La délocalisation au Maroc d'une hotline du syndicat des transports parisiens (Stif), qui dépend directement de la région Ile-de-France, présidée par le socialiste Jean-Paul Huchon, agite le monde politique depuis ce matin. Alors que 80 emplois sont directement menacés par cette décision, la Région a jusqu'à samedi pour changer d'avis.
Huchon vs Montebourg
Le principal intéressé, Jean-Paul Huchon, a écrit à Arnaud Montebourg pour lui signifier que le Stif "n’a eu d’autre choix" que d’attribuer le marché à ce prestataire, en raison du code des marchés publics. En apprenant la décision du Stif, le ministre du Redressement productif, dont l'un des cheval de bataille concerne la lutte contre les délocalisations, a demandé au président de la Région "de reconsidérer la décision en remettant l'appel d'offres sur le métier" (voir la vidéo).
Huchon vs Montebourg
Le principal intéressé, Jean-Paul Huchon, a écrit à Arnaud Montebourg pour lui signifier que le Stif "n’a eu d’autre choix" que d’attribuer le marché à ce prestataire, en raison du code des marchés publics. En apprenant la décision du Stif, le ministre du Redressement productif, dont l'un des cheval de bataille concerne la lutte contre les délocalisations, a demandé au président de la Région "de reconsidérer la décision en remettant l'appel d'offres sur le métier" (voir la vidéo).
Arnaud Montebourg a précisé qu’il souhaitait que "dans les services publics, dans la commande publique, nous ne soyons pas prisonniers de règles qui contribuent à délocaliser les emplois".
Mais un peu plus tard dans la journée, Jean-Paul Huchon a reçu un soutien de poids, celui du président de la République en personne. "Il y a des règles en matière de marchés publics, elles ont été respectées", a déclaré François Hollande, en déplacement sur le site de Valéo, dans les Yvelines. Le chef de l'Etat n'est "pas favorable à une surenchère protectionniste". Pour autant, il "demande à tous les responsables publics d'être très attentifs à ce que l’emploi reste en France".
L'UMP s'en mêle
De son côté, un élu administrateur du Stif, Philippe Sainsard (PS), interrogé par l’AFP, a estimé qu'"aucun élément ne permet de revenir sur cette décision". "Je confirme que le marché a été pris en application du code des marchés publics", a-t-il expliqué. "Un débat a eu lieu en commission, mais aucun élément ne nous permet de revenir sur cette décision. Nous avons alerté les services de l’Etat sur cette situation", a-t-il ajouté.
L'UMP s'en mêle
L'ex-ministre UMP, Valérie Pécresse, a quant à elle fustigé le fait que la décision de délocaliser ait été prise par un exécutif de gauche.
"Une nouvelle fois, la gauche est prise en flagrant délit de contradiction, comme on a pu le voir sur le dossier de soutien à l’industrie automobile", écrit-elle au conseil régional, dans un communiqué. L’UMP "demande à nouveau à Jean-Paul Huchon de prendre toutes ses responsabilités et d'étudier immédiatement toutes les voies de droit pour relancer ce marché avec pour objectif de préserver l’emploi en France, qui doit être la première priorité", a conclu Valérie Pécresse.
De son côté, un élu administrateur du Stif, Philippe Sainsard (PS), interrogé par l’AFP, a estimé qu'"aucun élément ne permet de revenir sur cette décision". "Je confirme que le marché a été pris en application du code des marchés publics", a-t-il expliqué. "Un débat a eu lieu en commission, mais aucun élément ne nous permet de revenir sur cette décision. Nous avons alerté les services de l’Etat sur cette situation", a-t-il ajouté.
















