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En Espagne, le gouvernement souhaite limiter l'avortement thérapeutique. Le ministre de la Justice, Alberto Ruiz Gallardon, a annoncé qu'il allait réviser la loi sur l'interruption volontaire de grossesse et exclure la possibilité d'avorter en cas de malformation du foetus. "Je ne comprends pas que l'on ne protège pas l'enfant conçu, que l'on permette l'avortement parce qu'il souffre d'un handicap ou d'une malformation", a expliqué le ministre de la Justice au journal La Razon.
En Espagne, le débat sur l'avortement divise la société. Il était totalement interdit d'avorter dans ce pays jusqu'en 1985. La loi a ensuite introduit quelques exceptions. Elles incluaient la malformation du foetus, évoquée par Alberto Gallardon, mais aussi la mise en danger de la santé psychologique de la femme.
La libéralisation de l'avortement a été votée en 2010 à l'initiative du gouvernement socialiste de l'ancien Premier ministre José Luiz Zapatero. La loi actuelle prévoit une interruption volontaire de grossesse jusqu'à 14 semaines. L'interruption médicale est quant à elle autorisée jusqu'à 22 semaines.
L'annonce du ministre de la Justice n'est pas une surprise puisque ce conservateur avait déjà annoncé son intention de revenir sur la réforme votée par les socialistes espagnols. Une réforme qui avait rencontré une forte opposition des conservateurs et des catholiques.
En Espagne, le débat sur l'avortement divise la société. Il était totalement interdit d'avorter dans ce pays jusqu'en 1985. La loi a ensuite introduit quelques exceptions. Elles incluaient la malformation du foetus, évoquée par Alberto Gallardon, mais aussi la mise en danger de la santé psychologique de la femme.
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