Société

Encore plus de "Nuits sans lumière" en 2017


Crédit photo : Parc national de La Réunion - Stéphane Michel
Crédit photo : Parc national de La Réunion - Stéphane Michel
Les Nuits sans lumière se sont déroulées cette année du 5 au 24 avril. L’opération a pour objectif de sensibiliser le public à la pollution lumineuse, ses impacts et les moyens de la réduire.

Depuis son lancement en 2008, elle ne cesse d’attirer des partenaires publics et privés qui souhaitent s’engager en faveur des pétrels. Ce mardi, un bilan de l’édition 2016 a été dressé au siège du Parc national à la Plaine des Palmistes. Aujourd’hui 104 partenaires, qu’ils soient des collectivités, des associations ou des entreprises, sont mobilisés soit 37 de plus qu’en 2015. 

Au total, 118 actions et animations ont été proposées "pour mieux comprendre en quoi une lumière artificielle inadaptée peut nuire aux hommes, aux écosystèmes et à la planète".

La Seor a pris en charge et soigné dans son centre de soins 467 jeunes pétrels de Barau entre le 31 mars et le 25 mai 2016. L’association a pu en relâcher 379. Par contre, 88 oiseaux sont morts suite à des luxations, fractures ou brûlures.

Mais, sur la période des Nuits sans lumière, 327 pétrels de Barau ont été récupérés soit 70% du nombre total d’oiseaux échoués pendant cette saison d’envol, indique la Seor. 

La ligue de foot privilégiera les matches de jour

Ces sauvetages ont été rendus possibles grâce aux efforts conjugués des partenaires. Une bonne action qui leur permet également de réaliser des économies. EDF, sur les 20 nuits de l’opération, a économisé jusqu’à 721 MWh. "Le week-end des 8, 9 et 10 avril a représenté à lui seul 35% de la totalité de l’économie générée, soit 143 MWh".

Egalement associée, la Ligue Réunionnaise de Football s’est quant à elle engagée à programmer en 2016 et 2017 plus de 50 matches en journée. Durant toute la période critique pour l’envol des jeunes  oiseaux, les rencontres auront lieu les dimanches après-midi.

Un succès qu’il convient encore d’élargir selon l'ensemble de ces partenaires et pour différentes raisons. Outre l ‘économie d’énergie et la préservation des écosystèmes nocturnes, la lutte contre la pollution lumineuse permet également d'améliorer le sommeil et a donc un impact direct sur la santé humaine. 

La 9ème édition des Nuits sans lumière se tiendra du 12 avril au 6 mai 2017. Cinq nuits de plus qu’en 2016 pour préserver cet oiseau emblématique à La Réunion. 

Atelier de la SEMAC : ©Semac
Atelier de la SEMAC : ©Semac

Relâcher de pétrel : ©Parc national de La Réunion
Relâcher de pétrel : ©Parc national de La Réunion
Mercredi 29 Juin 2016 - 05:25
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1.Posté par Incroyable ! le 29/06/2016 06:36
Et combien d'accidents de la route, de piétons fauchés, d'agressions, de vols de délinquances en plus à cause des rues dans le noir ? Complètement débile !

2.Posté par Eno2106 le 29/06/2016 07:18
On va encore privilégier les voleurs !
On éteint tout sur les voies publiques pour donner plus de chance aux délinquants nocturnes ...
Lamentable projet !

3.Posté par hoareau le 29/06/2016 08:36 (depuis mobile)
Et encore des projecteurs de plus vers hôtel trou d eau .bodega etc. ..

4.Posté par Pamphlétaire le 29/06/2016 09:51
Je me permets d'intervenir pour dire que cela est super afin de protéger des oiseaux qui foncent vers la lumière pour se blesser. Cela fera plaisir à a fille que j'intervienne mais mon intervention est aussi pour les abeilles dont l'article étant passé depuis quelques jours, les lecteurs ne vont pas y revenir dessus. C'est pour dire qu'un sénateur en mai 2016 est intervenu mais je vous laisse lire sa lettre car il est bon et réconfortant qu'un sénateur, même isolé, défende des causes simples, logiques, la biodiversité, etc. Je cède ma place à sa lettre. Merci M. le Sénateur CADIC car vous avez du bons sens que vous mettez en pratique.

Madame, Monsieur, chers élus, chers amis,

Le 12 mai, le Sénat a adopté le projet de loi Biodiversité en 2ème lecture.

Ce projet a concentré l'attention sur les produits phytosanitaires de la famille des néonicotinoïdes, insecticides fortement suspectés de provoquer la disparition des colonies d'abeilles.

Lors des débats, les abolitionnistes se sont heurtés aux sénateurs qui refusaient une interdiction indifférenciée de ces substances, soutenant que ce serait contraire au droit communautaire.

En réaffirmant mon opposition à l’utilisation des néonicotinoïdes, je me suis déclaré favorable à une méthode de remplacement échelonné de ces produits, sous le contrôle de l'ANSES.

Sur ce sujet, le Sénat a finalement adopté un texte de compromis visant à terme l'interdiction généralisée des néonicotinoïdes sans fixer toutefois de date butoir.

Ainsi fonctionne la démocratie. La finalité est de trouver une synthèse qui convienne a minima à 50% des décideurs, plus un.

Au départ, il n'y avait pas de majorité au Sénat pour la suppression des néonicotinoïdes. Après échanges d'informations et d'arguments, une majorité a progressivement émergé pour l'envisager. Ce cheminement est le cœur du travail parlementaire.

Il consiste à prendre le temps de se focaliser sur un sujet tout en cultivant une certaine hauteur. Penser aux abeilles tout en pensant à nos agriculteurs.

"Je suis éleveur, je meurs", pouvait-on lire sur leurs t-shirts ou leurs banderoles au dernier Salon de l'agriculture. Tous les deux jours, ce slogan devient réalité, puisque 200 agriculteurs se suicident chaque année.

Aujourd'hui, entre les casseurs et les bloqueurs, entre ceux qui ne respectent rien et ceux qui ne respectent que leurs semblables, on a l'impression que notre démocratie est au bord de la sortie de route.

Plutôt que de réhabiliter le débat, notre société s'enfonce dans une spirale inquiétante, celle du bras de fer permanent, de l'escalade et des provocations.

Cet état de fait se prolonge jusqu'au Parlement. Désormais, puisque tout fait polémique, n'en parlons même plus ! Ainsi, le 18 avril dernier, une représentante de la CGT, auditionnée par la commission des Affaires sociales, n'a pas voulu prendre la peine de répondre à mes questions "parce qu'il y a des questions idéologiques, monsieur, qui n'invitent pas à réponse".

Tout est dit !

Fidèlement,

Olivier Cadic

Il est dommage que M. CADIC n'est pas fait connaître les questions dont la représentante de la CGT n'a pas répondu trouvant les "questions idéologiques"... Les lecteurs apprécieront.

5.Posté par Zarin le 29/06/2016 09:54
Seychelles : imaginons La Digue avant l'installation du câble électrique sous-marin depuis Praslin !

6.Posté par Choupette le 29/06/2016 10:53
Bravo !

Du 1er janvier au 31 décembre, ça ne me gêne pas.

Dans le temps, les nuits n'étaient pas éclairées comme en plein jour et on ne déplorait pas autant de malfaisants courant les rues.

Si les gadgets électroniques n'arrêtent pas les voleurs, accrochez des casseroles aux poignées ou disposez-les derrière vos portes vitrées, par terre ... .

7.Posté par Louis Pariot le 29/06/2016 15:04
Je me souviens d'un soir où les lumières de Sin Lé étaient éteintes pour l'action de protéger les pétrels.
Mais plusieurs rondavelles étaient éclairées le soir et des pétrels ont foncé vers les lumières et ont chuté.
Les "buveurs" de la rondavelle trouvaient ça amusant.
Avec mes dalons on a passé un quart d'heure pour approcher le pétrel et ensuite aller le porter à la mairie où le gardien (habitué à les recueillir) s'en est occupé.
Bref toussa pou dire : néna un problèm là...

8.Posté par A mon avis le 29/06/2016 16:31
@ 6 Choupette : vous avez raison : "Dans le temps, les nuits n'étaient pas éclairées comme en plein jour et on ne déplorait pas autant de malfaisants courant les rues."

Actuellement, les rues sont éclairées et les vols ont augmenté : on pourrait en conclure que l'éclairage attire les voleurs ...

9.Posté par A mon avis le 29/06/2016 16:33
@ 4 Pamphlétaire écolo ! Quelle surprise !...

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