Economie

[EN DIRECT] Le BTP dans la rue

Mardi 5 Septembre 2017 - 08:47

Salariés et patrons du BTP sont mobilisés ce matin pour alerter contre le manque de commande publique, le secteur étant selon eux "dévasté".


La mobilisation du BTP a pris son départ avec un peu de retard ce matin. Les manifestants ont finalement pris la direction du conseil Départemental en traversant le Jardin de l'État aux alentours de 8 heures 30, où une délégation doit être reçue.

Le mouvement se fera par la suite vers la rue de Paris en direction de la maison des Grands Travaux de la Région. Une délégation devrait également être reçue par le président de Région pour le dépôt d'une motion.

Les manifestants ont également prévu de déposer une motion en Préfecture, où la manifestation devrait prendre fin aux alentours de 13 heures.

Pour rappel, 5.000 manifestants sont attendus par les organisateurs. La marche se fait pour le moment dans le calme, les véhicules étant déviés et les forces de l'ordre assurant la circulation.

Des ralentissements sont à prévoir dans le secteur tout au long de la matinée.

Soe Hitchon sur place

 






Tags : #CriseBTP
Zinfos974
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1.Posté par yab le 05/09/2017 09:44

Le BTP est à l'agonie, moi j'ai UN GONI.😁🆒

2.Posté par Encore le 05/09/2017 09:50 (depuis mobile)

C'est n'importe quoi .. Encore en train de manifester la bouche pleine..

3.Posté par JORI le 05/09/2017 10:15

Faut croire qu'ici l'état d'urgence n'existe pas!!. D'autre part, ce sont ces mêmes personnes qui râleront si on leur dit demain qu'on augmente leurs impôts pour faire de la commande publique auprès du BTP. Ceci dit si ils veulent du travail, ils peuvent toujours commencer à bétonner les pentes du volcan. Cela a l'avantage qu'à chaque coulée, il faut recommencer!!.

4.Posté par cmoin le 05/09/2017 10:16

Il ne faut pas céder à leurs blocages,ils ne méritent absolument rien de ce qu'ils veulent!
La police doit les arrêter et enfermer!
On est sur une ile,on ne peut pas construire à l'infini,mais visiblement ils ne sont pas allez très loin à l'école pour savoir ce genre de chose!

5.Posté par Pourquoi le 05/09/2017 10:31

Je prédis, dans 10 ans, 974 aura du béton partout!
tous les patrons et autres seront installés sur les hauteurs et ne voudront pas de voisins!!!!

Commande publique!!!!!
Encore une fois faut nourrir tous ces patrons et leur gros 4*4 , eux qui paient à coup de lance pierre leurs salariés!
je prédis : 4 voies sur la mer de St Pierre à St Denis, puis autoroute pour Cilaos et 4 voies St Denis ST Joseph!
Je prédis un TGV aussi

6.Posté par Tanguy Proquo le 05/09/2017 10:40

Lorsque je n'ai pas de clients parce qu'ils n'ont plus d'argent pour me payer je vais manifester et faire des opérations escargot avec mon véhicule.... Quel pays d'assistés c'est incroyable, même pour aller voter il faut les prendre par la main..

7.Posté par Choupette le 05/09/2017 11:11

20 000 familles en attente. Quelles familles ?

En attente de quoi ? D'expropriation des propriétaires pour les remplacer sur leurs terrains ?

Des parcelles immenses sont acquises par des sociétés de l'extérieur qui vendent des appart' de luxe sur papier; pour que les futurs acheteurs viennent se la couler douce sur cette petite île.

______________
C'est gonflant cette page de pub.
Mais vous ne m'aurez pas à cliquer dessus, j'ai trouvé le truc pour la contourner ... . Nananananère ... .

8.Posté par Gerard le 05/09/2017 11:26 (depuis mobile)

Je n ai plus assez d argent, je ne peux payer mes employés.... état, gouvernement, région ... investissez, construisez et augmentez les impôts...
Pei la France....

9.Posté par que dire le 05/09/2017 11:53

la commande publique donc les impôts
les contrats aidés donc les impôts
2 solutions on augmente les impôts ou mieux une part de la population plus importante paye l'impôt !!

10.Posté par LUTTE OUVRIERE le 05/09/2017 22:16

MANIFESTATION COMMUNE DES PATRONS DU BTP ET DES ORGANISATIONS SYNDICALES DU BTP : UN PIEGE POUR LES TRAVAILLEURS

Les patrons du BTP se sentent « abandonnés. » C’est ce qu’a osé déclarer le président de la CAPEB (le syndicat des petites entreprises du bâtiment) Cyrille Ryckmounie. Le président de la FRBTP (syndicat des grosses entreprises) Bernard Syriex, a renchéri en parlant de « situation intenable et plus acceptable. » Ils ont décidé de manifester le 5 septembre dans les rues du chef lieu pour obtenir des engagements du gouvernement concernant leurs intérêts exclusifs (commandes, aides de l’État).
Les patrons du BTP se plaignent de ce que le gouvernement Valls n’a pas tenu ses engagements en matière de commandes de construction de logements neufs et de réhabilitation de logements anciens, ce qui expliqueraient selon eux la baisse de leur chiffre d’affaire et la chute des effectifs dans la filière qui ont diminué de 8000 en 10 ans et demande à Macron et à son gouvernement de relancer la commande publique et de pérenniser les aides financières de l’État dont il bénéficie.
Cette présentation de la situation est fallacieuse. Si les petites entreprises sont en difficultés, ce n’est pas seulement parce que l’État ne consacre pas suffisamment d’argent à la construction des logements dont a besoin la population (à La Réunion 27 755 demandes de logements restent en souffrance), c’est bien plutôt parce que les grandes entreprises raflent la plupart des marchés, ne laissant que des miettes aux plus petites. Depuis des années ces grandes entreprises ont licencié une grande partie de leurs ouvriers permanents et se sont lancées dans la sous-traitance imposant leur loi aux plus petites. Mais ce sont les ouvriers du BTP qui ont payé les pots cassés de cette politique par des périodes de chômage de plus en plus longues (aujourd’hui la moyenne d’attente entre deux contrats CDD est de 8 mois !), par des conditions de travail dégradées, une recrudescence des accidents de travail.
Les patrons se mobilisent aujourd’hui parce que l’actuelle LODEOM (la loi de défiscalisation pour l’Outre Mer) prend fin en décembre prochain. Ils veulent être assurés de pouvoir continuer à bénéficier des avantages de cette loi qui leur permet d’économiser par exemple 480 € par mois et par salarié comme le rappelait Ibrahim Patel le président de la CCIR en septembre 2016. C’est un pactole qui ne suffit plus au patronat. Syriex demande aujourd’hui encore plus d’argent de l’État. Il a déclaré : « Nous avons eu gain de cause par rapport aux exonérations fiscales, mais pas par rapport aux exonérations sociales. » Il réclame la « sanctuarisation » des charges sociales et du CICE, le gel de la dégressivité des exonérations de charges sociales pour les salaire supérieur à 1,4 SMIC, mais aussi que La Réunion passe en zone franche globale, en clair que les patrons ne paient à terme plus d’impôts, ni de cotisations sociales... « pour maintenir le niveau actuel de compétitivité des entreprises réunionnaises dans un environnement de bas coûts de production » !
La FRBTP rêverait de ramener les salaires réunionnais au niveau des salaires mauriciens, voire malgaches qu’elle ne le dirait pas autrement !
Et bien sûr les organisations patronales enveloppent leurs exigences de leur soi-disant soucis de « lutter contre la souffrance des salariés du BTP », voire de « protection de la sécurité des habitants des Hauts » quand ils demandent au Conseil général la construction de ponts à la place des radiers...
La politique d’exonération de cotisations patronales des différents gouvernements n’a fait que détériorer la situation des travailleurs du bâtiment. Elle a débouché sur une baisse générale des salaires dans ce secteur d’activité. Sa politique de défiscalisation n’a bénéficié qu’aux riches qui ont trouvé dans les DOM des placements leur permettant d’échapper à l’impôt avec le résultat pervers de contribuer à l’augmentation générale des loyers dans ces territoires.
Les patrons du BTP ne poursuivent qu’un seul objectif : faire toujours plus d’argent avec des salariés toujours plus corvéables à merci et mal payés.
Ces dernières années, alors même que de nouveaux chantiers sortaient de terre (Nouvelle route du Littoral, réfection de ponts, contournement de villes, etc.), il a fallu des mobilisations et des grèves déterminées pour décrocher des augmentations de salaires compensant la hausse du coût de la vie (en 2015 et 2016 les patrons proposaient « zéro euro d’augmentation »), pour lutter contre des licenciements abusifs comme sur la NRL ou à la SBTPC, pour empêcher les patrons de sanctionner les ouvriers grévistes suite à la grève pour les salaires en 2016. Ceci montre bien que les intérêts des travailleurs du BTP sont opposés à ceux de leurs patrons qui leur mènent une guerre permanente.
Les dirigeants des syndicats de travailleurs (CGTR, CFDT, FO, CFTC et CGC) en appelant à manifester aux côtés des représentants patronaux lors de la manifestation organisées par la FRBTP et la CAPEB tournent le dos aux intérêts des salariés du BTP. Ils les entrainent à la remorque des patrons et leurs intérêts égoïstes. Ils leur font croire que si les affaires des patrons se portent bien, leur sort va s’améliorer.
Or toute l’expérience accumulée depuis des années montre que le contraire. La richesse du patronat ne se fait qu’au détriment des travailleurs. Les ouvriers du BTP auraient bien tord de se mêler à leurs exploiteurs. Ils ont tout intérêt à garder le cap sur leurs revendications propres : salaires, conditions de travail, santé, emplois, et ne compter que sur leurs luttes pour que leur sort s’améliore réellement !

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