Santé

Dengue : 18 cas autochtones, le virus se propage sur toute l'île


Dengue : 18 cas autochtones, le virus se propage sur toute l'île
Un appel fort est lancé à la population par les services de l'ARS dans la lutte contre le moustique… Depuis le début de l'année, on recense 18 cas autochtones de dengue, dont 7 confirmés et 11 probables.

Si aucune forme sévère du virus n'a été constatée, trois personnes ont dû être hospitalisées. L'une d'entre elle, une dame âgée souffrant d'autres complications, est décédée sans qu'aucun lien ne puisse être établi avec le virus de la dengue. Les deux autres personnes sont rentrées chez elles.

Au début de l'année, un seul foyer avait été détecté dans l'Ouest. Depuis, le virus gagne du terrain: "Nous constatons une progression de la circulation virale sur toute l'île. Après l'Ouest, puis le Nord, de nouveaux territoires sont touchés depuis deux à trois semaines", a expliqué l'épidémiologiste de la Cire Océan Indien, Sophie Larrieu.

La semaine dernière, le nombre total de cas était porté à 12. A ce jour, six nouveaux cas probables ou confirmés ont été détectés, à Saint-Denis, au Port et à l'Etang-Salé. Si aucune flambée épidémique n'est observée, la circulation n'est plus limitée à des secteurs géographiques restreints et le travail de prévention doit être renforcé.

Pour limiter le plus possible la propagation du virus dans l'île, la participation de la population devient essentielle. "Plus que jamais, nous devons nous mobiliser, c'est comme ça qu'on gagnera la bataille", a lancé le docteur Dominique Polycarpe, directeur de la veille et de la sécurité sanitaire à l'ARS O.I (Agence Régionale de Santé de l'Océan Indien).

Compter sur la mobilisation des Réunionnais, plus que sur l'arrivée de l'hiver...

Depuis le début du mois de janvier 2012, 3.470 visites de maisons ou appartements ont permis d'informer le public, d'identifier et d'éliminer des gîtes larvaires. En plus des traitements de jour, 84 opérations de démoustications de nuit ont été entreprises.

A la question d'un journaliste, "est-ce que l'arrivée de l'hiver peut permettre de stopper la propagation du virus?", la réponse est sans détour : "En 2005/2006, lors de l'épidémie du chilkungunya, on pensait que la circulation virale s'éteindrait avec l'hiver mais elle ne s'est pas complètement arrêtée. Et le virus a eu le temps de s'installer jusqu'au retour de températures plus favorables où nous avons alors constaté une explosion épidémique".  En d'autres termes, il vaut mieux compter sur la mobilisation de la population que sur les conditions météorologiques…

Quand devrons-nous parler d' "épidémie"? Les intervenants de l'ARS rappellent que nous sommes toujours au niveau 2B. Dès lors que le niveau 3 du plan Orsec sera déclenché, nous pourrons estimer que l'épidémie a débuté. Le nombre de cas, la répartition géographique, la gravité des cas ou encore les moyens mobilisés sont des facteurs déterminants pour que les autorités décident qu'une épidémie est en cours ou pas.

En bref :

Il est important de :
- éliminer les eaux stagnantes : vider les soucoupes, vérifier l'écoulement des gouttières, respecter les jours de collecte des déchets,….
- se protéger contre les piqures de moustiques : diffuseurs, répulsifs, vêtements couvrants,…

Pour toute information ou intervention du service de lutte anti-vectorielle, un numéro vert est à votre disposition : le 0 800 110 000
Mercredi 2 Mai 2012 - 16:50
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1.Posté par Princesse Fraise le 02/05/2012 18:05
Aaaaaaah merci Zinfos974 ! Vous au moins publiez l'intégralité du communiqué de l'ARS et vous n'oubliez pas de mentionner les déchets...
Clicanoo et Linfo font l'impasse...les déchets ça dérange... pourtant là...il s'agit de la santé...
Alors amusons-nous : je leur ai envoyé bien évidemment à tous les deux un message pour leur signaler leur oubli... publieront ? Publieront pas ?

2.Posté par Montfort le 02/05/2012 18:06
C'est la faute à personne dira t'on mais il semble que rien ne soit fait pour lutter contre ce fléau ? Pas grand chose semble t'il . Au Botc, ainsi que tout le bas de la rivière à saint Denis je n'ai jamais été autant dévoré que cette année. Les moustiques volent en de véritables hordes, des escadrilles de la mort la mairie y a une annexe mais rien ne bouge.. Pic pa moin

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