Politique

Didier Robert écrit à Valérie Pecresse sur la réforme de l'Université


Didier Robert écrit à Valérie Pecresse sur la réforme de l'Université
Madame le Ministre,

J'ai l'honneur d'attirer votre bienveillante attention sur les préoccupations de l'ensemble de la communauté universitaire du département de la Réunion suite au projet de réforme du mode de financement des universités et du déroulement de carrière des enseignants chercheurs.

J'ai reçu ce jour-même une délégation de professeurs et d'étudiants particulièrement inquiets quant à l'avenir de l'université de la Réunion et de son antenne au Tampon qui m'ont demandé de bien vouloir relayer auprès de votre ministère un certain nombre de demandes.

Certaines d'entre elles me paraissent tout particulièrement pertinentes au regard de la situation particulière de l'université de la Réunion notamment en raison de son éloignement et de sa démographie en progression constante.

Aussi selon les membres de la délégation, le nouveau mode de répartition des financements entre l'ensemble des universités sur le territoire national, malgré l'existence de critères de pondération liés à l'insertion professionnelle et au taux de production en matière de recherche, devrait pénaliser lourdement nos étudiants. Il se traduit en effet à la fois par une baisse de l'ordre de 30% des crédits et de l'ordre d'1/3 des postes d'enseignants chercheurs. Cela se matérialiserait par un excédent de 83 postes contre un déficit de 160 postes selon l'ancien mode de calcul alors même que notre université est en pleine expansion.


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Vous connaissez, Madame le Ministre, l'attachement que je porte au renforcement des moyens en faveur de l'université de la Réunion. La commune du Tampon participe depuis plusieurs années maintenant au fonctionnement du campus Sud avec la mise à disposition de personnel d'entretien et d'accueil. Par ailleurs, nous avons contractualisé notre engagement à hauteur de 2,75 millions d'euros correspondant environ à 10% du volume global d'investissement pour l'extension du programme universitaire sud au Tampon. Il m'apparaît essentiel qu'un effort significatif puisse être consacré dans les années qui viennent au bon fonctionnement et au développement de l'université.

De même si la mise en place d'une procédure d'évaluation n'est pas contestable et le principe d'une réforme n'est d'ailleurs pas contesté par la communauté universitaire, il n'en reste également pas moins vrai que les modalités de mise en œuvre soulèvent encore quelques interrogations de leur part.

Aussi, si je me félicite de la nomination toute récente d'une médiatrice chargée de prolonger pour deux mois encore la concertation sur le statut d'enseignant chercheur, il me semble opportun que les autres dossiers puissent faire l'objet également d'une phase supplémentaire d'explication, de concertation et de discussion avec les membres de la communauté universitaire ; solution qui pourrait être de nature à apaiser les inquiétudes qui se font jour légitimement.

Je vous remercie de l'attention que vous voudrez bien porter à mon intervention et je me tiens à votre entière disposition dans l'intérêt partagé que nous avons pour la réussite des jeunes réunionnais.

Je vous prie d’agréer, Madame le Ministre, l’expression de ma haute considération.



            Didier ROBERT
            Maire du Tampon
            Député de la Réunion

Mercredi 11 Février 2009 - 15:31
Pierrot Dupuy
Lu 651 fois




1.Posté par boyer le 11/02/2009 16:19
Depuis des mois Daniel Fasquelle, député UMP, professeur de droit et doyen de sa faculté de Boulogne-sur-Mer, denonce:

-la réforme de l'évaluation des enseignants-chercheurs,
-s'inquiète des «pouvoirs exorbitants» confiés aux nouveaux "patrons" des universités et des risques d'arbitraire.

L’un des moyens de tout remettre à plat c’est de proposer une loi qui pose des principes et rassure les universités. La proposition de loi vise à rappeler l’indépendance du monde universitaire et la règle selon laquelle on ne peut être jugé que par ses pairs

(...)
Mais je sens aussi le malaise car on touche à des choses essentielles, qui vont au-delà de questions corporatistes».

2.Posté par OLIVIER le 11/02/2009 18:35
Eh Boyer, tu te crois malin avec ton alibi Daniel Fasquelle ...Mais tu oublies de dire qu'on pourrait dénoncer aussi l'arbitraire des exécutifs locaux (région, département etc..) . Soit on croit à la responsabilité des hommes et à l'autonomie des facs; soit on demeure dans un système centralisé et sclérosé...La dotation budgétaire de l'université de la Réunion augmente . Les quelques huluberlus de l'UNEF se gardent bien de le dire...

3.Posté par bertel le 11/02/2009 20:10
"Didier Robert écrit à Valérie Pecresse sur la réforme de l'Université"

C'est bien ! Mais quand s'est-il exprimé CONTRE - en live - à l' Assemblée Nationale ?... vous savez le machin où ils font semblant de "s'engueuler" quelquefois....

Mais c'est vrai que Monsieur Didier Robert ne peut pas être partout... même s'il touche les dividendes, il n'est pas le seul, des multiples casquettes...

Oté ! Tampon na poin do lo partou... Kossa la fé ? Bana la di : "Didier i sava sauv a nou !"... Looolll !

UN HOMME ! UN MANDAT - reconductible UNE fois - du conseiller municipal au président de la république - minuscules de rigueur par les temps qui courent !

4.Posté par Pierre Frédéric Dupuy le 12/02/2009 07:37
"le nouveau mode de répartition des financements entre l'ensemble des universités sur le territoire national, malgré l'existence de critères de pondération liés à l'insertion professionnelle et au taux de production en matière de recherche, devrait pénaliser lourdement nos étudiants. Il se traduit en effet à la fois par une baisse de l'ordre de 30% des crédits et de l'ordre d'1/3 des postes d'enseignants chercheurs."

Doit on en conclure que l'université de la Réunion n'insert pas professionnellement ses étudiants et n'assure pas un bon taux de production en matière de recherche? Corollaire 1: doit on en conclure que l'université de la Réunion ne sert qu'à faire semblant de donner des cours aux jeunes réunionnais pour les tenir le plus longtemps possible éloignés du marché du travail en partie aux frais de leurs parents et de la collectivité? Corollaire 2: doit on en conclure que l'université de la Réunion ne sert en réalité qu'à camoufler que nos politiques ne sont pas capables de créer une politique du travail et de l'emploi efficace, le tout aux frais de la collectivité? Corollaire 3: doit on en conclure que l'université de la Réunion doit être profondément réformée et plus focalisée sur le marché du travail?

"et la règle selon laquelle on ne peut être jugé que par ses pairs " Cool. Ca fera plaisir aux politiciens de n'être jugés que par leurs pairs, aux enarques qui ont foiré de n'être jugés que par leurs pairs, aux PDG du CAC40 de n'être jugés que par leurs pairs, ... Je pourrais étendre la liste.

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