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Des multinationales utiliseraient de l’huile de palme produite par des enfants


Des multinationales utiliseraient de l’huile de palme produite par des enfants
Plus de neuf multinationales, dont Nestlé et Colgate, ont recours à de l’huile de palme produite par des enfants. Selon Amnesty International, dans un rapport explosif publié mercredi, cette industrie exploite des enfants et des femmes à des coûts dérisoires en Indonésie. 

" Des grandes sociétés comme Colgate, Nestlé et Unilever assurent les consommateurs que leurs produits sont composés d’huile de palme durable alors qu’il n’y a rien de durable dans l’huile de palme produite en faisant travailler des enfants et en ayant recours à des travaux forcés ", indique l’organisation internationale. 

Au moins neuf multinationales seraient impliquées : Nestlé, Unilever, Kellogg's, Colgate-Palmolive, Elevance, AFAMSA, ADM, Procter & Gamble, Reckitt Benckiser, d’après Amnesty International. L’ONG avance que c’est Wilmar, un producteur singapourien se fournissant en Indonésie, qui est directement visé.
Mercredi 30 Novembre 2016 - 16:09
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1.Posté par noe le 30/11/2016 16:25
Dans ce monde tout est bon pour s'enrichir (et légalement) ...
Quand j'achète une télé ou autre , je ne cherche pas où elle a été construite et par qui (aveugles , malades , enfants ...) . Je ne regarde que le prix affiché !
Ici pour cette huile , si la législation des pays producteurs autorisent le travail des "enfants" , force est à eux !
Chez nous les "enfants" sont des roitelets qui s'empiffrent devant la télé et ne savent que jouer pour s'occuper car la France donne à leurs parents plein d'aides à ne rien faire !
En France , on ne sait plus l'honneur du travail ! On détruit , on vole , on massacre ! c'est pour cela que les immigrés nous envahissent !

2.Posté par Pamphlétaire le 30/11/2016 16:54
Une enquête retentissante de Cash Investigation, diffusée le 4 novembre sur France 2, a démontré à des millions de téléspectateurs français comment leurs smartphones pouvaient être fabriqués par de jeunes filles chinoises de 12 ou 13 ans. Celles-ci travaillent jusqu’à 13 heures d’affilée, y compris de nuit, pour le compte de marques telles que (dans le cas de l’usine visitée par les enquêteurs de Cash Investigation) Huawei, Wiko ou Alcatel. Autant de pratiques théoriquement illégales en Chine, mais qui restent largement répandues parce que cette main d’œuvre docile et bon marché permet de répondre plus facilement aux commandes en flux tendus des donneurs d’ordres.

L’enquête de Cash Investigation remonte la chaîne de production des portables jusqu’aux mines de tantale de RDC qui approvisionnent Samsung et ses concurrents. Pour y trouver là aussi – entre autres – des enfants au travail. Des organisations non gouvernementales avaient déjà identifié des cas de travail des enfants dans des mines approvisionnant Samsung ou Apple en métaux comme l’or ou l’étain, indispensable à la fabrication des smartphones, tablettes et ordinateurs [1]. Alors, combien d’enfants au travail pour fabriquer un smartphone ?
Des enfants travaillant 11 heures par jour pour Samsung

Les premières révélations sur la présence d’enfants de moins de 16 ans dans des usines chinoises de Samsung datent de 2012. La marque coréenne s’est alors empressée de minimiser ou dénier la réalité des faits, qui sont en contradiction totale avec ses engagements éthiques. Dans son rapport sur sa politique de « développement durable » de 2014, modestement intitulé « Harmonie globale », le conglomérat coréen affirme avoir fait procéder depuis à des vérifications dans les usines de ses fournisseurs chinois, et n’y avoir trouvé aucun cas problématique. Problème réglé ?

Hélas pour Samsung, des nouvelles enquêtes dans ces mêmes usines menées en juillet et août 2014 ont à nouveau découvert, assez facilement, des enfants sur les chaînes de production. b[« Après avoir prétendument inspecté des centaines de fournisseurs chinois, Samsung a déclaré ne pas avoir trouvé un seul enfant au travail. Et pourtant dans une seule usine fournissant Samsung, nous avons identifié plusieurs enfants employés sans contrats de travail, travaillant 11 heures par jours et payés pour seulement 10 heures », dénonce l’ONG China Labor Watch, qui a mené ces enquêtes [2].
Le travail des enfants, partie émergée de l’iceberg]b

Le travail des enfants ne constitue que la forme la plus extrême et la plus frappante de la situation d’exploitation généralisée qui règne dans les usines de l’industrie électronique. Les grandes marques comme Apple, Samsung et Nokia (Microsoft) font fabriquer leurs appareils par des sous-traitants peu connus du grand public. Ceux-ci exploitent des usines notamment en Chine, mais aussi dans le reste de l’Asie, voire en Amérique latine (voir le dossier Industries électroniques de l’Observatoire des multinationales). Les ONG comme China Labor Watch envoient régulièrement des enquêteurs dans ces usines pour dénoncer les atteintes systématiques aux droits des travailleurs et travailleuses qui y sévissent : faiblesse des salaires, horaires à rallonge, problèmes de santé et de sécurité au travail, absence de contrats, management autoritaire... Le cas des sous-traitants d’Apple – Foxconn, Jabil Circuit et, plus récemment, NXP – a particulièrement défrayé la chronique ces dernières années, mais aucune marque n’est épargnée par ces problèmes.

Confrontée à des allégations d’atteintes sérieuses aux droits des travailleurs dans les usines chinoises, Samsung se contente de recourir à un système d’audits sociaux de ses fournisseurs. Mais l’inefficacité de tels audits semblent désormais avérée – particulièrement dès lors que les donneurs d’ordre, c’est-à-dire les grandes marques, ne changent fondamentalement rien à leurs propres pratiques commerciales. Samsung a été classée comme l’une des marques les moins éthiques du monde par l’organisation anglaise Ethical Consumer, et est réputée pour sa culture antisyndicale. Ce qui ne l’empêche en rien de continuer à communiquer allégrement sur sa « responsabilité sociale ». Comme le notent les ONG françaises Peuples Solidaires et Sherpa, « Samsung consacre des moyens énormes à sa publicité mais derrière ses déclarations, ne fait pas grand chose pour améliorer concrètement la situation des ouvriers et ouvrières chinoises ».
Plainte pour « pratique commerciale trompeuse »

Samsung a même fait certifier un de ses smartphones comme « socialement responsable » en Suède (lire l’article de Novethic) ! Un tel écart entre la communication « responsable » d’une entreprise – codes éthique, rapports « développement durable », certifications – et la réalité du terrain est-il tolérable ? Pas pour Peuples Solidaires et Sherpa, qui ont déposé plainte contre Samsung en 2013 pour « pratique commerciale trompeuse ». « Les engagements éthiques de la marque constituent une publicité de nature à induire les consommateurs français en erreur sur les conditions sociales de fabrication des produits qu’elle commercialise », estiment les ONG.

Une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet de Bobigny, et la procédure suit actuellement son cours. Ces ONG ont d’ailleurs choisi la même voie, il y a quelques mois, pour mettre Auchan face à ses responsabilités dans la catastrophe de l’usine textile du Rana Plaza (lire l’article de l’Observatoire des multinationales). Les procédures de ce type restent encore rares, mais une étude réalisée par le cabinet de consultants en « stratégie sociétale, normative et réputationnelle » (sic) Affectio Mutandi estime qu’elles vont se multiplier, et que les engagements éthiques des entreprises, qui en restent souvent sur le plan des beaux discours, deviendront de plus en plus contraignants sous la pression de la société civile.

En attendant, Peuples Solidaires a lancé un nouvel appel urgent pour faire pression sur Samsung afin qu’il mette fin au travail des enfants dans sa chaine d’approvisionnement. L’entreprise coréenne est parallèlement nominée aux prix Pinocchio 2014, dans la catégorie « Mains sales, poches pleines », décernée « à l’entreprise ayant mené la politique la plus opaque au niveau financier, en termes de lobbying, ou dans sa chaîne d’approvisionnement ». Les votes sont ouverts jusqu’au 17 novembre.

Olivier Petitjean

3.Posté par L'Ardéchoise le 30/11/2016 17:25
Post 1, "la" noe : ça suffit !
Y en a marre de vos infâmes conneries et de vos prises de position nulles, douteuses, émanant d'un esprit tordu !


4.Posté par ça c'est un scoop le 30/11/2016 17:26
Tout le monde le sait , ça fait des décennies que ça dure , ces boites exploitent le tiers monde et se font des couilles en or parce que finalement , tout le monde s'en fout!

5.Posté par Pamphlétaire le 30/11/2016 17:31
Le cobalt des smartphones et voitures électriques extrait par des enfants

Composant essentiel des batteries de nos smartphones, tablettes et voitures électriques, le cobalt provient en grande partie des mines situées au sud de la République démocratique du Congo (RDC). Selon les estimations, le quart du cobalt exporté provient de mines artisanales, dans lesquelles les mineurs utilisent des outils très rudimentaires pour creuser et extraire le précieux métal. Ils travaillent sans aucune protection, exposant leurs peau et leurs poumons aux poussières très irritantes du cobalt. Creusés à mains nues, sans matériel adéquat et sans précautions, les puits et galeries s’écroulent régulièrement, ensevelissant les travailleurs. Des dizaines de morts sont signalées chaque année. « Les mineurs ont tellement peur que nombre d’entre eux s’alcoolisent pour se donner du courage », souligne un rapport sur la filière cobalt publié ce 19 janvier par Amnesty international et l’Observatoire africain des ressources naturelles (Afrewatch).

Intitulé « Voici pourquoi nous mourrons : les violations des droits humains dans le commerce globalisé du cobalt en RDC » [1], le document présente les témoignages recueillis sur place en avril et mai 2015. « Nous avons tous des problèmes aux poumons, et mal partout dans notre corps », rapporte Joséphine, 33 ans, mère de cinq enfants. Les enquêteurs ont rencontré une petite centaine de mineurs, dont plusieurs enfants. Ils sont plusieurs milliers à trimer 12 heures par jour, pour gagner un ou deux dollars [2]. Certains enfants trient le cobalt, en surface. D’autres descendent dans les boyaux sans air et sans lumières, parfois pendant 24 heures d’affilée. Vivre et travailler dans le secteur des mines expose en plus les enfants à la violence des adultes : nombre d’entre eux rapportent avoir été frappés. Il y a aussi des violences sexuelles, qui concernent également les femmes.

Apple, Samsung, Microsoft, Sony et Volkswagen interpellés

Qui achète le cobalt de RDC ? D’après le rapport d’Amnesty international et Afrewatch, le principal client des marchés congolais est une entreprise chinoise, la Congo Dongfang Mining (CDM), filiale détenue à 100 % par le géant chinois de l’exploitation minière Zhejiang Huayou Cobalt Ltd (Huayou Cobalt). La multinationale fournit ensuite le cobalt « à trois fabricants de composants de batteries lithium-ion », en Chine et en Corée du Sud [3]. « Ces trois fabricants ont acheté pour plus de 85 millions d’euros de cobalt à Huayou Cobalt en 2013. À leur tour, ceux-ci vendent leurs composants à des fabricants de batteries qui affirment fournir des entreprises du secteur de la technologie et de l’automobile, notamment Apple, Microsoft, Samsung, Sony, Daimler et Volkswagen », décrit le rapport. Contactées par les ONG, certaines de ces entreprises ne savent même pas d’où vient le cobalt dont elles se servent. Elles semblent se désintéresser des conditions dans lesquelles le matériau est extrait [4].

« En raison des risques pour la santé et la sécurité, l’extraction minière est l’une des pires formes de travail des enfants. Comment des entreprises dont les profits à l’échelle mondiale se montent à 125 milliards de dollars (115 milliards d’euros) osent-elles affirmer qu’elles sont incapables de vérifier d’où proviennent des minerais essentiels à leur production ? », s’insurge Mark Dummett, spécialiste de la responsabilité des entreprises en matière de droits humains à Amnesty International. « Des millions de personnes bénéficient des avantages des nouvelles technologies, sans se préoccuper de la manière dont elles sont fabriquées. Il est temps que les grandes marques assument leur part de responsabilité dans l’extraction des matières premières qui rendent leurs produits si lucratifs. »

Amnesty International et Afrewatch demandent aux multinationales qui intègrent des batteries lithium-ion dans leurs produits, d’enquêter pour déterminer si le cobalt est extrait dans des conditions dangereuses ou en recourant au travail des enfants, et de renforcer la transparence quant à leurs fournisseurs. « Les entreprises ne doivent pas se contenter d’interrompre une relation commerciale avec un fournisseur ou de décréter un embargo sur le cobalt de la RDC parce que des risques en termes de droits humains sont identifiés dans la chaîne d’approvisionnement, précise Mark Dummett. Elles doivent agir en vue de remédier aux souffrances endurées par les victimes d’atteintes aux droits humains. »
par Nolwenn Weiler 19 janvier 2016

6.Posté par polo974 le 30/11/2016 18:39
et Bolloré ? ? ?

7.Posté par A mon avis le 30/11/2016 21:25
Des multinationales utiliseraient de l’huile de palme produite par des enfants

Pourquoi le conditionnel ?
Alors que l'information est avérée.

Et ce n'est qu'un exemple parmi d'autres, comme le signale opportunément @Pamphlétaire !

8.Posté par A mon avis le 30/11/2016 21:26
@6 polo 974 : très bonne question !

9.Posté par Babafigue le 01/12/2016 11:50
Mais non, mais non voyons, pourquoi autant de mauvaise foi.

Faisons confiance à l'industrie agroalimentaire, elle travaille pour notre bien.

Si une loi permettait d'inclure au maximum 10% de merde dans nos aliments, ne doutons pas que l'industrie n'irait jamais au delà de 15%.

C'est cela le sens de l'éthique.

Alors de la malbouffe fabriquée par des esclaves ? Franchement, quelle calomnie...

10.Posté par Thierry le 01/12/2016 20:26
Les palmerais, qu'est-ce que ça a de durable ? Quand on sait que c'est la cause de grandes déforestations et de disparitions des orangs-outans notamment. Nous y adjoignons l'esclavage des enfants et des femmes pour l'enrichissement financier au lieu du partage.

Clin d'oeil de pensées de violettes.

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