Santé

Dengue: La zone océan Indien touchée, le risque d'importation à la Réunion très élevé

Malgré la survenue récente d’un cas de dengue autochtone de dengue dans le sud de l’île, aucune circulation du virus n’a été mise en évidence. Cependant, plusieurs territoires proches de la zone océan Indien sont actuellement touchés par une circulation active du virus de la dengue (Comores, Mayotte, Maurice), avec deux sérotypes identifiés.

Le risque d’importation du virus est donc particulièrement élevé et les conditions climatiques actuelles sont favorables au vecteur. La situation épidémiologique correspond au niveau de veille 1B* du plan de lutte contre les arboviroses ("Connaissance d’une épidémie de dengue ou de chikungunya dans la zone d’échange régionale et absence de cas ou apparition de cas isolés").

Voici le communiqué:


Dengue: La zone océan Indien touchée, le risque d'importation à la Réunion très élevé
Plusieurs territoires de la zone d’échange régionale sont actuellement touchés par une circulation plus ou moins active du virus de la dengue :

− Aux Comores, la circulation du virus a été mise en évidence en novembre 2013, avec l’identification du DENV-2 chez 3 patients ayant pu être prélevés durant leur virémie.
Depuis, les indicateurs épidémiologiques surveillés suggèrent une poursuite de la circulation virale (source : réseau Sega) ;

− A Mayotte, une recrudescence du nombre de cas importés de dengue a été constatée dès la fin de l’année 2013, liée à la circulation du virus aux Comores. Deux premiers cas autochtones d’infection par le DENV-2, le même sérotype que celui identifié aux Comores, ont été détectés au mois de janvier 2014. Une circulation autochtone du virus a été mise en évidence mi-février et s’intensifie progressivement depuis. Au total en 2014, 45 cas de dengue ont été détectés sur le territoire dont 21 cas autochtones, 22 importés des Comores et 2 d’origine indéterminée.

− Enfin, à Maurice, une circulation du DENV-1 a été identifiée en mars, avec tout d’abord la détection de 2 cas autochtones
isolés, puis la mise en évidence d’un foyer de transmission dans l’entourage d’un de ces patients. A ce jour, 40 cas autochtones de DENV-1 ont pu être identifiés grâce à une recherche active, dont 39 dans le village de Triolet
au nord de l’île (source : réseau Sega).

− Par ailleurs, plusieurs pays d’Asie du Sud Est avec lesquels la Réunion entretient des échanges touristiques réguliers connaissent actuellement des épidémies massives de dengue (Thaïlande, Indonésie, Philippines, Malaisie, Inde).

Le risque d’importation du virus de la dengue à la Réunion est donc actuellement très élevé. Les conditions climatiques étant particulièrement favorables au vecteur, la vigilance doit être accrue afin de détecter précocement les cas importés et/ou l’installation de chaînes de transmission, dans l’objectif de mettre en place des mesures de contrôle immédiates.

Au cours du mois de janvier 2014, trois cas de dengue importés ont été détectés à Saint Denis, au Port et au Tampon. Ces trois patients revenaient des Comores où une circulation active du virus avait été mise en évidence quelques semaines auparavant.

Mi-mars, un cas autochtone de dengue a été identifié à Saint Pierre dans le sud de l’île (Figure 1). Il s’agissait d’un homme de plus de 70 ans ayant été infecté par le sérotype DENV-2. Le patient a dû être hospitalisé car il présentait des signes d’alerte mais son évolution a été favorable.

Après une sensibilisation des médecins de la zone concernée et une recherche active de personnes symptomatiques dans l’entourage du patient par le service de lutte anti-vectorielle, aucun autre cas n’a été détecté. Aussi, aucune circulation active du virus n’a été mise en évidence dans l’île.

Pour mémoire, début 2013, un épisode de circulation du virus avait été détecté dans le sud de l’île, donnant lieu à la survenue de 21 cas autochtones. C’est la première fois depuis la fin de cet épisode (juillet 2013) qu’un cas autochtone de dengue est identifié à la Réunion.

Dengue: La zone océan Indien touchée, le risque d'importation à la Réunion très élevé
Jeudi 27 Mars 2014 - 17:13
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1.Posté par noe le 27/03/2014 17:36
C'est grave !
Il faut vite se protéger au mieux avec des répulsifs à la citronnelle !
Espérons que les nouveaux maires feront traiter leur commune au plus vite avant l'hécatombe annoncée !

2.Posté par nouvelle cata annoncee ? le 27/03/2014 18:51
Vite les specialistes "scientifiques " de metro pour nous dire que la bete ne franchira pas la porte de nos maisons ......... comme au bon temps du Chik
Et les medecins locaux de nous confirmer " qu on " n'avait pas pris la mesure du probleme .......
Apres 100 morts ........
C etait pas la peine de le dire aux infos metros
On avait compris tout seul meme si on n 'est pas tres doue .......

175 morts au moins .......
Combien de morts on aura?

3.Posté par L'Ardéchoise le 27/03/2014 21:40
Et vlan, un direct pour les métros, c'est dingue !
Le moindre sujet provoque la réaction des détracteurs des vilains zoreils, qu'ils rendent responsables de tout et de n'importe quoi.
Et qui croient qu'il n'y a qu'à La Réunion que l'on ment aux gens.

Sur l'île comme ailleurs, il faut éliminer les lieux de ponte, dont les déchets.
Il devrait donc suffire qu'il n'y en ait pas plus qu'ailleurs...
...

4.Posté par l''''idiot de la famille le 27/03/2014 22:45
Quel est la différence entre ce moustique et les deux parasites universels ... pourquoi tout faire pour l' exterminer et favoriser la prolifération des deux autres ... serait-il plus dangereux que les deux autres ?

5.Posté par Gruigrui! le 28/03/2014 06:59
J'ai signalé il y a 4 ans maintenant une carcasse ,véritable gîte larvaire ,à coté de chez moi ! Mairie et ARS prévenue ,dossier monté ect.... la carcasse est toujours là !


Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu. Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : « Colibri ! Tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ! »

Et le colibri lui répondit :« Je le sais, mais je fais ma part. »
(légende amérindienne)

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