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"Do you need a break to breath in and to calm down ?"


Shakeel Mohamed la tête à claques et chef de fil du Ptr a encore montré son talent à provoquer le foutoir a l'Assemblée en se faisant expulser pour ensuite se victimiser. Les députés et représentants du peuple semblent se complaire dans un jeu cynique. Payés grassement pour effectuer des interruptions intempestives, des walk-out ou utiliser le peu de neurones pour s'envoyer des invectives fleuries.
 
Tout avait pourtant bien commencé après une semaine de coupure. Ils étaient frais comme des gardons et prêts à en découdre avec les questions parlementaires. Malheureusement le show TV le plus suivi (par les mauriciens sur Parliament TV chaque mardi), dans un simulacre d'ambiance de travail, a encore une fois déçu.

La séquence la plus cocasse revient au petit Pravind qui dès le début des travaux parlementaires s'est fait taper sur les doigts et remonter les bretelles par sa matante chérie Maya. Il a dû s'excuser suite à un dérapage verbal à l'adresse de son ex ministre Badhain minion lors d'une séquence devenue culte. 

Maya a visionné les enregistrements vidéo de la séance. Et ça ne passe pas. Elle a tranché c'est " unparliamentary" !
Rappelez-vous le 25 avril sur une question axée sur la reprise de l’hôpital Apollo Bramwell, de vifs échanges avaient alors eu lieu. "You were licking my hand and other parts", aurait balancé le petit Pravind à son ex, non sans l’avoir affublé de "the leader of Pepsi Party". Roshi en signe de représailles, a montré son postérieur à la vue de tous et Maya totalement hystérique avait eu fort à faire pour calmer les esprits. Pour finalement expulser le leader du Reform Party du Parlement. Ça c'était le délire du précédent épisode. 

Voici qu'entre en scène Shakeel Mohamed, l'auteur d'une Motion de blâme contre la Speaker Maya. La dernière fois, il nous avait infligé un spectacle affligeant après plus d'une heure trente de one-man-show en quittant l'assemblée dans un walk-out. Le walk-out est une saynète politique où on montre son désaccord en rebroussant chemin avec dignité, enfin le peu de dignité qui leur reste. 

Il a beau se fringuer en dandy chic, avoir une coupe capillaire à la nord coréenne, rien n'y fait. L'habit ne fait pas le moine. Avocat de profession, enfant gâté, jeunesse dorée et fils à papa. Il n'a décidément pas hérité de la carrure politique de ses aînés malgré ses efforts répétés à promouvoir son image.

Le sale gosse de la République qui se donne la prétention de représenter son parti a confondu un jardin d'enfants où on peut faire le zouave et l'Assemblée. Tout en entraînant ses petits camarades de jeux dans de grotesques situations. 

Dans une larmoyante scène digne des pires films bolywoodiens face à la presse et ses fans en délire après son expulsion : "J’ai envoyé une lettre à la Speaker. Aujourd’hui est un jour spécial et triste pour la démocratie. La journée parlementaire a commencé très mal". Le pauvre choupinou trouve que c'est "injuste". "Je demande à la Speaker de revenir sur sa décision and to allow me in. J’espère qu’elle le fera." Sinon, il menace que le PTr boycotte la séance. 

Quand on se fait expulser suite à un mauvais comportement, il ne faut pas s'attendre à se faire pardonner à la seconde. C'est ce qu’il na pas encore assimilé le petit mioche. Dans des tentatives de justifier sa bêtise, il explique la main sur le coeur qu’il s’est mis debout "as a friend et sur un ton amical, j’ai fait une suggestion pour qu’elle suspende la séance. Elle a perdu le contrôle. Je lui ai tendu la perche pour qu’elle se calme. Mais elle a choisi de m’expulser…".

Ben voyons ! Il est vrai que cet enfant de chœur qui balance en pleine tronche d'un ton sarcastique à la Speaker de l'Assemblée :  "Do you need a break to breath in and to calm down ?". Traduction : avez-vous besoin d'une pause pour respirer et vous calmer ? C'est trèèèèès amical et bienveillant surtout le ton avec lequel il a flingué Maya.

Il avait préparé son coup pour sortir de l'hémicycle avant les autres copains. Il suffit de rembobiner l'enregistrement vidéo. C'est flagrant qu'après son "foutant" voir son mépris pour la dame, il a commencé à ranger ses affaires avant que la sanction ne tombe : "Honorable Shakeel Mohamed I order you OUT !" À croire qu'il veut ou peut duper et manipuler son monde en s'improvisant toubib. Dans ce cas il aurait tout aussi bien pu proposer un bouche-à-bouche non ? 

Mieux. Il s'octroie le droit de faire la leçon, "Si Madam Speaker pa conn fer so travay. Li coné ki li ena pou fer". Et menace encore de déposer de nouveau une Motion de blâme. Chapeau l'Artiste ! 

Il il est vrai que notre Maya nationale est l'une des dernières personnes pour qui on puisse avoir un peu de sympathie. Mais tout de même ! 

La seule bonne initiative à retenir c'est qu’il souhaite amender les Standing Orders afin de sanctionner les ministres qui ne répondent pas aux questions et pour que les travaux parlementaires se tiennent deux jours par semaine. Deux jours ! Oui deux jours ! La Mauricienne est au bord de la syncope. A ce rythme ce n'est pas seulement Maya qu'ils auront à l'usure mais tout le pays. 

Florilège de ce qui s'est dit ce mardi au sein de l'Assemblée :

La Speaker : Order…Order… honorable Veda Baloomoody… honorable Bhagwan. Nous avons une longue journée aujourd’hui. Certains membres pensent déjà quitter l’hémicycle à cause de cela.
Rajesh Bhagwan : Nous venons tout juste de commencer ! 

Le calme ne revient toujours pas parmi les députés et la question de Rajesh Bhagwan sur la Mauritius Broadcasting Corporation n’arrange en rien les choses. "MBC has become Pravind Broadcasting Corporation", accuse-t-il pendant que le front bench du gouvernement s’en prend à lui.

Le Premier ministre : La MBC ne peut pas être responsable si le MMM n’a eu que quelques centaines de gens…

Les députés du MMM nommément Reza Uteem, Veda Baloomoody, Rajesh Bhagwan et Adil Ameer Meea sont furax. Ils vocifèrent contre le Premier ministre. La Speaker demande aux membres des deux côtés de la Chambre de se calmer.

La Speaker : Honorable Bhagwan et Baloomoody ! Je suis debout. Je viens de dire quelques minutes auparavant que quand je suis sur mes pieds…

Elle est interrompue par Paul Bérenger.

La Speaker : Honorable Bérenger… Je répète que quand je suis sur mes pieds, les membres doivent rester calme !
Elle rappelle à ces derniers que la journée sera longue. Paul Bérenger ne l’entend pas de cette oreille. Il continue à vociférer.
La Speaker : Honorable Bérenger ! Je ne vous permettrai pas de disputer avec la présidence…
Paul Bérenger : There is no chair. Shameful !
La Speaker : You are shameful !
Les bancs de la majorité applaudissent la Speaker. A trois reprises, cette dernière répète : "Je ne le vous permet pas !"

Cacophonie dans l’hémicycle qui dure pendant de longues minutes. Dans le désordre ambiant, Bérenger dans un mood  "bien emmerdé" : "Mo p**** lor li, f********* la. Latet pe ale, sa fam-la." Commentaire qui passe crème dans le foutoir généralisé.

La Speaker : Je ne comprends pas pourquoi les membres de l’opposition pensent que mes commentaires sont dirigés contre eux. Je les adresse à tous les membres de la Chambre. Mes commentaires ont été faits pour tous les membres de la Chambre et je ne comprends pas pourquoi l’opposition les a pris pour elle. Peut-on avoir un peu d’ordre dans la Chambre ? Prochaine question, honorable Baboo (Dan Baboo du PMSD).
A ce moment précis, Adrien Duval se lève et demande à poser une question supplémentaire. La Speaker refuse et lui ordonne de se rasseoir. Le jeune député reste debout.
La Speaker : I am on my feet ! Sit down ! Sit down please ! Vous étiez vice-président de la Chambre…Voulez-vous que je vous mette dehors ? Honorable Adrien, silence s’il vous plaît ! Silence !

Le leader de l’opposition Xavier-Luc Duval (le père de Adrien) se met debout à son tour. La Speaker rappelle la députée Aurore Perraud à l’ordre avant de rappeler le député de la majorité Manish Gobine.
La Speaker : Honorable Adrien, vous étiez deputy Speaker et vous savez parfaitement… ne disputez pas avec moi quand je suis en train de donner un ruling. N’avez-vous aucun respect pour la Chaire ? Vous savez parfaitement que quand le(a) Speaker est debout, vous devrez vous asseoir. Je viens de demander à tous les membres d’adhérer aux règlements de la Chambre. C’est ce que je demande.
Le leader de l’opposition : Je fais appel à votre bon sens. Depuis l’ouverture des séances parlementaires il y a eu des Prime minister’s Question Time (PMQT). C’est facile de regarder en arrière avec le Hansard ( archives des travaux parlementaires) pour voir combien de questions supplémentaires ont été accordées à la majorité. Voulez-vous qu’il y ait deux poids deux mesures ? Vous avez accordé deux questions supplémentaires de ce côté (l’opposition) alors que des dizaines ont été accordées au gouvernement ? Xavier-Luc Duval se rassoit.


Et ils veulent nous infliger deux séances au lieu d'une par semaine ! 



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Mardi 9 Mai 2017 - 20:25
La Mauricienne
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