Santé

Dr Ranorojaona-Pélerin, premier médecin d'Europe titulaire d'un diplôme en ethnomédecine

Le Dr Alice Ranorojaona-Pélerin peut se targuer d'être devenue aujourd'hui le premier médecin d'Europe en exercice, de surcroît installé à la Réunion, à avoir obtenu un diplôme d'ethnomédecine. Médecin depuis 24 ans, elle s'est intéressée pendant deux ans à une autre forme de médecine, complémentaire à celle pratiquée tous les jours.


Dr Ranorojaona-Pélerin, premier médecin d'Europe titulaire d'un diplôme en ethnomédecine
Zinfos974 : Qu'est-ce que cela procure d'être le premier médecin en exercice à être titulaire d'un diplôme d'ethnomédecine en Europe ?

Dr Alice Ranorojaona-Pélerin : Cela fait plaisir et c'est un enrichissement extraordinaire sur le plan humain. Je vais pouvoir exercer sans limitation. Cela me donne encore plus de passion pour mon métier de médecin.

Qu'est-ce qui vous a poussé à suivre ce cursus universitaire sur deux ans ?

Etant médecin généraliste, il me manquait quelque chose dans ma formation. J'avais besoin de pouvoir accompagner les malades pour donner un sens aux domaines dans lesquels ils attribuent leurs désordres. "Peut-être un sort jeté ?" ou alors "j'ai besoin de telle ou telle plante". Par exemple, on a fait de l'ethnobotanique, je ne connaissais pas les plantes et j'ai appris sur le plan de la pharmacologie. C'est vraiment un complément dans une société comme à la Réunion, où la diversité est importante.

A quoi sert cette formation ?

C'est une formation qui enrichie la médecine classique en donnant une ouverture sur l'environnement culturel, spirituel et humain. Elle tient compte de la diversité pour soigner l'humain dans sa diversité. Cela donne un sens à la maladie.

Qu'est-ce que l'on apprend pendant ces deux années d'études ?

On apprend l'anthropologie, la science de l'humanité, l'ethnobotanique, comment les plantes sont utilisées par les différentes cultures, l'ethnopharmacologie, sur la toxicité des plantes, rareté ou endémicité. On apprend aussi les médecines savantes comme la médecine chinoise ou chamanique. On s'intéresse également à la santé dans le monde, comment sont classés les pays selon leurs avancées technologiques, mais aussi comment on se prive de la richesse de certains peuples. Il faut sortir de ce cloisonnement et de cette classification où l'on place la biomédecine dans le top. Au final, c'est s'enrichir de la différence.

Avec cette spécialisation, est-on amené à soigner davantage les malades avec de la médecine traditionnelle ?

Ce n'est pas plus, c'est en plus. On ne crache pas dans la soupe de la technologie. Mais c'est un plus qui permet d'avoir une autre lecture. Mais c'est aussi un retour vers le patient, qui a tout ce qu'il faut en lui à la base, en lui donnant les capacités d'être en bonne santé, en remettant de l'ordre et en donnant un sens à la maladie.
Jeudi 3 Juillet 2014 - 15:32
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1.Posté par noe le 03/07/2014 16:37
On invente de ces noms bizarres pour épater la galerie en s'attirer des clients et leur faire payer le prix fort ......des consultations !

2.Posté par mafalda le 03/07/2014 18:36
un grand bravo à cette grande dame qui ne compte pas ses efforts d'attention, de gentillesse réellement au quotidien auprès de ses patients et amis, et qui, en plus possède d'autres talents de musicienne et chanteuse... quel courage, quelle énergie !!! bravo

3.Posté par Mammitu Namu le 03/07/2014 19:32
Wouahou ! Félicitations à cette candidate ! Maintenant, la sécu va pouvoir rembourser les médecines douces (tout au moins je l'espère, et ce à 100 %). Ouf ! Quand est-ce que les campagnes de fausses préventions de détection du cancer vont cesser ? Car ces campagnes coûtent cher à la sécu...


4.Posté par JD974 le 04/07/2014 10:43
Avant de parler des ethnomédecins qui ont un rôle à jouer, parlons des grandes pratiques.

Ceux qui ont élaboré récemment 25 mesures de diminution des dépenses sont des comptables qui tentent d’exercer un métier médical sans connaître le coût variable des parcours de diagnostic et de soins.

Ces comptables sont des médecins-contrôle, qui ne délivrent pas des soins aux patients, mais des conseils aux gérants des caisses, qui ne donnent pas des soins, mais qui privent des soins les malades.

Tous ceux qui ont fait de bonnes études de médecine et qui exercent réellement depuis longtemps le métier de médecin savent que les maladies commencent toujours par des signes infra-cliniques où seuls apparaissent les examens biologiques ou radiologiques.

Puis survient, de façon temporaire, un des premiers symptômes de maladie, c’est la période de début.

Enfin, se constitue plusieurs symptômes, période d'état, à laquelle s'ensuit un stade avancé.

Puis arrivent, soit la guérison la plus fréquente, soit la chronicité, soit la phase terminale très onéreuse.

Simone Veil, en son temps de Ministre de la santé, Choupette pour le gouvernement Chirac, avait déjà énoncé, avec bon sens et justesse, que « la santé n’a pas de prix mais qu’elle a un coût économique».

Prolongeant cet adage, Choupette avait estimé que, pour une consultation, en moyenne, un médecin prescrit en examens ou en médicaments (voire les deux) trois fois plus que le prix de sa consultation.

Allons plus loin que Choupette et voyons ce que coûte à l’Assurance Maladie, chacun de ces cinq stades des affections.

Les maladies commencent par des petits signes infra-cliniques au moment desquels les Heilpraktiker, les guérisseurs diplômés allemands, ou les médecins français MEP ou les ethnomédecins, distinguent, au prix d’une seule consultation sans examen complémentaire ni prescription inutile, ni bilan hospitalier, les malaises sans suites et les annonces insidieuses des maladies. Coût 1 + 0,5 = 0,5 !

Puis apparaît une période de début avec un seul symptôme, ce qui coûte une consultation mais avec bien plus de prescriptions et surtout plusieurs médicaments divers en attente de résultats d’examens de diagnostic qui se dispersent sur quelques jours, voire quelques semaines, voire des mois, selon l’organisation de chacun de nous. Coût 1+ 4 = 5 ! C’est ce que l’on dénomme le parcours saucissonné.

Survient alors plus ou moins vite une période d'état qui coûte une consultation et une prescription examens+ médicaments pour une dépense bien plus lourde. Coût pour un exemple moyen 1+15 = 16 !

Il s'ensuit un stade avancé. Coût moyen : 1+31 = 32. Puis c’est la guérison pour 1 + 1 = 2 ; ou la phase terminale pour 2 + 124 =100 ! Moyenne : 64 ! Ceci pour un parcours dispersé en plusieurs mois.

Le parcours de diagnostic est dit « saucissonné » en France. C’est un accordéon qui peut s’étaler sur plusieurs semaines voire plusieurs mois laissant la maladie évoluer vers la gravité. Le coût moyen des cinq stades va s’élever. Tandis qu’en une ou de deux journées, le coût moyen va baisser.

Chez nos voisins allemands ce resserrement de l’accordéon va faire baisser la dépense de 50 %.
Et ceci malgré la prise en charge supplémentaire des honoraires des Heilpraktiker, celle des guérisseurs diplômés allemands, ou les médecins allemands diplômés Heil Pratiker, l’équivalent des médecins français MEP ou des ethnomédecins.

Et ceci malgré la prise en charge totale des honoraires de tous les médecins allemands qui ont des honoraires de séances annuelles deux fois plus élevés que les nôtres en moyenne.

Et ceci malgré la prise en charge totale des médicaments pourtant 30 % plus onéreux trois fois moins prescrits en moyenne ce qui donne -2,69 % de médicaments en moins, des recettes deux fois plus élevés, ce qui fait que la totale prescription + honoraires reste inférieur aux nôtres de 0,75 %.

Tout indique que le resserrement du parcours de diagnostic, un accordéon étalé, doit être remplacé, comme chez nos voisins germains, par un parcours en une ou deux séances très rapprochées.

Conclusion les ethnomédecins sont plus que nécessaires, économes !

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