Economie

Dominique Vienne, nouveau président de la CGPME est "inquiet" pour les TPE/PME


Dominique Vienne s'est présenté hier soir à la presse pour annoncer sa présidence à la tête de la CGPME avant de tenir sa première assemblée générale. Le bureau reste inchangé. Il a rappelé les grands axes du syndicat patronal qui assure "plus de 250 mandats dans les institutions sociales, fiscales et économiques".

Le nouveau président de la confédération a rappelé les principales missions que le syndicat interprofessionnel s'est fixé. Notamment son combat pour la mise en place d'un délégué du personnel pour les entreprises de moins de 11 salariés.

"Les chefs d'entreprise ont la tête des mauvais jours"

A l'horizon 2011, les objectifs vont être de structurer l'accompagnement technique des TPE/PME, aider à leur financement par le biais du FIP (Fond d'investissement de sécurité), et revendiquer le Small business act afin d'établir une égalité de traitement et faciliter l'accessibilité aux marchés publics. Rappelons que la confédération a signé un partenariat avec les collectivités en novembre dernier en faveur de cette convention de partenariat pour le soutien des petites et moyennes entreprises. Mais les marchés publics ne sont pas encore au rendez-vous.

L'État qui se dit être présent pour soutenir les entreprises en difficulté, a annoncé par le biais de la ministre de l'Outre-mer Marie-Luce Penchard, le gèle du FIP, ce que regrette Dominique Vienne. Ce "problème d'accessibilité aux mesures que propose l'État nous inquiète. Les chefs d'entreprise ont la tête des mauvais jours. Il nous faut être entendu".

"On a détruit autant d'emplois en un an et demi que l'on en a créé en dix ans"

Aujourd'hui, le manque de confiance de la part des banques, qui durcissent leurs conditions d'accès au crédit, est réel ce qui ne favorise pas le redémarrage des activités. Sans oublier le chômage qui s'est accentué plus vite avec la crise. "On a détruit autant d'emplois en un an et demi que l'on en a créé en dix ans", indique Dominique Vienne, qui prône "le développement de l'emploi".

Autre aide de l'État que Rappelle Dominique Vienne : 2,5 milliards d'euros pour aider les entreprises et qui sont mis à disposition dans les caisses de dépôts. "Mais les entreprises ont du mal à accéder à ces dispositifs", regrette le nouveau président. "Les chefs d'entreprise subissent des modifications auxquelles il faut répondre dans des délais courts alors qu'aujourd'hui la priorité, c'est de préserver l'emploi et retrouver une trésorerie". Des modifications telles que "l'obligation avant le 1er septembre d'avoir un certain taux de formation pour obtenir un abattement fiscal dans le cadre de la Lodeom" est un obstacle supplémentaire pour les entreprises réunionnaises.

Cependant, Dominique Vienne reste optimiste et il est convaincu qu'à long terme, l'île est prometteuse dans les secteurs porteurs tels que l'environnement, les déchets et l'économie verte.

Aujourd'hui la CGPME compte 384 membres directs, au total 700 membres en comptant les organisations membres telles que les syndicats de gérants de stations-services.
Jeudi 1 Juillet 2010 - 17:14
Karine Maillot
Lu 3098 fois




1.Posté par nicolas de launay de la perriere le 01/07/2010 22:30
les tpe/pme oublient de constater que les dettes de l'Etat atteignent 83% de son budget..
autrement dit, miser en tant qu'entrepreneur sur la commande publique, c'est faire fausse route.. vouloir perdurer en temps que TPE/PME à la Réunion en ne vivant que de la commande publique, est un choix peu pertinent.

mieux vaut s'exiler autrement dit. il n'y a pas de place pour tout le monde au soleil.
par ailleurs, le gouvernement veut raboter les niches fiscales, à quand la prise en compte des mesures d'exonérations "détournées" par les entrepreneurs ?

Nouveau commentaire :
Twitter

4, cité Fontaine
97400 Saint-Denis

06 93 010 810
contact@zinfos974.com


- Contact

- Signaler un abus

- Mentions légales