Une cinquantaine de rastafaris munis de larges banderoles ont défilé ce lundi dans les rues de Port-Louis pour revendiquer leur droit à ne pas être catalogués comme de vulgaires meurtriers. "Respecté Kittir Rastafari", pouvait-on lire en slogan…
Cette position publique de la communauté rastafari fait suite à un fait-divers meurtrier impliquant un suspect répondant au surnom de Rasta. Ce dernier a été arrêté la semaine dernière par la police pour une agression mortelle au couteau à l’encontre d’un employé d’une municipalité et placé immédiatement sous les verrous.
"Le regard des gens nous blesse"
Un article de presse a ainsi fait écho de ce sordide fait-divers reprenant dans ses colonnes le surnom de Rasta pour informer ses lecteurs.
Cette mise en pâture de ce diminutif au grand public est très mal ressentie par la communauté rastafari de l’Ile Maurice qui se révolte de cette exposition déplacée et réductrice de tous les maux.
"Nous avons aussi des droits. Ce n’est pas parce que nous avons des dreadlocks qu’on peut nous critiquer à tout-va… Il est temps qu’on nous laisse vivre en tant qu’êtres humains… On veut aussi exister comme d’autres communautés… Le regard des gens nous blesse. On doit aussi vivre et travailler pour nos familles. Mais c’est impossible à cause de la société. Les employeurs nous jugent par notre apparence, à cause de nos cheveux…", ont-ils clamé haut et fort au cœur de Port-Louis, relate la presse mauricienne.
Cette révolte spontanée n’étant pas selon eux le fruit d’un quelconque "hasard", les rastafaris mauriciens envisagent de continuer à se mobiliser pour peut-être d’autres rassemblements ultérieurs dans la capitale mauricienne.
Cette position publique de la communauté rastafari fait suite à un fait-divers meurtrier impliquant un suspect répondant au surnom de Rasta. Ce dernier a été arrêté la semaine dernière par la police pour une agression mortelle au couteau à l’encontre d’un employé d’une municipalité et placé immédiatement sous les verrous.
"Le regard des gens nous blesse"
Un article de presse a ainsi fait écho de ce sordide fait-divers reprenant dans ses colonnes le surnom de Rasta pour informer ses lecteurs.
Cette mise en pâture de ce diminutif au grand public est très mal ressentie par la communauté rastafari de l’Ile Maurice qui se révolte de cette exposition déplacée et réductrice de tous les maux.
"Nous avons aussi des droits. Ce n’est pas parce que nous avons des dreadlocks qu’on peut nous critiquer à tout-va… Il est temps qu’on nous laisse vivre en tant qu’êtres humains… On veut aussi exister comme d’autres communautés… Le regard des gens nous blesse. On doit aussi vivre et travailler pour nos familles. Mais c’est impossible à cause de la société. Les employeurs nous jugent par notre apparence, à cause de nos cheveux…", ont-ils clamé haut et fort au cœur de Port-Louis, relate la presse mauricienne.
Cette révolte spontanée n’étant pas selon eux le fruit d’un quelconque "hasard", les rastafaris mauriciens envisagent de continuer à se mobiliser pour peut-être d’autres rassemblements ultérieurs dans la capitale mauricienne.
















