Société

Des produits et services estampillés "Esprit Parc National" en 2015

Le Parc national permettra aux acteurs économiques installés sur son périmètre de bénéficier d'une marque à portée nationale. L'objectif de cette démarche : inciter les producteurs, artisans et autres prestataires de gîtes à orienter leurs productions et services vers le durable.


Marquer la production d'un objet dans le territoire auquel il appartient (crédit photo: Parc national de La Réunion - N et S. Szymandera)
Marquer la production d'un objet dans le territoire auquel il appartient (crédit photo: Parc national de La Réunion - N et S. Szymandera)
Encore quelques mois de finalisation et le Parc national de La Réunion sera en mesure d'apposer sa propre marque aux produits et prestations inscrites dans son périmètre. Le nom est déjà trouvé : "Esprit Parc". Cette marque sera nationale puisqu'elle sera utilisée par les neuf autres parcs nationaux existant en France, DOM compris (le Mercantour, les Ecrins, les Cévennes, la Guyane, pour ne citer qu'eux).

"Il s'agira d'identifier des produits et services qui contribuent, par la façon dont ils sont produits, à conserver le milieu naturel", met en avant Franck Lustenberger, responsable Appui à l'aménagement et au développement durable du Parc national de La Réunion.

Depuis quelques mois et jusqu'à la fin 2014, les agents du Parc de La Réunion travailleront de concert avec l'établissement public qui coordonne les dix parcs nationaux de France sur "le cadre de la propriété commerciale de cette marque".

Si une partie des critères d'attribution pour l'obtenir reste à déterminer, son champ d'application sera strictement limité aux biens et services produits dans le périmètre du parc. Sont de ce fait exclues les manifestations sportives "qui répondent à une autre labellisation", rappelle Franck Lustenberger.

Concrètement, la production de vanille, celle de plantes à parfum aromatiques et médicinales, la sculpture sur basalte, l'artisanat en paille vétiver mais aussi les hébergements ainsi que les prestations d'accompagnement touristique pourront faire l'objet d'une demande d'obtention de la marque.

Le respect du caractère durable de la production sera l'un des critères de sélection (photo: N et S. Szymandera)
Le respect du caractère durable de la production sera l'un des critères de sélection (photo: N et S. Szymandera)
Pour en bénéficier, les professionnels (artisans, guides, prestataires, planteurs/producteurs...) devront respecter trois règles fondamentales. La première, évidente, sera de "respecter les valeurs des parcs nationaux". Ensuite, le bénéficiaire s'engagera à signer un document générique à tous les parcs de France. Le second document, est plus "catégoriel". "Il s'agit plus simplement d'un cahier des charges propre à chaque bien ou service mais qui devra être commun à tous les parcs nationaux". Enfin, un contrat de partenariat engagera les deux parties.

"Il ne s'agit pas d'un label"

L'idée, au final, étant d'offrir aux futurs touristes et acheteurs locaux, la possibilité de repérer facilement les prestataires offrant ce petit plus. Attention à la confusion : "Il ne s'agit pas d'un label. Un label renvoie à la qualité intrinsèque du produit. La marque permettra de faire le lien entre le service ou produit avec son territoire", précise Franck Lustenberger. Le volet environnemental fait naturellement partie de la réflexion autour de l'Esprit Parc. Un gîte qui fait l'effort d'installer un dispositif d'économie d'eau ou encore de ne pas planter d'espèces exotiques, a par exemple toutes ses chances de décrocher le sésame qui sera proposé sur la base du volontariat contre l'acquittement d'une redevance "d'un coût minimal", ajuste le Parc.

En s'adossant aux autres parcs nationaux de France, celui de La Réunion profitera d'une "plateforme commune de communication", explique Franck Lustenberger. Les prestataires seront référencés. Il y aura un gain de lisibilité pour leurs bénéficiaires. La marque "Esprit Parc" a déjà été déposée à l'Institut national de la propriété industrielle. Encore quelques mois d'attente avant d'en voir la déclinaison sur le terrain.
Mardi 17 Juin 2014 - 06:42
ludovic.grondin@zinfos974.com
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1.Posté par https://www.facebook.com/c.mac974 le 17/06/2014 16:58
l'écologie cosmétique...en créole y di peinde de moune...en vert. Le parc national ferait bien lui aussi déjà de récupérer les eaux de pluies à son siège de la plaine des palmistes aux bardeaux importés du canada parce le bardeau péi était trop cher. Faites ce que je dis pas ce que je fais.

Faire payer les gens pour avoir un label parc national fallait oser, belle mentalité de marchandisation de la nature.

2.Posté par Klod le 18/06/2014 22:43
esprit es tu là ?

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