Société

ESA Réunion: Un collectif vient en soutien du directeur suspendu

Suite à la grève d'une partie du personnel et des étudiants de l'Ecole Supérieure d'Art de la Réunion, le directeur de l'établissement, Thomas Kocek, a été suspendu. Dans ce communiqué, signé d'un "Collectif citoyen informel d’artistes, d’acteurs culturels, d’enseignants et d’universitaires" une voix discordante s'exprime, elle soutient le directeur:


ESA Réunion: Un collectif vient en soutien du directeur suspendu
"Nous, citoyens, artistes, acteurs culturels, enseignants, responsables associatifs, universitaires… nous sommes très inquiets.
 
Inquiets du flou et de l’opacité de cette grève,
Inquiets pour la qualité de l’enseignement dispense par un Monsieur sans diplôme,
Inquiets pour l’avenir des nouveaux partenariats de l’école avec le territoire et l’international, essentiel pour le rayonnement culturel de l’île
 
L'arrivée du nouveau directeur de l’Ecole Supérieure d’Art de La Réunion déclenche une campagne de lynchage généralisée qui se termine par trois jours de grève : Thomas Kocek, directeur, fait l’objet aujourd'hui d’une suspension. POURQUOI ?
 
Comment cette crise est gérée ? Comment arrive t-on à suspendre le directeur d'un établissement d’enseignement supérieur ? 
- Pour n’avoir pas accédé aux demandes des techniciens?
- Pour avoir suspendu un “directeur de recherche art et nouveau média”, sans diplôme ?
Toute la lumière doit être faite.
 
Cette crise est expédiée illico presto par les pouvoirs publics et administrateurs de l'établissement. Cela discrédite l’ESA, l'outil phare de développement des arts plastiques de l’île.
Nous sommes très inquiets pour la qualité de l’enseignement supérieur artistique dans notre île. Où va-t-on s’il suffit d’être originaire de Venise pour s’improviser “Directeur de recherche"! Ce titre suppose d’avoir au moins un doctorat et d’être chercheur… Alors que le Directeur est ancien conseiller pour les arts plastiques au sein de la DRAC Poitou-Charente et ancien directeur de l'école supérieure d'art de Grenoble ?
 
Nous sommes très inquiets pour l’avenir de l’ESA Réunion. L’accréditation du grade de son Master européen est en jeu si ses enseignants n'ont pas les compétences requises. 
 
Il est scandaleux qu’un directeur d’établissement d’enseignement supérieur artistique soit renvoyé pour avoir appliqué et avoir fait respecter la loi. Est-ce qu’un futur directeur prendra le risque de se faire virer lui-aussi en faisant respecter la loi ?
 
Nous sommes très inquiets de la discrétion de la D.A.C.-O.I. Est-ce une manifestation de plus de la souveraineté et de la neutralité bien connues de l'Etat ?
 
Nous sommes très inquiets de l'avenir des partenariats avec les institutions et les associations du territoire et à l’international car depuis deux ans l'ESA jouait son rôle d'opérateur clé dans un secteur des arts plastiques déjà fragilisé.
Nous sommes très inquiets pour la démocratie, le respect de la personne et le droit français qui ne semble pas s'appliquer chez nous avec justice et impartialité.
Nous exhortons les hommes et femmes politiques à faire diligenter une enquête et d’en attendre les résultats avant d’hurler avec les loups. Il s'agit de rétablir la vérité.
 
ALERTE ROUGE / Collectif citoyen informel d’artistes, d’acteurs culturels, d’enseignants et d’universitaires.
Le 24 septembre 2013"
Jeudi 26 Septembre 2013 - 09:54
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1.Posté par Zbob le 26/09/2013 12:53
Il serait temps!
Accepter ces magouilles c'est signer la mort de cette école...qui d'ailleurs a encore besoin de faire ses preuves...

2.Posté par Blue headphone le 26/09/2013 15:25
C'est eux qui signent l'arret de mort et décridibilise les étudiants et personnels actifs qui sont l'avenirs de l'art ici. L'homme est un loup pour l'homme et nous ne sommes pas d'innocentes brebis. Nous nous faisons entendre quand nos moyens ou plutot ceux qu'on nous proposes(etudiants) deviennent insuffisants .

3.Posté par Zèlpapang le 26/09/2013 16:10
Que d'inquiétude mes amis!
Soyons clair; cette lettre ouverte a été rédigée pour décrédibiliser les efforts que fournissent les étudiants, les techniciens ainsi qu'une partie des professeurs depuis plus d'un an et demi. Le problème n'a dons pas été "expédié illico presto", une motion de défiance datant du 28 Mars 2013 le prouve en énumérant les points qui devaient être améliorés depuis bien longtemps. Cette lutte dure depuis un moment déja.
Le cas du professeur "originaire de Venise" sert à masquer l'ensemble des problèmes qui ont conduit à cette situation, c'est l'arbre qui cache la forêt.
Cette lettre ouverte a été rédigée par des personnes qui ont profité des agissements litigieux de Thomas Kocek. Certaines de ces personnes, toujours employés dans l'ESA Réunion, oeuvrent pour le retour de Mr Kocek afin qu'il assoit les avantages professionnels qu'il leur a procuré sans raison valable (augmentations successives, promotions).
Les étudiants les professeurs et le personnel sont sous le coup d'une illusion strauboscopique qui tend à leur faire accepter l'innaceptable, à savoir une direction chaotique.
Ceci serait-il un test art istique?
Ce qui est scandaleux c'est que ce personnage ai pu resté aussi longtemps directeur en faisant montre d'une telle incompétence. Souhaitons qu'il ne se mêle plus des affaires d'une quelconque école.
Assé in kou don!

4.Posté par Blue headphone le 26/09/2013 17:00
Et puis faisons le menage sous notre lit avant d'aller brosser les dents des autres. L'ailleurs est indispensable certes mais pour l'instant c'est le dedans qui est à revoir.
De plus beaucoup de travail a été fait la dessus c'est un fait. Et c'est très bien mais un seul projet mené à bien en un an alors que le fond est ailleurs, c'est quand même peu non?

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