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Deux attentats ont frappé Damas, la capitale syrienne, à une minute d'intervalle. D'après la télévision d'Etat, il y aurait "55 morts et 372 blessés" en majorité des civils. La chaîne a diffusé des premières images, montrant des corps carbonisés à bord de dizaines de carcasses de véhicules encore fumantes, précisant que les attaques "terroristes" avaient eu lieu sur la voie rapide du Sud, "au moment où les gens se rendaient à leur travail et les élèves à l'école".
Elles visaient un centre de renseignements dans la capitale syrienne. Deux colonnes de fumée se sont élevées au-dessus de la capitale, où les vitres des habitations ont tremblé. De nombreuses voitures civiles ont été détruites et les façades de certains bâtiments soufflées (voir les images de France24). Il s'agit des "attaques les plus violentes depuis le début de la révolte", a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
L'opposition accuse le régime
Un membre du bureau exécutif du Conseil national syrien (CNS), principale coalition de l'opposition, a accusé le régime de mener ces attaques "pour dire aux observateurs de l'ONU qu'ils sont en danger et pour corroborer ses allégations selon lesquelles les groupes armés et Al-Qaïda agissent en Syrie. Si Al-Qaïda et les groupes terroristes menaient ces attaques, pourquoi n'en ont-ils pas perpétré le jour des élections pour empêcher les gens d'y participer?", a demandé Samir Nachar, en allusion aux législatives organisées lundi par les autorités et qualifiées de "farce" par l'opposition."Malheureusement, la lenteur de la communauté internationale sur le dossier syrien donne plus de temps au régime pour commettre ces actes", a-t-il déploré, interrogé par l'AFP.
Après s'être rendu sur le lieu des attentats, le chef des observateurs de l'ONU en Syrie, le général Robert Mood, dont la mission n'a pas été jusque-là en mesure de faire respecter le cessez-le-feu, a lancé un appel à l'aide pour faire arrêter les violences. "J'appelle tout le monde en Syrie et à l'extérieur à aider à stopper ces violences", a dit Robert Mood.















