Politique

"Dépassionner le débat sur Grand Anse..."

Le conseil municipal de Petite-Île ne manquait pas de piquant ce mardi soir, entre une opposition des plus réactives et une majorité campée sur ses positions. A ce petit jeu, le dossier de l'aménagement de Grand Anse a visiblement tiré son épingle du jeu.


"Dépassionner le débat sur Grand Anse..."
Vingt-cinq affaires et une séance des plus animées, c'est le programme du conseil municipal qui s'est tenu ce mardi à Petite-Île. A l'ordre du jour, plusieurs affaires d'importance à l'image du vote du budget supplémentaire 2010 ou de l'aménagement du site de Grand Anse, un dossier sujet à passion et qui a suscité des réactions.

Une opposition sur le qui-vive

Plus de deux heures de débats, de piques et de prises de positions ont composé le menu politique des élus de Petite-Île hier soir. Des débats qui ont rapidement pris leurs marques entre majorité et opposition en la personne de Serge Hoareau. L'affaire n°1 relative à l'approbation du budget supplémentaire en est la preuve. Fixé à 5,827 millions d'euros, le BS de 2010 était présenté par Guito Ramoune comme un "budget d'ajustement nécessaire au bon fonctionnement des services d'ici la fin de l'année". Pour Serge Hoareau, qui lançait la première joute orale de la soirée, "on peut faire dire ce que l'on veut aux chiffres". Résultat, le débat dérape rapidement sur fond de rivalités entre le membre de la précédente majorité municipale et la nouvelle équipe. "Nous, nous ne faisons pas de clientélisme", expliquait Serge Hoareau en réponse au maire. Il n'en fallait pas moins pour faire sortir Yianix Velia de ses gonds avant que le premier magistrat ne ramène le calme, provisoirement. Le ton de la soirée était lancé.

Place ensuite au budget supplémentaire concernant l'eau potable. Une thématique qui a mené l'opposition à évoquer la décision du Tribunal administratif concernant l'annulation de la délégation de service public de la Saphir concernant l'eau (Voir "Quand une délégation de service public prend l'eau "). L'occasion d'évoquer les problèmes de ressources en eau inhérents à la commune. Entendez les coupures d'eau. "Vous avez créé des réservoirs avec votre ancienne équipe, précisait Guito Ramoune. La priorité n'est pas le stockage mais bien les ressources en eau de la commune. Il s'agit d'une priorité pour notre équipe et nous verrons dans l'avenir qui a raison", poursuivait le maire. "Maintenant que vous avez les réservoirs, il est facile de travailler", répliquait Serge Hoareau. Dans la salle, l'assemblée tend l'oreille avec calme. Un calme préfigurant un débat des plus agités.

"Dépassionner le débat sur Grand Anse..."
Grand-Anse, un site qui passionne

Ré-affectation de la subvention de l'association Maeva, coquilles comptables ou chantiers d'insertion, le leader de l'opposition était au front sur la grande majorité des dossiers. La seule accalmie ayant concerné les plans de relance de la Région et du Département avant que n'intervienne le dossier de Grand-Anse. Dans les cartons depuis plusieurs années, le projet d'aménagement a pris une option après le vote, ce mardi, de l'autorisation donnée à la SEMAC (Société d'économie mixte d'aménagement et de construction) de présenter une dérogation à l'interdiction de défricher émise par l'Office national des forêts (ONF).

Il faut dire que le dossier est complexe, tant au niveau des attentes de la population qu'au niveau des engagements consentis il y a quelques années par l'équipe de Guito Ramoune. A ce titre, le président de l'Association citoyenne de Saint-Pierre (ACSP), Gaëtan Hoarau, a fait le déplacement pour apprécier les prises de position dont on pensait qu'elles viendraient essentiellement de l'opposition. C'est en réalité, un conseiller municipal de la majorité, Aymé Ethève, qui a mis le feu aux poudres. "Monsieur le maire, vous nous parlez de dérogation pour des défrichements. Il s'agit tout de même d'une zone de 40.000 m2 qui est concernée, ce n'est pas rien", s'étonnait Aymé Ethève. Évoquant le lancement des travaux de réalisation d'une piscine et d'un parking, l'homme semble passionné par le sujet : "N'oubliez pas ce qui nous a réuni, cet engagement que nous avons pris de repenser le projet. Nous nous sommes battus pendant des années sur ce point. Vous ne pouvez pas continuer sur cette voie monsieur le maire car ce projet détruit, met à mal notre ciment culturel commun et ne présente rien d'autres qu'un intérêt mercantiliste", expliquait, en colère, le conseiller à l'encontre de sa propre majorité.

Dans les rangs du maire, c'est l'incompréhension. "Tout est dans le dossier Aymé", tempère Guito Ramoune, qui a du mal à s'expliquer devant l'intervention d'un des membres du public. "Il faut dépassionner le débat sur Grand Anse. Il n'y a plus de piscine en projet et encore moins de parking ou d'hôtel. Vous avez certainement été absent des différentes réunions mais on ne peut plus laisser le site se dégrader. Il s'agit avant tout d'élargir la voie d'accès pour garantir la sécurité des visiteurs et permettre un certain nombre d'aménagement", poursuit Guito Ramoune avant de soumettre au vote l'affaire, validée, moins l'opposition d'Aymé Ethève qui a déploré le "début du processus". Un processus qui n'a visiblement pas fini de faire réagir.
Mercredi 10 Novembre 2010 - 12:00
Ludovic Robert
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1.Posté par Association Citoyenne de Saint Pierre le 10/11/2010 12:05
Les inquiétudes de la population sont fondées.


En effet l'arrêté préfectoral 894 du 20 mars 2007 qui autorise le projet initial, celui de l'ancienne municipalité , combattu par la population et la municipalité actuelle n'est toujours pas pas abrogé.

Cela signifie qu'il est toujours dans les tuyaux et qu'à tout moment la Civis peut decider de l'activer. Les promesses des uns et des autres ne sont que des promesses.

Rappelons que ce projet prévoit entre autre:
- le recul des pique nique en arrière cour et non plus au bord de la mer.
- un bassin en eau chorée

l'article 2.2 de cet arrêté ("CONSISTANCE ET DÉROULEMENT DES TRAVAUX" ) mentionne que la mise en œuvre de ces travaux commence par ..."débroussaillage et décapage des parties végétalisées"

On comprend donc que le délibération du conseil municipal de petite ile est complètement compatible avec le projet initial. C'est pour cela qu'en préalable il convient de demander l'abrogation de cet arrête et qu'un nouveau projet soumis a enquête publique soit proposé à la population. Visiblement ni la CIVIS, ni la municipalité de Petite Ile ne souhaitent soumettre un nouveau projet à la population.



2.Posté par trahison le 10/11/2010 20:47
qui avait fait sa campagne en contestant le projet de la civis sur grande anse et qui aujourd'hui vice president de le meme civis veut le faire lancer? dire une chose et faire le contraire, de la TRAHISON des electeurs nartrouv

3.Posté par Citoyen écoeuré! le 12/11/2010 13:30
Malheureusement on voit de plus en plus des anomalies et dysfonctionnements dans les projets d'aménagement de notre île (pour utiliser un langage diplomatique). De toute évidence le préfet qui a pour mission à veiller au bon respect des lois et différents règlements ne fait pas son travail! et la population qui essaie de faire régler l'ordre, au travers d'associations (les vraies) se fait mal voir et est victime de toute sortes de menaces... Et ça se prétend être une 'démocratie'!!!!

4.Posté par GOUTESSA le 19/07/2011 10:06
oté ramoune ton joli causement l'a traine a nou dans le boue


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