté préfectoral sera reconduit au-delà du 15 février, selon des modalités et pour une durée qui seront définies très prochainement.

La mise en place d’un cadre approprié et durable de gestion du risque requins constitue une priorité d’action. Tel est l’objet du projet de mise en place d’un observatoire du risque « requin » à La Réunion, centre de ressources et d’appui prévu par le plan gouvernemental du 19 juillet 2013. Une réflexion est engagée afin de définir les missions de cette structure et les modalités de son financement, en lien avec les collectivités locales.
Jeudi 6 Février 2014 - 07:29
Lu 1649 fois




1.Posté par Ti coq le 06/02/2014 12:21 (depuis mobile)
Merci bien. Tous s'auto-félicitent alors que les effets de la crise requin ne font que débuter...

2.Posté par Chabada le 06/02/2014 12:50
Tout ce pognon pour ça ?

Ceux qui crient au loup sont les plus motivés à faire des demandes de subventions.
Pauvre Réunion....

3.Posté par Bobby le 06/02/2014 15:17
Connue depuis plusieurs décennies .... pas sur la côte ouest en tout cas, cela s'appelle noyer le poisson Mr le Préfet !!!

4.Posté par JORI le 06/02/2014 16:19
3.Posté par Bobby le 06/02/2014 15:17
"Connue depuis plusieurs décennies .... pas sur la côte ouest en tout cas", ah bon depuis quand êtes vous sur l'île car mon grand père me disait déjà à son époque de faire attention aux requins dans la zone sud comme ouest. Sinon pour ceux qui prétendaient que nos requins étaient sédentaires, que la réserve marine et la ferme aquacole responsables de leur présence, qu'ont ils à dire aujourd'hui???.

5.Posté par Bobby le 06/02/2014 16:52
Cela fait seulement 33 ans que je pratique la mer sur la côte Ouest que ce soit en plongée ou bien en surf et nous avons même plusieurs fois surfé de nuit a Boucan canot, la baie de st paul en journée ou il y a même eu une compétition de bodyboard organisée ainsi que des triathlons ( mais pas en face de l'étang puisque ce coin était effectivement déjà repéré comme dangereux), et tu peux aussi te renseigner vis a vis des plus anciens, il y en a beaucoup avant moi et je les salue, qui surfaient sans inquiétude de l'aube jusqu’à la nuit ... de Boucan a derrière la Digue à Saint Pierre..

Je ne veux surtout pas remettre en cause ton grand père JORI mais ces pratiques sont avérées et vérifiables ( notamment sur les compétitions )

Par contre sur la Côte Est et notamment du côté de Ste Marie ou bien sur l'ancien Spot de Wind surf de St Denis nous connaissions fort bien la présence de Requins, ma remarque est vraiment pour la côte Ouest là ou ont eu lieu les dernières attaques

6.Posté par mike le 06/02/2014 17:53
Bref, c'est tout le contraire de ce que disent les tueurs de requins et leurs associations sectaires. Mais ils vont certainement dire que l'enquête est bidonnée....

7.Posté par Bobby le 06/02/2014 18:37
@ Mike

C'est peut être le contraire, mais ce sont les solutions qu'ils préconisaient depuis trois ans maintenant .... et si nous considérions cela sous un angle politico économique ...

Nous disons qu'il n'y a as trop de requins ... pour atténuer l'effet de la crise ... et pour ne pas se mettre en porte a faux par rapport à l'absence d'actions et aux tonnes de conneries débités sur cette crise, ne pas se mettre a dos les bobo écolos Parisiens ...

car cela leur feraient trop mal au c.... de reconnaître qu'ils avaient raison depuis le début ;)


et je mets l'embryon d'un plan d'actions préconisés par ces même associations mais je le présente de cette manière pour ne froisser personne ... mais je n'ai pas le choix car il y a le feu dans la demeure...

8.Posté par @Mike le 06/02/2014 19:27
"Les tueurs de requins et leurs associations sectaires." lol alors qu'on vend du requin dans toutes les grandes surfaces de l'île....
Allé di partout!!!!

9.Posté par à mike le 06/02/2014 21:23
je préfère être un tueur de POISSONS (dont certains requins) que d'être responsable de la mort ou de la mutilation d'êtres humains (tu sais, ceux qui te ressemblent, enfin physiquement...)

10.Posté par @ Bobby le 06/02/2014 21:25
c'est incroyable ce deni de la realité a se retrancher dans la légende urbaine d'une soi disante époque ou les comportements à risque n’étaient pas sanctionnés par la nature.

1990: Didier Derand organisait 10km de nage de st Paul à roches noires; ca signifait pas pour autant que l'eau est vide de requin et qu'on pouvait faire n'importe quoi dans n'importe quelle conditions.

1996: a l'endroit meme ou ont ete posés les drumlines un surfeur s'est fait croqué

1992: au cap de la Marianne, non loin de l'endroit ou l'ado s'est faite croquer un body boarder s'est deja fait attaquer

2006: attaque aux aigrettes
2007: attaque à boucan

tu peux te mentir à toi meme, mentir a tes potes, mais en mer les mensonges ca dure pas longtemps et ca pardonne pas.

11.Posté par Dimitri ALAIN le 07/02/2014 06:38
tout ça pour nous dires que les requins sont mobiles quel constat (en Indonésie un volcan a tué un peu plus d'une dizaine de personnes on lui a bouché le c!!!!!!!!!!!!!!!ul ?????????????????????? ) courage les surfeurs ,mais si vous comptez sur nos dirigeants gros doutes sur capacités ,,,,qt[

12.Posté par lapalissade le 07/02/2014 11:19
11.Posté par Dimitri ALAIN

tout ça pour nous dires que les requins sont mobiles


oui dimitri, ca donne l'ampleur de la connerie de ceux qui braillaient partout avoir affaire à des requins sedentaires invisibles

13.Posté par requins mobiles le 07/02/2014 11:22
Ceux qui decouvrent que les requins sont mobiles vont peut-etre arrêter de brailler pour des tueries punitives apres attaque.

On repense aux guignols condamnés au tribunal; Ils croyaient avoir peché un coupable dans la reserve marine apres une attaque malgré son estomac vide.

14.Posté par mises en examen ? le 07/02/2014 15:02
@JORi : CHARC ne vaut scientifiquement rien, tous les scientifiques un peu sérieux le disent. Étude bidonnée car faite par ceux qui sont pointés du doigt dans cette crise (les mêmes personnes du conseil scientifique de la réserve de vie océane , ird etc)...

Vous pensez qu'ils vont s'auto-accuser peut-être ???

le requin bouledogue est un requin sédentaire PAR définition, achetez un bouquin sur les requins...

L'ird a décidé de sortir de l’étude charc les requins qui je cite "bippent trop et faussent l'étude", hallucinant mais vrai.

et tout est comme ça, charc ne vaut strictement rien. On attend que la justice se penche sur les dossiers, le préfet fera moins le fanfaron

FUCK l'intoxication !.

15.Posté par les culs terreux 974 le 07/02/2014 17:13
14.Posté par mises en examen ?
le requin bouledogue est un requin sédentaire PAR définition, achetez un bouquin sur les requins...


ah ah ah!!! on reconnait bien là les talibans.

16.Posté par Bobby le 10/02/2014 08:22
Je ne parle pas de légende Urbaine, mais tout simplement d'un vécu partagé par des centaines de personnes, le déni de réalité c'est vous qui le faite pourquoi ne pas poser la liste complète des attaques ? ah ça s’accélère drôlement après, l'attaque de 2007 ??? une morsure au genou sans gravité, la on parle de morts et d'amputés...

17.Posté par Godzilla le 11/02/2014 15:43
@ Post 5 :

Bonjour Mr Bobby

Même en supposant qu'il y ait eu une prolifération de bouledogues/tigres ces dernieres années, vous serez d'accord sur le fait qu'il y en avait quand même sur la côte Ouest il y a 30 ans.
Or, même avec un peu de requins seulement, le danger existe. A cette époque, quand les premiers zorey surfeurs sont arrivés, ils auraient du réaliser assez vite que la Réunion n'est pas un coin sûr pour surfer. Ils ont persisté, ont ouvert la voie à de plus en plus de pratiquants, ont favorisé l'émergence d'activités économiques liées à leur loisir, et aujourd'hui ils pleurent que tout ceci est menacé.
Avec le recul, je pense qu'ils auraient du écouter les conseils des gramounes péi, comme le grand père de Mr Jordi par exemple.
Un petit lien vraiment très intéressant :
http://mika.dit.kl.pagesperso-orange.fr/html/RequinsReunion03.htm

surtout le paragraphe 4) "Baignade interdite à St Paul" ; notez que cette page web date de 2000.
Vous savez comme tout le monde que les baleines viennent chaque année en juillet mettre bas en baie de St Paul, et ça ne date pas d'hier. Or qui dit "baleineaux", dit "requins", et pas les plus inoffensifs. Un pêcheur dit même dans le lien ci-dessus qu'il a vu un orque ! Quand on sait que les orques se déplacent en groupe ...

Je vous rappele également les nages de Didier Derand et les conclusions qu'on peut en tirer :
- soit le "pullulement" dont vous parlez existe, et dans ce cas les bouledogues ne sont pas les requins "hyper agressifs, bourrés d'hormones" que certains décrivent régulièrement dans les comments de Zinfos (vu qu'ils ne lui ont pas même croqué l'ongle du petit doigt de pied - les balistes eux y vont plus franchement) ;
- soit il n'y a pas pullulement. Ce qui n'empêche pas le risque d'exister, comme TOUJOURS à la Réunion ("risque" ne signifiant pas "certitude").

Les requins sont peut-être plus présents sur les côtes, sans forcément être plus nombreux qu'avant, tout simplement parce qu'ils y sont attirés par les déchets organiques de toute sorte (dont la présence est, elle, RECONNUE).
Ce qui explique qu'on les voit plus souvent qu'avant.


@ Post 9 :

Ce ne sont pas les requins qui :
- forcent votre voiture pour vous voler votre auto-radio
- mettent l'effet et vous dépouillent quand vous sortez de boîte à St Pierre
- ne respectent pas le code de la route et créent des accidents mortels
- frappent leur femme, souvent des fois jusqu'à la mort
- se livrent à des attouchements sexuels sur des enfants
- détournent des fonds publics à des fins personnelles
- vendent de la came à votre petit frère
- fabriquent des produits qui donneront le cancer à vos enfants
- ont inventé l'esclavage et le colonialisme
- ont perpétré des génocides humains
- etc ...
Kom i di kréol : "lès band rekin trankil, okup a zot pluto band rekin su la tèr".

Les premiers responsables historiques, dans notre "crise" boultigre, c'est le ministère Jeunesse et Sports qui a laissé des clubs et associations inciter des gens à surfer dans des eaux fréquentées par des requins.
Quand je pense que pour la boxe thaï, en 1997/98, en compétition amateur on a du passer du simple coquille-protège dents au protège tibia-plastron-casque (avec électrocardiogramme et fonds de l'oeil). Même pour des adultes. Sans ça, pas d'agrément ministériel. Comme si s'affronter sur un ring, avec arbitre, était plus dangereux que faire joujou dans les vagues en pleine mer à la Réunion, même dans les années 80 ...


@ Post 14 :

Citez donc ces scientifiques un peu sérieux, en publiant ici même les liens web ou les références de leurs écrits.
CHARC n'est pas parfait, notamment parce que la surface couverte par les balises acoustiques ne représente que 40% de la zone St Paul-Souris Chaude, et seulement 5 % de la côte sous le vent. Mais ils ont du faire avec un budget (700 000 €) et des délais imposés (2 ans au départ, rallongés ensuite).
Autre chose : depuis le début, les observations concluent à une très faible fréquentation des côtes par les tigres (supposés camper plus au large). Or depuis le début de Cap Rekins, en peu de temps on en est à 4 tigres capturés. Donc :
- soit les tigres fréquentent quand-même la côte, mais ils passent par des zones non couvertes par les balises (et dans ce cas le dispositif CHARC n'est pas efficace sur ce point) ;
- soit CHARC a raison, et ça veut dire que les palangres de Cap Requins attirent vers la côte des requins qui ne la fréquentent habituellement pas (donc qui ne constituent pas un danger pour les activités nautiques).

Pour ce qui est des requins qui bippent trop, je pense que vous avez mal compris ou qu'on vous a mal renseigné :
Une balise émet chaque minute.
- un requin signalé sur une balise puis peu de temps après sur une autre est considéré comme "de passage"
- un requin qui reste dans la zone de la balise émet autant de bips qu'il passe de minutes dans cette zone. Plutôt que le signaler 60 fois (pour un requin qui stagne pendant 1 heure), on ne le signale qu'une fois, mais avec une durée d'1 heure
- un requin signalé une fois sur une balise, qui sort de la zone sans être signalé par la suite sur une autre balise, et qui est de nouveau signalé sur la balise de départ avant un certain temps (2 heures au début du programme, ramené par la suite à une heure), est considéré comme n'ayant pas vraiment quitté la zone. On ne le signalera donc qu'une fois, mais avec une durée inférieure ou égale à 1 heure (ou 2 heures au début du programme)
Tout ceci pour distinguer les requins de passage à un endroit, des requins qui s'y attardent. C'est ce qui a permis de dire que les bouledogues passaient effectivement sous les cages aquacoles, mais ne s'y attardaient pas, alors qu'au niveau des roches noires (la nuit), au large de St Gilles et à l'étang du Gol, il y avait présence soutenue.
Mais si vous avez malgré tout bien lu ce que vous affirmez, comme précédemment, citez vos sources/publiez vos liens internet.

Pour ce qui est de la sédentarité ou non des bouledogues, vous ignorez apparemment qu'avant la mise en oeuvre du programme, une personne a été spécialement employée par l'IRD pour faire une synthèse de nombreuses études scientifiques sur la vie des bouledogues/tigres :
http://www.la-reunion.ird.fr/content/download/67902/521050/version/1/file/Juin+2012+Rapport+bibliographique+requin+tigre+et+bouledogue.pdf

En lisant cette synthèse, vous en saurez plus sur l'aptitude des bouledogues à se promener en mer (sans qu'on sache encore pourquoi).

CHARC a permis de hisser le drapeau orange requin, en mai 2013, quand le touriste s'est fait attaquer, grâce aux émissions de balises acoustiques. Le touriste n'en a pas tenu compte, mais après coup grâce aux relevés de balises, on a pu identifier la bouledogue impliquée dans l'attaque.
CHARC permettra aussi de connaître si des zones d'autres activités nautiques (apnée, chasse sous-marine) sont plus ou moins sûres :
www.surfingreunion.com/website/images/RAPPORT_REQUIN_CRESSM_IRD.pdf


J'ai remarqué que la plupart d'entre vous venaient de découvrir l'info sur la mobilité des bouledogues ; pourtant ça date d'un rapport publié en octobre 2013.
J'en déduis que vous ne savez pas où trouver les différents rapports CHARC depuis le début. Vous les trouverez proposés sur cette page de l'IRD :
http://www.la-reunion.ird.fr/toute-l-actualite/l-actualite/l-actualite-du-programme-charc

Dans chaque page proposée vous trouverez les différents rapports en format .pdf , comme ceux que j'ai mis en lien dans mon commentaire.


A PROPOS DE L'ARTICLE :

Il doit y avoir une faute de frappe. Ces trois dernières années, il n'y a pas eu 16 attaques, mais 11 :
http://omar.fr/wp-content/uploads/2013/10/IRAR-InventaireReunionAttaqueRequins-OMAR2013.10.27.pdf

L'IRAR en compte 10 parce qu'elle ne tient pas compte de celle sur un kayak au large du cap La houssaye, en 2011 (parce que ce n'est pas le kayakiste qui s'est fait mordre, mais le kayak).

A propos de l'arrêté qui "prévoit qu’aucun rejet n’est possible à une distance inférieure à 2,5 milles des côtes (environ 4 kilomètres)" : Ah bon, c'est pas possible ? Sérieux ?
Faire des lois c'est une chose, les faire respecter en est une autre.

18.Posté par Bobby le 12/02/2014 12:52
@godzilla

Votre réponse me laisse pantois .... et votre méconnaissance du milieu aussi

il y a toujours eu des requins ...oui bien sur, des méduses aussi ;), il y a plein de poissons dans la mer ..

Par contre je vous renvoie au recensement au point Zéro de la réserve ou il n'y a aucun bouledogue

ils auraient du réaliser assez vite que la Réunion n'est pas un coin sûr pour surfer.??????
Ah bon pourquoi ? ???

du surf tous les jours et un risque normal accepté par tous, très peu d'accidents qui se passent toujours dans des heures et circonstances et lieux défavorable !!!!

La Réunion est un des meilleurs lieu sur la planète pour surfer !!!!

le Réunionnais malgré les dire du grand père de Jori étaient déjà très tourné vers la mer,

le surf a commencé il y a plus de trente ans et il y a trente ce n'était déjà pas ou plus un sport de Zorey, votre volonté d'ethniciser le débat est pitoyable et habituel des associations à la BB

http://www.7lameslamer.net/surf-une-histoire-faite-par-des.html

less Raison Majeurs de la surpopulation de BOULEDOGUE sont: l’arrêt de la Pêche INTERDICTION DE PECHER DES REQUINS DEPUIS 14 ANS §§§§, l'arrèt de la chasse au niveau de la réserve, la reconstitution des stocks de poissons sur cette zone, la ferme ACQUACOLE en baie de St PAUL et derrière ces actions toujours le même groupe de personnes, je vous renvoie a l’excellentissime papier de PIERROT la dessus ....

http://www.zinfos974.com/A-qui-profitent-la-ferme-aquacole-et-le-projet-CHARC_a45924.html

Quand a mR Dérand qui semble pour vous aussi une référence et qui clamais que seul les surfers prenaient des risques et dont vous reprenez la prose, est il en partie moralement responsable des dernières attaques a 5 mêtre du bord en baie de st Paul et a 10 m^ter du bord a Etang Salé de deux BAIGNEURS ????

Nous n'avons pas les mêmes références, je vous parle de mon vécu de plusieurs millers d'heures passés dans l'eau et de celui de centaines d'autres personnes ainsi que de pratiques vérifiables compétitions de surf et triathlons en baie de saint paul, Jori me parle de son grand pére, et vous de l'IRD et de monsieur Dérand...

19.Posté par Godzilla le 12/02/2014 16:43
@ Post 18 :


Bonjour Mr Bobby

J'ai posté un lien sur la liste des attaques à la Réunion, et je me demande si vous avez pris la peine de le consulter. Je le reposte donc :
http://omar.fr/wp-content/uploads/2013/10/IRAR-InventaireReunionAttaqueRequins-OMAR2013.10.27.pdf
Les attaques de bouledogues datent de bien avant 2007, date de la création de la réserve. Rien que de mémoire l'attaque sur Guy Oudin à l'Etang-Salé en 1999, et celle sur un jeune surfer dans l'Etang St Paul en 1994 (je crois, à vérifier dans la liste postée).

Vous parlez d'un " recensement au point Zéro de la réserve" ? Très bien, citez votre source. Je serais vraiment étonné qu'il y ait déjà eu un recensement complet de requins, même dans la seule zone de la réserve.
Vous n'avez décidément pas consulté le lien que je viens de re-poster pour vous : l'observatoire marin de la Réunion (OMAR) a recensé LES OBSERVATIONS de requins (vous trouverez les résultats dans le lien, avant la liste des attaques), et comme par hasard le bouledogue vient en première position des observations.
Et vous venez nous dire qu'en 2007 on n'en recensait pas, alors que vous me parliez de pêche interrompue en 1999 où là on en trouvait (vu qu'on les pêchait) ?
Vous vous contredisez tout seul ...

Le requins se régulent eux-mêmes depuis des millénaires en se bouffant entre eux (notamment les petits qui peuvent se faire bouffer par des adultes de la même espèce, en particulier chez les bouledogues).
Encore un lien que j'ai posté dans mon commentaire, et que vous n'avez encore une fois pas du lire ; je le reposte donc :
http://www.la-reunion.ird.fr/content/download/67902/521050/version/1/file/Juin+2012+Rapport+bibliographique+requin+tigre+et+bouledogue.pdf
(notez que c'est une synthèse faite par une personne en CDD à l'IRD, sur des études scientifiques faites à travers le monde)

Vous y lirez que les petits bouledogues se planquent dans les rivières et estuaires POUR NE PAS SE FAIRE BOUFFER PAR DES ADULTES. Sans parler des autres espèces comme les barracudas, mérous patate ou loches géantes qui bouffent elles-aussi des requineaux de petite taille. Preuve qu'en terme de connaissance du milieu marin, vous n'êtes pas non plus une référence.

"ils auraient du réaliser assez vite que la Réunion n'est pas un coin sûr pour surfer.??????
Ah bon pourquoi ? ???
"
Monsieur si vous ne voyez pas pourquoi, c'est que selon vous les requins sont apparus sur nos côtes après les premiers surfeurs. Je laisse les internautes se faire leur propre opinion sur ce point.

Si pour vous le surf à la Réunion cesse d'être un sport de zorey dès lors qu'il se trouve parmi les pratiquants au moins un pratiquant créole, alors je comprends vos propos.
C'est comme la marche sur le feu, ce n'est pas une pratique malbar parce qu'on y observe de temps à autre quelques pratiquants non-malbars.
Mais chacun se fera son opinion, parce que chacun a des yeux pour voir, et vos chipotements n'y changeront rien.

" la reconstitution des stocks de poissons sur cette zone"
La réserve prétend que les stocks sont loin d'être reconstitués.
Mais comme vous savez tout et que vous avez toujours raison (dans votre esprit, je précise), je suppose qu'il est inutile de vous recommander un petit passage sur le site web de la RNMR
http://www.reservemarinereunion.fr/
dans lequel vous trouverez les chiffres qu'ils avancent.

Le lien que vous avez posté :
http://www.zinfos974.com/A-qui-profitent-la-ferme-aquacole-et-le-projet-CHARC_a45924.html
je l'avais déjà lu, mais je vais me pencher dessus encore une fois, et vous dirai ce que j'en pense dans un prochain post.

"Quand a mR Dérand qui semble pour vous aussi une référence et qui clamais que seul les surfers prenaient des risques et dont vous reprenez la prose"
Vous interprêtez mes propos de façon réactionnaire. J'ai cité Mr Derand au sujet de ses nages et des conclusions qu'on pouvait en tirer, pas au sujet de ses idées personnelles. Vous inventez beaucoup, Monsieur, ça risque fortement de nuire à votre crédibilité. Soyez donc un peu plus rigoureux dans vos commentaires.

"Nous n'avons pas les mêmes références, je vous parle de mon vécu de plusieurs millers d'heures passés "
L'expérience n'est qu'une partie de la vérité, parce qu'il n'y a pas que la vôtre. Mais vous, vous considérez qu'elle doit avoir force de loi. Parlons alors de l'expérience des gens qui se sont fait attaquer sur leur planche dans l'ouest, dans les années 90 ...
J'ai toujours fait l'amour sans mettre de préservatifs, et j'ai une expérience de centaines d'heures. Est-ce pour autant qu'il n'y a pas de danger ? On devrait se baser sur mon expérience ? Ne pas tenir compte de l'expérience de ceux qui ont fait comme moi mais qui ont fini par gagner le SIDA ?

Encore un lien intéressant sur la côte Ouest, notamment près du cimetière marin (paragraphe 4 "Baignade interdite à St Paul"), que vous n'avez apparemment pas consulté non plus, et que je re-poste donc :
http://mika.dit.kl.pagesperso-orange.fr/html/RequinsReunion03.htm
Je rappelle que c'est le lieu de l'attaque sur la jeune baigneuse de 2013, dont vous accusez Mr Derand d'être moralement responsable.

"Jori me parle de son grand pére, et vous de l'IRD et de monsieur Dérand... "
Oui c'est probablement parce que tous les grand-pères qu'il serait possible de citer sont moins connus que l'IRD, Mr Derand, la réserve marine, l'observatoire marin ...
Je pensais que vous auriez compris cela, mais apparemment non, vous préférez des témoignages anonymes.
Peut-être que tous les internautes créoles devraient témoigner sur ce que leur disaient leurs grands-parents, ça serait peut-être plus probant pour vous. A bon entendeur ...

20.Posté par Bobby le 13/02/2014 10:39
Ce que je comprends c'est que vous vous fiez à vos sources, et moi aux miennes, les deux association de prévention des risques sur la Réunion ont à leurs tête des surfeurs, créoles de surcroît puisque pour vous c'est un critère, elles ont réalisées un énorme travail d'études et de mise en relation d'informations.

Votre remarque est encore une fois de plus la traduction de votre méconnaissance du milieu du surf réunionnais je vais juste vous citer le nom de Anne Gaelle Hoarau vice championne du monde en 1986 ... vous devez vous doutez que pour atteindre ce niveau elle ne surfait pas depuis deux jours, et il y en a eu bien d'autres avant et après....

Point Zéro de la réserve
http://www.reservemarinereunion.fr/IMG/pdf/rapport_activite_2007_apmr.pdf

Je cite ce point car il correspond à votre système de référence ... je ne le prends pas comme une vérité car il est issue d'un milieu dont la probité, le mode de communication et l'interprétation des résultats, les intérêts directs et indirects ne me satisfont pas

C'est un fait avéré qui a fait débat depuis le début de la crise ... Zinfo 974 est un lieu de débat mais il n'est pas le seul ...

Des témoignages anonymes ???? je vous cite des compétitions de triathlon et une de surf qui ont eu lieu dans la baie ??? moi je vis a st-paul, c'est ma commune, un article de Pierrot .. il est signé, des données issues de votre système de références, je vous parle de mon Background ... Quel est le votre ?

Je n'accuse pas Mr Dérand !!!!! Je me pose la question C'est vous qui transformez mes propos !!!!

Pour le sida votre exemple est très bon ( nous devons être de la même génération )effectivement mon propos est de dire avant ces dernière années il y avait un risque acceptable et il ne l'est plus maintenant sauf que la on nous interdit de faire l'amour il n'y a pas de capote qui protège des requins

21.Posté par Bobby le 13/02/2014 11:25
pour le point Zéro par espèce

http://archimer.ifremer.fr/doc/00050/16161/13645.pdf

22.Posté par Bobby le 13/02/2014 12:04
et une petite recherche te permettra de voir que c'est la Directrice de la réserve Marine qui l'annonce elle même ....

23.Posté par Godzilla le 14/02/2014 15:23
Mr Bobby

J'ai gardé les liens sur les effectifs au point zéro de la réserve pour les lire tranquilement à la case, vu leur longueur. Je vous donnerai mes impressions sur ces documents dans un prochain post.

Pour ce qui est du lien suivant :
http://www.zinfos974.com/A-qui-profitent-la-ferme-aquacole-et-le-projet-CHARC_a45924.html
je l'ai lu, ainsi que les commentaires, et c'est vrai qu'il est très intéressant. Moi non plus je n'aime pas les conflits d'intérêts.
Notez sur ce sujet que la commune de St Paul a comme projets de favoriser la réinstallation de fermes aquacoles (voir journal Le Quotidien de mercredi 12/02/14, article "bilan des communes").

Pour ce qui est du milieu du surf, inutile de se mentir à soi-même, je n'ai en effet aucune prétention à dire que je connais ce milieu. "Surfeur zorey", c'est ainsi que l'on parle des surfeurs chez bon nombre de gens, dont moi, c'était déjà le cas bien avant la crise requins. Je suis prêt à vous croire si vous dites que c'est un cliché.
J'aurais donc du dire "il aurait mieux valu qu'il n'y ait pas de surf à la Réunion", même si TOUS les surfeurs avaient été rien que des Créoles. Parce que pour moi le problème n'est pas une question de kréol/zorey, mais une question de pratiquer dans un milieu naturel dangereux.
Tous ceux qui suivent les débats savent que dans chaque camp, il se trouve à la fois des zorey et des Créoles ; moi-même qui lis les commentaires, je me rends bien compte que les avis ne dépendent pas de l'appartenance à l'une ou l'autre communauté. Les gens qui font la distinction n'ont pas attendu l'arrivée de BB dans le débat pour le faire, il faudrait arrêter de faire croire que les gens ne sont que des pantins dans les mains d'associations.

Pour ce qui est de Mr Derand, il n'y a pas à se poser de question, le but de mon propos étant de tirer des conclusions en terme de fréquentation de bouledogues sur ses itinéraires. Vous avez surtout retenu le nom de Mr Derand, mais que concluez-vous personnellement de ses nages en terme de fréquentation/comportement de bouledogues ?

PS : notez que je réagis à vos liens, et que sur le terme de "surfeur zorey" et de "l'ethnicisation du débat", j'ai fait amende honorable.
Donc j'attends vos impressions sur les documents que j'ai postés à votre intention et notamment :
http://www.la-reunion.ird.fr/content/download/67902/521050/version/1/file/Juin+2012+Rapport+bibliographique+requin+tigre+et+bouledogue.pdf
(notez que c'est une synthèse faite par une personne en CDD à l'IRD, sur des études scientifiques faites à travers le monde)
http://mika.dit.kl.pagesperso-orange.fr/html/RequinsReunion03.htm
(paragraphe 4 "Baignade interdite à St Paul", sur l'endroit de l'attaque de juillet 2013, en période de présence de baleineaux nouveaux-nés)

Ya rien que de la sorte qu'on peut avancer dans nos discussions, sinon ça reste un dialogue de sourds.

24.Posté par Godzilla le 15/02/2014 15:12
Mr Bobby


Voilà mon analyse des deux documents que vous avez postés au sujet du recensement de bouledogues par la réserve marine :

1) Tout d'abord celui-ci :
http://archimer.ifremer.fr/doc/00050/16161/13645.pdf

qui est une annexe d'un rapport de l'IFREMER datant de 2011. Ca parle des résultats des mesures réalisées sur différents points, dont celui qui nous intéresse, les ressources (annexe n°2).
A la page 134 (page 42 du document .pdf), on a le paragraphe qui traite des carnivores en général ; tous les autres paragraphes traitent de diverses familles de poissons (mérous/loches, carangues, vivaneaux, ...).
Les analyses présentées portent sur la comparaison des effectifs selon le biotope (platier ou pente externe) et les différentes zones de protection (zone classique, zone réglementée, zone sanctuaire).
Tout ce qu'on y apprend, c'est qu'entre 2007 et 2009, 176 observations ont été effectuées. Aucune info sur les espèces carnivores en question.

Ensuite, pages 166 et 169, on a des tableaux de pêche classés par technique de pêche et par zone de protection. Pour chaque technique, on a un chiffre global et des chiffres détaillés pour certaines espèces. Dans aucune de ces espèces on ne trouve de requin.
Je n'ai rien trouvé d'autre dans ce document qui puisse nous intéresser. On ne peut donc rien en tirer pour notre question.

2) Ensuite il y a celui-là :
http://www.reservemarinereunion.fr/IMG/pdf/rapport_activite_2007_apmr.pdf

qui est un compte-rendu d'activité de la réserve marine pour l'année 2007.
En lisant le sommaire, je me suis rendu au chapitre 4, "Mieux connaître pour mieux préserver", dans lequel on traite de "point zéro de la réserve" et "de suivi de l'effet réserve".
Là effectivement je crois avoir trouvé la phrase qui vous fait dire qu'au point zéro de la réserve, il n'y a pas de bouledogue.
C'est celle-là (vous me direz si c'est bien celle-là) : "(...) les suivis scientifiques des peuplements de poissons réalisés SUR LES RECIFS montrent que LA PLUPART des poissons prédateurs de haut niveau trophique sont absents (...)" (page 42, 1er paragraphe en haut de la page).

Mes remarques :
1) d'après mes connaissances, il doivent parler des gros mérous/loches, des carangues, barracudas, grosses murènes et des requins de récif. J'ai mis "la plupart" en majuscules, car ça signifie qu'il y en a parmi ces espèces qui sont présentes, mais on ne nous précise pas laquelle/lesquelles.
2) le bouledogue est un requin semi-pélagique et côtier. Il n'est pas classé parmi les requins de récif, qui sont (pour les plus gros) :
- le dagsit ou requin gris de récif (carcharhinus amblyrhinchos)
- le pointes blanches de récif (carcharhinus albimarginatus)
- le pointes noires (carcharhinus melanopterus)
- le requin corail ou pointes blanches de lagon (triaenodon obesus).
Ces requins de récif, comme leur nom l'indique, ne se trouvent que dans les récifs coralliens. Alors que le bouledogue, lui, se trouve près des côtes autour d'îles ou de continents (en zone intertropicale) même lorsqu'il n'y a pas de récifs coralliens (ex : en Afrique du Sud, en Inde, ...) (sans parler du fait qu'il remonte aussi les fleuves et fréquente les lacs).
On ne doit donc normalement pas s'attendre à voir des bouledogues et des tigres habiter les récifs.
3) mais même en supposant qu'il n'y en avait effectivement pas sur les récifs de nos côtes (c'est pour ça que j'ai mis "sur les récifs" en majuscules), ça ne signifie pas qu'ils n'étaient pas ailleurs, puisque les études de la réserve marine portent exclusivement sur les récifs (vu que c'est justement ces récifs qu'elle veut protéger et restaurer).
C'est d'ailleurs ce que l'étude CHARC a conclu de ses observations, 5 à 6 ans plus tard : les bouledogues ont un habitat situé au large de St Gilles (plus au large que les récifs et à leurs extrémités), et ils ont une présence marquée la nuit aux Roches noires et permanente aux abords de l'étang du Gol. Pour le reste du territoire, ils ne sont généralement que de passage.
Références CHARC :
http://www.la-reunion.ird.fr/content/download/67000/515162/version/2/file/Décembre+2012+Résultats+et+analyse+préliminaires+des+détections+au+02122012.pdf
http://www.la-reunion.ird.fr/content/download/67922/521133/version/1/file/Avril+2013+Bilan+des+opérations+de+marquage+début+avril+2013.pdf
http://www.la-reunion.ird.fr/content/download/68143/522548/version/1/file/Bilan+provisoire+des+opérations+de+marquage+effectuées+du+21+octobre+2011+au+12+mai+2013.pdf

Notez que ce que dit la réserve marine en 2007, à savoir la faible présence de requins de récif, est confirmé par les clubs de plongée, qui affirment eux-aussi qu'à part des requins corail, ils ne voient plus de requins dans les récifs, alors qu'avant il y en avait.

N'empêche que le document en question prouve que vous aviez raison en disant qu'une étude avait été faite pour la réserve marine pour déterminer la présence de requins dans les récifs.
Même limitée aux récifs, cette étude est intéressante, il faudrait pouvoir la trouver. Pour voir le détail des espèces recensées et les moyens utilisés (sans oublier la période couverte). Car quand je vois les moyens mis en oeuvre par CHARC (temps, argent, technologie), je serais surpris qu'une autre étude de même envergure ait été entreprise sans qu'on en ait plus parlé que ça.
Si vous la trouvez, n'hésitez pas à la partager ici SVP, ça en intéressera plus d'un.
De mon côté je vais chercher aussi.

25.Posté par Bobby le 18/02/2014 10:00
La non présence des requins est liée uniquement je pense a la méthode employée, le coût du point Zéro a l'époque Un peu plus de 128 000 € .....

https://www.facebook.com/photo.php?fbid=10151460216079671&set=gm.362291307206062&type=1&theater

Il y a eu une étude de l'ifremer avant le point Zéro, cette étude à été vite fait enterrée ... je crois que les associations d'usager de la mer l'ont déterré et mis en avant

Les résultats partiels que nous connaissons de l'IRD et les méthodes employées sont sujets a caution, les témoignages d'usagers de la mer et leurs REX sont parfois beaucoup plus pertinents et pourraient coûter beaucoup moins cher à recueillir ....

La dernière fois que je suis passé chercher du poisson a St Paul, je suis tombé sur une charmante dame et je lui ai posé la question si elle ne vendait pas de requin ... elle me répondit que non, que c'était interdit à la vente .. puis je lui demandais que faisaient ils des requins péchés ? Nous les partageons avec la famille et les amis et nous les mangeons .... puis je lui demandais si cette pratique 'de manger le requin' était nouvelle, elle me répondis qu'elle avait toujours été ...

Le requin est un poisson qui à toujours été consommé à la Réunion, jusqu’à l'interdiction pour des risques supposés de Ciguatera ...

14 ans après ... la crise Requin ..

26.Posté par Bobby le 18/02/2014 12:29
je prends le temps de lire vos lien avant de vous répondre, je ne suis pas un scientifique, juste un amoureux de la mer à la réunion ..

Je suis ouvert au dialogue et ravi de pouvoir le faire, depuis trois ans, les accusations de massacre ( il y a m^me eu une pétition en ligne pour une dizaine de requins péchés en trois ans alors qu'en france métropolitaine on pêche 20 000 T/an ) et la stigmatisation de la communauté des gens de la mer par l'outrance, notamment de la part de l'associations animalistes Sea shepperd ont fait piétiner ce dossier ... résultat une ile qui ne peut plus profiter de la mer et une crise économique touristique des morts et des mutilés
...

27.Posté par tafiole way of life le 18/02/2014 14:07
26.Posté par Bobby

juste une parenthese pour digresser sur la dialectique "massacre de requin" :

- pecher 20.000 tonnes par ca reste de la pêche si c'est pour bouffer. Ca n'enleve rien à la question de la surpeche.


- tuer des animaux pour les envoyer directement à l'equarissage dans le but non pas de nourrir mais de supprimer leur présence ca reste un massacre quand bien meme ca serait une poignée de requin de 150 kg;

Cul terreux qui font dans leur froc, viandards de la chasse sous marine comme jery van truc, ou industriels de la surpeche, tous meritent bien d'etre stigmatisés pour leurs massacres.

28.Posté par Godzilla le 18/02/2014 14:55
Mr Bobby

Je sors juste d'envoyer un mail à la réserve marine pour leur demander des infos sur les recensements de poissons ayant servi aux données du point zéro.
Voilà ce que je leur ai envoyé :

"Bonjour

Nous sommes impliqués, un internaute et moi-même, dans une discussion sur le net au sujet de la crise requin. Notre questionnement porte sur la présence ou non de requins-bouledogues sur la côte Ouest avant 2007.

Mon interlocuteur a posté un lien supposé conclure à la non-présence de bouledogues sur le territoire de la réserve marine au moment du "point zéro de la réserve".
La seule phrase que j'y ai relevée de pertinente sur la question est la suivante : " (...) les suivis scientifiques des peuplements de poissons réalisés SUR LES RECIFS montrent que LA PLUPART des poissons prédateurs de haut niveau trophique sont absents (...)" (Rapport d'activité 2007 de la RNMR, chapitre 4 "Mieux connaître pour mieux préserver"). Il n'y est pas précisé quelles espèces de poissons prédateurs en particulier, par contre il est bien mentionné qu'il y a eu des suivis scientifiques sur le peuplement de poissons dans les récifs.

Afin que nous puissions trancher sur la question, mon interlocuteur et moi-même, pourriez-vous s'il vous plaît m'indiquer par retour de mail les éventuels documents faisant office de recensement des espèces, consultables en ligne ? (avec liens internet).

D'avance, merci.
Sincères salutations"

J'espère qu'ils répondront vite, car de mon côté j'ai rien trouvé dans mes recherches.
Par contre j'ai trouvé ça :
http://vieoceane.free.fr/requins/requins1.html
qui intéresse notre débat sur les points 8 (absence de bouledogues dans le point zéro de la réserve) et 9 (chasse sous-marine autorisée en zone de protection n°1, qui inclut justement la côte de St Gilles).

Pour ce qui est de vos tous récents posts, je préfère ne pas trop y répondre, car j'ai bien compris que vous resterez sur vos positions. Quelques petites remarques vite fait quand-même :
- les marquages faits par l'IRD permettent au moins de reconnaître un requin qu'on aura déjà observé ; les témoignages visuels ne permettent jamais de dire si ce n'est pas le même requin qu'on a déjà observé il y a quelques heures ...
- si la probité de l'IRD vous semble doutable, je peux comprendre ; mais les témoignages de personnes qui sont partie prenante dans la crise, à mes yeux, le sont au moins tout autant. Les clubs de plongée bouteille affirment ne plus voir de requins ; pourquoi tenir compte uniquement des témoignages des autres ?
- vous devriez préciser, quand vous parlez de la dame de la poissonnerie, qu'il s'agit de certains requins uniquement (dont le bouledogue et le tigre). Les requins du large (bleus, longimanes) sont toujours vendus et consommés. La ciguatéra se trouve en milieu corallien, et des intoxications on en a gagné rien qu'avec des carangues
http://aresub.pagesperso-orange.fr/medecinesubaquatique/dangersfaune/ciguatera/clin/clin.htm
- vous parlez de stigmatisation des "gens de la mer", mais c'est surtout les surfeurs de la Réunion qui ont été stigmatisés par Sea shepherd. Les plongeurs et chasseurs sous-marins ont été plutôt épargnés par les critiques (jusqu'à preuve du contraire). L'association "Apnée loisirs Réunion", ce sont aussi des "gens de la mer", sans parler des tas d'anonymes usagers de la mer. Les "gens de la mer" ne se limitent pas aux surfeurs.
- dans l'ensemble, je crois que les "gens de la mer" dont vous parlez ont été plutôt écoutés : programme CHARC, projet Cap Requins, Vigies renforcées, ballons d'observation ... quant à l'interdiction, il faudrait savoir ce qu'on veut vraiment : quand c'est pas interdit on le reproche à l'Etat (pas de panneaux, drapeau orange au lieu de rouge ...)

29.Posté par Bobby le 18/02/2014 16:23
Je ne suis ni contre les marquages, ni contre la réserve Marine, ni pour la surpêche, ni pour le massacre des requins ..

je suis pour le bon sens, la préservation de la vie humaine avant celle des requins

la plongée bouteille ne voit plus de requins ... au plus fort de la crise et des attaques ils n'en voyaient pas non plus, les marquages de l'Ird ont permis de voir des centaines de passages sur les bouées de relevé avec un nombre de requins bouledogues marqués minimum ...

La stigmatisation des gens de la mer .... je parle aussi de tous ces petits chasseurs et pêcheurs pour qui c'était une économie de subsistance et qui se retrouve sans cette possibilité , c'est vrai que les surfers l'ont particulièrement été et continue de l'être, je remercie 'tafiole way of life' d'illustrer mon propos

La surpêche au large ne peux pas tout expliquer et je suis contre évidemment, je ne mange personnellement plus de ce type de poisson depuis longtemps, le bouledogue est principalement un poisson côtier(voir la carte que godzilla nous a aimablement fourni), donc cette explication comme unique
point de vue ne peut être satisfaisante

Le projet Cap Requins est évidemment une bonne chose, les vigies requins aussi ( pour sécuriser un lieu dans des vagues de 50 Cm) même si aujourd'hui ils ne résolvent rien, j'ai beaucoup plus de mal pour les ballons, caméra, deartek qui me semblent plus être des usines a gaz chasseuses de subventions ...

Aujourd'hui ce programme est particulièrement intéressant dans la mise en place des Drum Line et surtout dans la brèche qu'il crée par rapport a la totemisation de ce poisson ( les Drum line ne résolvent pas la surpopulation de Requin car il y aura un faible nombre de prise mais a priori vont créer une zone d'exclusion pour ces mêmes poissons qui s'adaptent très rapidement )

La réouverture de la pêche et de la consommation de requins et éventuellement de certaines zones sensibles a la chasse me semblent nettement plus pertinentes...

L'interdiction de baignade est simplement lié au fait que l'activité de bain, surf est vraiment dangereuse du fait de la surpopulation de requins et que les mesures prisent même si elles commencent à aller dans le bon sens ne sont pas suffisantes ...

je n'ai pas de positions lié a un dogme ... je constate simplement que nous sommes passés d'une notion d'un risque acceptable avec des attaques espacées dans des conditions particulières( lieu horaires écoulement turpitude ) a un risque non acceptable (d'ou l'interdiction) des attaques non prévisibles fréquentes mettant en brèche les théories sur les morsures exploratoires, confusion avec une tortue, rencontres accidentelles ect

Je suis ouvert a tout type de propositions permettant de réduire ce risque a un niveau acceptable et qui permettra de re-fréquenter la mer au moins sur la portion de la zone balnéaire et les principaux spots de l'Ile , de Manapany a Cap requin

30.Posté par Godzilla le 19/02/2014 15:51
Bonjour Mr Bobby

ca tombe bien que vous ayez décrit votre positionnement, parce que j'allais vous le demander. Parce qu'on a argumenté et argumenté sur des points bien précis, sans savoir quelles étaient nos positions respectives.

Voici les miennes :
- je vais pas me cacher, même si la vie humaine a une valeur, celle des requins en a aussi
- je suis contre les palangres puisqu'elles viennent de prouver qu'elles capturent d'autres espèces que les bouledogues/tigres (marteaux et nourrice pour le moment) ; en plus il a fallu un mois pour capturer un bouledogue, principale cible, donc l'efficacité du système est faible.
Pourtant, comme vous le rappelez, le principe de Cap Requins est basé sur la capacité des requins à comprendre qu'une zone est synonyme pour eux de danger. Reste à espérer que cette théorie soit juste.
- je suis contre les filets vu que d'autres espèces viennent s'y prendre
- le principe des vigies est très bien dans le principe, mais efficace uniquement en eaux claires (sur des fonds sableux avec la houle d'hiver ça sera pas le cas)
- l'occupation en général de la mer par des plongeurs, OK, mais il faut vraiment qu'ils soient en mesure de se défendre, ce qui, même avec des armes adaptées, reste difficile quand on a affaire à plusieurs requins à la fois

Avant qu'on ne parle du dearteck, je n'intervenais pas, car franchement je n'avais pas de solution à défendre.
Maintenant, je m'y intéresse. Je ne suis pas du tout actionnaire chez eux. Mais je pense (ça n'engage que moi) que le patron, Mr Barguidjan, n'est pas assez fou pour proposer une solution s'il n'est pas persuadé de son efficacité, juste pour des subventions. A mon avis, en cas d'inefficacité avérée, il aurait plus à perdre qu'à gagner (notamment en réputation et crédibilité).
Le principe d'un répulsif me semble être la meilleure solution. Elle sécuriserait les chasseurs sous-marins (une équipe de trois, un qui rale la bouée, un qui chasse, et un qui veille sur le chasseur avec son répulsif, le tout en roulement) ; les plongeurs bouteille et apnéistes ; les surfeurs et kayakistes avec la version adaptable.
Je pense que les tests du pistolet (un requin tigre testé, mais prisonnier d'un hameçon) et de la version 360° pour surf devraient être testés très sérieusement, dans les conditions locales (eaux troubles, présence effective de boultigres, intention d'attaque effective).
Il y a beaucoup à gagner :
- réduction du risque à un niveau peut-être inférieur au niveau "acceptable" (terme qui ne me plaît pas, mais bon)
- solution satisfaisant toutes les parties (les mangeurs de requins peuvent toujours manger les requins du large ou importés)
- création d'emplois par implantation d'usine de fabrication à la Réunion
- le prix unitaire du pistolet comme de la version surf passerait de 750 € à 450 €

Voilà pourquoi je pense qu'on aurait du s'intéresser à cette piste en premier (il est vrai qu'on n'a entendu parler du dearteck qu'en octobre dernier, mais on aurait pu réagir tout de suite).

Nouveau commentaire :
Twitter

4, cité Fontaine
97400 Saint-Denis

06 93 010 810
contact@zinfos974.com


- Contact

- Signaler un abus

- Mentions légales