Social

Des étudiants dénoncent les mouvements actuels

Le responsable local de l’Uni, et d’autres étudiants, ont souhaité manifester leur mécontentement quant aux mouvements des derniers jours menés notamment par l’Unef, l’un des cinq syndicats étudiants.


Le lancer de savate au Rectorat ne leur a pas fait beaucoup rire…Pas plus les mouvements d’environ 400 étudiants, menés notamment par l’Unef. Ces étudiants là, et notamment l’Uni, un autre syndicat étudiant, veulent aller en cours.
"On critique mais pas la façon de faire. Il n’est pas normal d’empêcher aux étudiants d’aller en cours, ni même de débrancher le micro d’un professeur alors que l’un des points de lutte concerne la réforme des enseignants-chercheurs. Où est la démocratie? En assemblée générale une professeurs de sciences m’a rétorqué: ce n’est pas démocratique mais c’est comme ça", déplore une étudiante en faculté de droit, qui ajoute que "les étudiants sont plus nombreux qu’on ne le croit à ne pas vouloir faire grève".
Pour eux, 400 manifestants qui bloquent l’Université ne correspond pas à la majorité. Le campus compte effectivement 8.000 étudiants.
L’Unef est ici directement critiqué. Pour le responsable local de l’Uni, un autre syndicat étudiant, il faudrait plus de dialogue… et du respect. "Lors d’une assemblée générale, nos idées ont été huées et nous avons été limités par le temps de parole, ce qui n’est pas le cas pour d’autres", condamne Anthony Lan Yan Shun.
Autre point de divergence, les messages et tracts diffusés au sein du campus. "Nous ne voulons pas d’une politique de la peur et de la désinformation. Par exemple, on nous parle d’une privatisation de l’Université de la Réunion alors que le terme exact est "autonomisation".  
La fermeture de l’Université hier a également été l’un des sujets sensibles chez les étudiants. "Le président de l’Université a émis un arrêté de suspension des cours pour raisons de sécurité. Pourquoi ne pas avoir fait en sorte de gérer les 400 manifestants et garanti la liberté d’étudier à tous les autres. Par ailleurs, une salle a été laissée à la disposition des manifestants à l’origine de ces perturbations pour qu’ils puissent faire leur assemblée générale en toute tranquillité", dénonce l’un des étudiants.
Le mouvement commence donc à prendre une tournure délicate, il se politise et comme dans beaucoup de manifestations, deux camps s’opposent: les personnes qui restent favorables au dialogue et les autres qui optent pour une paralysie du système après "plusieurs tentatives de discussions".
Mercredi 18 Février 2009 - 13:08
Melanie Roddier
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1.Posté par ALIAS974 le 18/02/2009 14:33
S'il est difficile de se prononcer sur la représentativité des étudiants réunis en AG (au passage, les manifestants ont été plus de 400), s'il est encore plus difficile, par nature, d'anticiper quelle est l'opinion de la majorité silencieuse, il est cependant aisé d'évoquer la représentativité de l'UNI parmi les étudiants...celle-ci est quasiment nulle. Il ne suffit pas de relayer les messages gouvernementaux pour faire de la politique. Quelle absence d'imagination, d'arguments ! Et plus grave : quelle absence totale de reflexion sur la question de la réforme ! Je ne cautionne pas le blocage de l'université, mais j'invite les responsables locaux de l'UNI à consulter leurs aînés élus de l'UMP (qui se sont prononcés en faveur du mouvement), ainsi qu'à potasser leurs cours, en espèrant que cela puisse leur apporter toutes les lumières nécessaires...

2.Posté par boyer le 18/02/2009 14:54
pov ti chouuuu....

3.Posté par habegger le 18/02/2009 16:38
En etre au point de jouer avec les mots... que ce soit une "privatisation" ou une "automisation", les consequence sont les memes à savoir l'inégalité de repartition de budget et le budget lui meme au sein des université ce qui nous ramène à une disparité croissante entre université.
ensuite ce bloquage de l'université, meme si il y a eu des personne defavorable à cette action, à rajouter une pression de plus au gouvernement afin de non pas revoir les reformes proposés mais les abandonner.
Je tiens aussi à informer l'UNI que meme si les dits "leader" de ce mouvement sont majoritairement de l'UNEF, ils ne parlent pas en représentants syndicaux mais en tant qu'étudiant. Ils suffit de vous joindre à nos Assemblées Génerales (meme si pour cela vous devrez rater 2 ou 3 heures de cours) pour vous en rendre compte de cela vous pourriez aussi prendre la parole afin d'établir un dialogue d'adulte avant les actions proposées au lieu de venir pleurer en vous faisant passer pour des victimes.
j'espère sincèrement que à l'avenir vous pourrez venir aux Assemblées Génerales et nous faire profiter de vos opinion car notre objectif est le meme alors pourquoi nous diviser?

4.Posté par Coo2gle le 18/02/2009 17:22
Manque une information ESSENTIELLE dans cette article, à savoir que l'UNI est un syndicat étudiant de droite, très proche de l'UMP, et même on pourrait dire à droite de la droite !

5.Posté par MoA le 18/02/2009 18:08
Pour éviter toute polémique sur les chiffres pourquoi ne filmer vous pas ces AG pour montrer à tout le monde que ce mouvement est populaire à la fac ? Pour l'instant la seul chose qu'on a pu voir c'est une dizaine de jeune qui bloque les accès.
Ouvrez nous les yeux !


6.Posté par Pierre Dupuy Junior le 18/02/2009 18:39
Ca va encore voler haut les argumentaires sur ce sujet... Passons. Juste une question: pourquoi dites vous "ensuite ce bloquage de l'université, meme si il y a eu des personne defavorable à cette action, à rajouter une pression de plus au gouvernement afin de non pas revoir les reformes proposés mais les abandonner. " Pourquoi vouloir absolument empecher la reforme des universites au lieu de participer a son amelioration?

Et au demeurant, ils disent etre alles en AG, si vous lisez attentivement, mais ne pas avoir eu la parole a egalite avec les autres...

7.Posté par sat marron le 18/02/2009 21:12
La fac n'est plus bloqué. C'est la seule information importante.

Le blocage aurait dû mettre la pression sur le gouvernement sauf que l'arrêter aujourd'hui démontre que le mouvement s'essouffle. En arrêtant le blocage, vous vous êtes affaiblit.

De plus, c'est le choix de la radicalisation qui a divisé les étudiants. L'UNI comme l'unef ne sont les toutous des partis et les étudiants qui suivent l'UNi et l'UNEF se font avoir.

8.Posté par Pierre Dupuy Junior le 19/02/2009 07:27
4. Posté par Coo2gle le 18/02/2009 17:22

Manque une information ESSENTIELLE dans cette article, à savoir que l'UNI est un syndicat étudiant de droite, très proche de l'UMP, et même on pourrait dire à droite de la droite !

En même temps, faut pas être grand clerc pour le deviner hein... (enfin, pour le coup de l'extrême droite, je suis pas d'accord, mais c'est encore autre chose )

9.Posté par CONTRE LA PENSEE UNIQUE le 19/02/2009 07:53
Derniers résultats des élections étudiantes académiques ( CROUS mars 2008) :
UNEF 4 Sièges
UNI 2 Sièges
FAGE 1 siège

Si l'UNI n'est pas représentatif, que dire alors des autres groupes qui n'ont même pas eu de siège?

10.Posté par CONTRE LA PENSEE UNIQUE le 19/02/2009 08:47
Pour Coo2gle le mot "droite' est certainement une injure alors que l'UNI assume publiquement ses opinions...Vive le pluralisme et non au syndicat unique ! Coo2gle , comme scoop (l'UNI est de droite") faudra trouver autre chose...

11.Posté par Larissa Petroschkopff le 19/02/2009 09:42
Ces commentaires me surprennent beaucoup, on ose critiquer le manque de réflexion et d'arguments probants dans cette dénonciation des évènements actuels. Car tout d'abord, non la "majorité silencieuse", ça n'existe pas ! C'est un concept que vous inventer pour légitimer vos actions. Or, si un étudiants ne manifeste pas c'est soit qu'il est pour la réforme telle qu'elle est, ou bien qu'il attend le résultat des dialogues ouverts par le gouvernement en ce moment.

En suite, il est vrai il ne suffit pas de relier les informations du gouvernement pour faire de la politique. Soi-disant passant, ce n'est pas non plus en manipulant ces même informations que l'on en fait (suivez mon regard...). Cependant ce n'est pas parce que l'on ne perturbe pas des cours, l'on ne manifeste pas et l'on s'oppose à la grève que l'on ne fait pas de politique, et oui, la politique c'est d'abord un débat !

Encore, je suis outrée de voir "vous jouer avec les mots entre privatisation et autonomisation" ! J'espère que cette personne ne se prétend pas juriste car il s'agit ici non pas d'un jeu mais d'une précision, du terme exact plutôt. Les réformes sont faites de précisions, c'est en englobant tout de cette manière là que l'on fait grève pour tout et n'importe quoi, et que le gouvernement, que vous savez pourtant si bien critiquer, peut vous faire gober n'importe quoi. La privatisation ce n'est pas l'autonomisation, et vis vers ça, d'accord l'autonomisation se rapproche plus de la privatisation que la nationalisation, cependant elle n'a pas du tout le même poids juridique !

A propos de l'UNI, il me semble que jamais elle ne s'est dit de gauche, c'est même son slogan "la droite universitaire". Pour autant ce n'est pas la "droite de la droite" car cette association est ralliée à l'UMP. Si vous me dites maintenant que l'UMP c'est "la droite de la droite" je vous direz d'arrêter toute lecture ou activité politique, au nom de la République. L'UNI est ralliée à l'UMP, okay, et alors ? Ce n'est pas parce que elle défend un gouvernement qu'elle se couche devant lui, au contraire c'est comme ça que étudiants et politique vont pouvoir construire ensemble.

En suite ce qui a été critiqué ce sont effectivement des questions de fond, mais surtout de forme, le blocus, la perturbation de cours ...etc La question de la légitimité des actions, je la
repose. Pour reprendre l'une des phrases de l'article 'le mouvement se politise', or je préférerai, et ne suis pas seule, un peu plus de politique et un peu moins de politisation !

12.Posté par étudiant974 le 19/02/2009 10:09
=>"Manque une information ESSENTIELLE dans cette article, à savoir que l'UNI est un syndicat étudiant de droite, très proche de l'UMP, et même on pourrait dire à droite de la droite!"
Je tien à te signaler que l'UNEF n'est pas pour autant un syndicat apartisan de tout parti politique et se situerait au niveau national PS, mais au niveau local tendrait vers un mouvement PCR!!!!
L'une des caractéristiques honorable de l'UNI est que EUX s'exprime comme étant la DROITE UNIVERSITAIRE, RECONNAISSE et AFFICHE leur appartenance à un mouvement politique!!!

Cependant pour avoir assisté à des AG, effectivement l'UNEF n'est pas cité, et les étudiants sont les « meneurs des débats » (pour autant encadré, et dirigé par certains). Il est regrettable que ces étudiants ne se rendent pas compte que se noyer dans plusieurs revendications n'est pas la solution car cela fait naître l'incompréhension!!!!!!!!

13.Posté par Pierre Dupuy Junior le 19/02/2009 10:55
Rien à voir avec le schmilblick mais , ayant fait un ptit tour sur les différents sujets sur les manifs étudiantes, je sais pas ce qu'il y a dans leurs réformes, mais par pitié mettez y un volet sur l'enseignement du français (conjugaison, grammaire, syntaxe, orthographe... ) en université dans toutes les filières et je signe ce que vous voulez! C'est dingue, lisez les écrits des étudiants ces derniers jours sur le site, y a des moments je me demande s'il n'y a pas plus de fautes de français que de mots... Et qu'ils soient de droite ou de gauche!

Je précise, à tout hasard, que le style "parlé" de mon message est parfaitement volontaire.

14.Posté par Broutille le 19/02/2009 13:15
J'avais cru un instant que c'était au sujet du statut des chercheurs et de la recherche, mais l"enjeu est différent : quel est le syndicat le plus ou moins représentatif.

Bon cela dit, la pôvre Peresse paye les distensions entre les inspecteurs généraux qui penchent pour ce qu'ils préconisent.

Juste pour illustrer, lors d'un mandat d'un précédent ministre, les gurus (hauts fonctionnaires qui ont plein de réforme dans leur tête et qui envoient les clampins "ministres" au feu en les persuadant de l'importance de leurs propositions) avaient proposés un stage obligatoire de 8 jours de pédagogie tous les deux ans pour les enseignants pendant les congés scolaires, je vous dis pas la réaction des syndicats, et pourtant, cela ne serait pas inutile, enfin pour ce que j'en dis.

Moi, je suis pour la mixité recherche privé/publique pour la recherche universitaire (y compris la recherche fondamentale), aïe! aïe!.

Au moins on aura des sous pour avancer sans avoir à remplir les 7 formulaires pour justifier l'achat d'une boite de trombonnes, demande devant être approuvé par le "Président".

Signé :
Un chercheur

15.Posté par Pierre Dupuy Junior le 19/02/2009 14:05
Tiens, tout ça me rappelle l'excellent bouquin "l'école des chances" collection de la République des idées (publié par un chercheur: François Dubet est sociologue à l'université de Bordeaux II et directeur d'études à l'Ecole des hautes études en sciences sociales) . Je cite: "ainsi, les intégristes de la méritocratie républicaine ne s'embarrassent guère de savoir combien de victimes feront leurs décrets sur le terrain: ils ont depuis longtemps donné congé à la description des faits; dans leur cité céleste, l'école sera l'affaire exclusive du philosophe et du moraliste. D'autres, au contraire, veulent tout changer, sachant que ce radicalisme conduit en pratique à s'opposer aux plus minuscules réformes: ils revêtent d'une allure révolutionnaire des stratégies de statu quo. " Tout est dit, choisissez votre camp!

"Certes, la réalité n'excuse rien et, surtout, elle ne saurait tenir lieu de doctrine. Certes, la méritocratie et l'égalité des chances ont toute leur place dans une école juste. Mais les acteurs de ce débat sont comptables des écarts entre les principes et les pratiques, entre les mots d'ordre et les faits. Telle devrait être la responsabilité intellectuelle de tous ceux qui plaident pour une école plus juste. L'affaire n'est le monopole ni du philosophe ni du sociologue: elle est proprement politique."

Et ce sont des extraits des deux premières pages de l'introduction...

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