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Eric Magamootoo défend les petits commerçants

Le président de la Chambre de commerce et d’industrie de La Réunion ne veut pas que les petits commerces aient à supporter une augmentation de salaires de 50 €, c’est la part qui incombe au patronat dans le montage financier proposé par l’Etat. Jean Cadivel, commerçant à Bras-Panon, confirme…


C’est sans doute un des éléments essentiels dans le montage pour le financement des 200 € de salaire net : la participation des entreprises. Si selon nos informations, certains patrons acceptent cet engagement, d’autres n’en veulent. C’est le cas des petites entreprises.
Eric Magamootoo, président de la CCIR, a fait entendre sa voix et la position des petits commerçants lors des premiers jours de négociations. Pour mieux peser dans ce débat, il a réuni un certain nombre de commerçant au sein d’un collectif.
Inquiets à avoir à supporter de nouvelles charges salariales dans un contexte économique particulièrement difficile, plusieurs étaient présents hier après-midi devant la grille de la préfecture. Jean Cadivel, commerçant à Bras-Panon, avait également fait le déplacement.
L’ancien président du club de football de Bras-Panon n’a pas caché sa crainte et son désarroi, si les petits commerces devaient aussi augmenter leurs salariés. “On va sans doute nous imposer un double challenge : une hausse des revenus et une baisse des pris. C’est impossible”.
Si ces décisions sont imposées les conséquences seront immédiates “Ce sera d’abord le licenciement puis la faillite…”

Lundi 9 Mars 2009 - 10:23
Jismy Ramoudou
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1.Posté par andremctp le 09/03/2009 11:28
Les petits commerçants oublient , semble t'il, un élément dans leur analyse, c'est que si certains touchent 200 euros de plus, ils dépenseront 200 euros de plus aussi. Ensuite les prix diminuant , cela permettra d'acheter d'autres produits et peut être éviter d'avoir recours au crédit, chien-lit de notre société de consommation. Alors c'est là que doivent intervenir leurs dirigeants pour faire en sorte que l'économie soit orientée aussi vers les petits commerçants.
Bien sûr si les 200 euros servent aux jeux ...loto, PMU etc.... ce sera un échec.

2.Posté par Gérard Maillot le 09/03/2009 14:37
"Si ces décisions sont imposées les conséquences seront immédiates “Ce sera d’abord le licenciement puis la faillite…”

Seuls "les meilleurs" resteront sur le marché!

3.Posté par volcanic le 09/03/2009 19:22
Et pourquoi une petit commerçant ne devrait pas augmenter ses salariés ?
En quoi une vendeuse ou caissière serait traitée autrement ?
Le secteur d'activité ne doit pas jouer. Si les bas salaires évoluent, il doivent évoluer dans tous les secteurs d'activité.
Nous allons pleurer à écouter ces différents représentants des petits commerçants... La plupart sont de très bons gestionnaires tous pour la plupart en liquidation judiciaire, redressement, etc...
Aucun effort en matière d'accueil, d'horaires d'ouverture, et j'en passe !
Comment peuvent-ils être encore des élus siégeant à la CCI Réunion et représentatifs ?
Quel retournement de veste de la part du Président de la CCI qui un jour fait le jeu du MEDEF et qui sentant sa cote de popularité baisser se rallie à la cause des petits... on croit rêver !
Quel intérêt de créer ce nouveau collectif en dehors de rechercher à plus de crédibilité ?

4.Posté par Fréddy LENDERS ( porte parole du SYRCAP : syndicat réunionna le 09/03/2009 21:00
Je crois que Mr vous ne connaissez la situation réelle des petits commerces alimentaires de la Réunion. Je suis prêt à vous donner gratuitement les clés de mon magasin et vous comprendrez vite fait et bien fait que c'est extrêmement difficile. Je ne veux en aucun cas me braquer contre vous mais je vous donne un mois et je suis prêt à parier que vous ne tiendrez pas une semaine.
reveil à 4h30 pour les premières cuisons
ouverture à 6h30
fermeture à 12h30
réouverture à 14h00
fermeture à 20h00
voilà ma cadence de travail journalière
ah j'ai oublié de préciser mon salair
700 euos pour le moi de janvier
850 pour le moi de février
Cela vous tente ?
Alors céssez de tirer sur les petits commerces car vous ne savez pas de quoi vous parlez.

5.Posté par Fréddy LENDERS ( porte parole du SYRCAP : syndicat réunionna le 09/03/2009 21:06
L'enjeu des négociations pour les petits commerçants
Nos inquiétudes sont tout à fait justifiées car nous ne sommes pas la grande distribution
On nous demande de baisser les prix de 20% je suis tout à fait pour mais aujourd'hui contrairement à ce que pense certain, nous avons pas des marges extensibles. - 20 % oui à conditions que nos fournisseurs qui sont je le rappelle ici nos concurrents (deux centrale sur la réunion appartenant aux géants de la grande distribution) nous accordent 20 % de moins sur nos achats sinon nous ne pourrons pas tenir.

6.Posté par OXYDE le 09/03/2009 23:49
Monsieur Jean Cadivel, Président du SYRCAP, et Vice Président de la Commission Commerce de la CCIR, se dit petit commerçant de proximité, qui ne peut augmenter les salaires de ses employés. Savez-vous que cette même personne à acheté fin 2008 une nouvelle Mercedes que l'on peut voir garée dans le parking de la CCIR, alors qu'en parallèle il évoque la situation critique du commerce alimentaire de proximité !

Savez-vous que son Président, Monsieur Magamootoo lui à accordé un séjour Réunion-Paris-Guyane, pour assister au forum intitulé " Les Assises du Commerce des Dom" à Cayenne en juin 2008, durant 2 semaines au frais des contribuables ? Et savez-vous pour quel montant ?

Mais revenon à la problématique du petit commerce alimentaire à la Réunion !
Les prix sont plus chers dans les supérettes ou autres commerces de détails de moins de 300 m² car ces "petites structures" ne disposent pas de la maitrise groupée d'une centrale d'achat, par conséquent leurs coûts d'approvisionnements restent excessifs.

Toutefois, notons qu'il reste un inconnu : la marge de ces commerçants. Au lieu de nous indiquer les salaires mensuels, non pertinent car pouvant faire l'objet d'une minimisation par rapport à la réalité, peut-on nous indiquer sur un "hit-parade" des produits vendus dans ses "petits rayons", quels sont les coûts de reviens par produits et les prix de vente ? Voila la transparence.

L'arrivée de nouveaux acteurs sur le marché de la grande distribution, va redistribuer les cartes dans la prise de marchés sur ce secteur d'activité.
L'ancienne loi TAK avait pour but de réguler le marché aval de la distribution, en limitant la surface totale de vente, par groupe, à 25 % du plancher globale. Or, nous constatons aujourd'hui que trois groupes détiennent à eux seuls 81,7% du marché. Avec le leader Vindémia qui concentre près de 33 % du marché, sur un caillou de 2 500 km². Nous faisons face à une hyperconcentration, qu'il faut résoudre.

L'avenir n'est donc plus dans les petits commerces "de proximité", avec des indépendants, qui ne savent pas s'organiser dans leurs approvisionnements, et qui installent des marges excessifs pour des prix excessifs. D'autant plus qu'avec les réseaux routiers de type tram-train, route des tamarins, nous allons constater d'importants flux de consommateurs dans les grandes surfaces qui vont se battre pour des prix bas et qui sont implantés à proximité des grands axes routiers.

Au lieu d'apporter un réponse concrète aux petits commerçants alimentaires, la CCIR évoque l'affiliation de ces commerçants auprès de grossistes de type Cocci Market Comme se sont des intermédiaires dans la distribution, nul doute que les prix d'achats ne vont pas changer, vu les coûts logistiques à répartir entre un nombre restreint d'adhérents.

Eric Magamootoo nous montre, une fois de plus, qu'il est à 10 000 km (surement en Grèce) de comprendre la réalité des ressortissants de l'organisme consulaire dont il est le Président, et d'y apporter une réponse adaptée. Pour preuve, dans l'affaire de vente au déballage des Jumbos Score en décembre dernier, il à la fois donné un avis négatif et un avis positif à un même groupe, concernant la vente de fruits de saisons. Je vous communiquerais bientôt ces 2 avis contraires signé de sa main, très prochainement.


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