Social

Directeur de cabinet du Préfet : "Nous ne cessons d'agir"

Après une nouvelle journée de perturbations sur le réseau électrique, Zinfos fait le point avec le directeur de cabinet de la Préfecture, Benoit Huber.


Directeur de cabinet du Préfet : "Nous ne cessons d'agir"

La réunion de négociations a démarré à la direction du travail. Quel est le rôle de l'État?


A travers la présence de M.Dutertre, directeur de la direction du travail, l'État assure un rôle de médiation dans le conflit qui oppose la direction de la Séchilienne-Sidec et les salariés. La réunion a démarré à 15 heures, je n'ai évidemment pas de retours pour le moment.

La population s'exaspère. Si l'État décide d'employer la méthode forte, que peut-il faire?

La méthode forte? Ce sont les réquisitions. Il ne s'agit pas là de débloquer une route mais de trouver des personnes compétentes pour assurer un service minimum. Auquel cas, la seule solution est la reprise du travail.

Certains se demandent où est l'État, que fait-il...

Nous ne cessons d'agir. D'abord, en amont, nous étions intervenus pour éviter la crise, nous n'étions pas très loin de connaître des perturbations au moment des fêtes…

Puis nous avons rapidement mis en place les réquisitions de personnel. Nous étions en mesure de réquisitionner une trentaine de personnes sur 108 salariés, mais pour le moment, un peu moins de 10 personnes sont à leur poste. Les gendarmes n'ont pas cessé de tenter de le notifier au personnel, vous comprendrez que nous ne pouvons pas défoncer une porte pour vérifier que la personne est bien à son domicile.

Depuis, l'État gère les conséquences de cette pénurie au mieux. Nos services s'occupent des problèmes d'eau potable, de l'arrêt d'installations industrielles, de la fermeture de centres de dialyses et du déplacement des patients.

On envisage même de modifier la programmation dans les hôpitaux afin de dégager des lits pour les personnes à risque.

Où en sommes-nous des délestages?

Ce matin, 55.000 clients étaient touchés par le délestage. Actuellement ils sont 70.000 clients. Ce soir, nous connaîtrons le même niveau de perturbations qu'hier soir, c'est-à-dire environ 150.000 clients qui, alternativement ont été coupés (il existe 350.000 clients EDF sur l'île).

Le principal est d'assurer le maintien essentiel de la vie collective, c'est la priorité du Préfet. A titre d'exemple, suite au constat d'un début de pénurie de bouteilles d'eau dans les rayons des supermarchés, nous avons fait en sorte que les deux usines qui embouteillent l'eau puissent fonctionner.

Nous sommes là pour écouter, et trouver des solutions en gérant les priorités et les urgences.
Mardi 4 Janvier 2011 - 17:15
Melanie Roddier
Lu 1899 fois




1.Posté par manu le 04/01/2011 17:20
"A titre d'exemple, suite au constat d'un début de pénurie de bouteilles d'eau dans les rayons des supermarchés, nous avons fait en sorte que les deux usines qui embouteillent l'eau puissent fonctionner. "

Oui bien sur, nous nous subit et nous achètent même nous... ban d'zarnaqueur !! tss à cause y donne pas......

où va-t-on ?

2.Posté par Ordre et Progrès le 04/01/2011 17:59
Une seule question et zéro réponse comme d'hab. Quelle sanction pour les réquisitionnés qui refusent? Violation de la loi = délit = sanction. Monsieur le Directeur du Cabinet du préfet quelle sanction puisque vous ne cessez d'agir. Basta avec ces preneurs d'otage fonctionnaires et corporations ( avant c'étaient les transporteurs ) hypergatées avec leurs sursalaires ou surrevenus? Quelles SANCTIONS?

3.Posté par noe974 le 04/01/2011 18:10
Qu'on cesse de faire porter le chapeau au Préfet !
Il n'a de pouvoir que ce que lui donne les textes de loi !

Il s'agit ici d'un conflit d'intérêt entre la CGTR et la direction de l'usine : le Préfet ne peut être que médiateur !

4.Posté par edoardo974 le 04/01/2011 18:11
chère Monsieur, vous expliquez simplement la situation.Il y a le droit de réquisition. Il suffit de faire appliquer ce droit. Puis les gens qui se cachent. Ils doivent etres sanctionnés par la loi. Force à la loi. Mais là vous laissez faire n'imoprte quoi. Cà suffit
Cette situation va dégener et je serais parmi les opposants à cette restriction.
Mr NERI Sylvain

5.Posté par Eliane Coudepète le 04/01/2011 18:59
Les méchants réquisitionnés ne sont pas chez eux alors que voulez-vous qu'on fasse?
Ne pensez-vous pas que c'est à vous de répondre à cette question?
Si le rôle de l'État consiste seulement à ouvrir et fermer le Pas de Bellecombe rentrez chez vous. Si quelques meneurs cégétistes vous effraient au point que vous les laissiez emm.. 800000 réunionnais rentrez chez vous.

6.Posté par Feroz le 04/01/2011 19:53
Je l'avais entendu à la radio ce matin, très bonne intervention sauf que la réquisition est inefficace quand les concernés se planquent. Donc il faudrait pouvoir aller plus loin sinon l'Etat se ridiculise.

7.Posté par citoyen le 04/01/2011 20:04
Je suis d'accord avec ceux qui disent que le droit de réquisition doit être appliqué sévèrement: ceux qui sont pas chez eux, une notification, et basta.

Je signale un risque important de grève chez EDF (zinfos est au courant?) car sur orange.fr [http://reunion.orange.fr/news/reunion/80-000-litres-de-lait-deverses-devant-le-gol,582451.html, je lis:

"En fin d’après-midi, la CGTR EDF a annoncé la tenue d’une assemblée générale extraordinaire. Un seul point est à l’ordre du jour : le lancement d’un mot d’ordre de grève en direction du personnel d’EDF. « Notre revendication est identique à celle de nos camarades de la Séchilienne Sidec. Nos salaires doivent être alignés sur ceux de la fonction publique » indique Max Banon, de la CGTR EDF, majoritaire au sein de l’entreprise.

Si le mot d’ordre de grève est voté, un préavis sera adressé par le syndicat à la direction d’EDF. La grève pourra être effective 5 jours plus tard
. "

La CGTR est en train de f...re le super b...el partout: je suis fatigué (le mot est faible) de ce syndicat et des sous marins qui le dirigent; leur but: montrer qu'il faut compter avec eux, quitte à saborder le navire.....?

Des irresponsables. Je leur souhaite l'antipathie générale et le rejet total de la population prise en otage.

Le droit de grève ô combien important doit pourtant être effectivement réformé dans les secteurs stratégiques de l'énergie, des transports, ...;, voire interdit: voilà ce que vont gagner ces crétins...à terme!

Une population ne peut être à la merci d'une poignée d'individus (de kamarades): ce n'est pas ça la démocratie et l'intérêt général.

8.Posté par XIII le 04/01/2011 20:35
Moralité, en cas de conflit majeur sur cette ile , il n'y a pas de plan B!!! Tout tourne à fond et au premier grain de sable, c'est la cata... Ben merde alors! Hey,les décideurs de tout poil, il serait temps de se mettre au boulot et de prendre enfin vos responsabilités! Vous êtes de plus grassement payés pour cela... mais peut être pas des plus compétents !!!

Nouveau commentaire :
Twitter

4, cité Fontaine
97400 Saint-Denis

06 93 010 810
contact@zinfos974.com


- Contact

- Signaler un abus

- Mentions légales