Santé

Déficit Sécu : Le déremboursement des médicaments n’est pas la solution

Le 25 novembre dernier, le rapport annuel du Haut conseil pour l'avenir de l'assurance maladie (HCAAM) a été adopté à l'unanimité de ses 61 membres. Ce rapport, intitulé "L’assurance maladie face à la crise" et publié seulement hier, jette le trouble sur la politique de déremboursements successifs de médicaments dont l’efficacité a été jugée peu probante. Le Haut conseil juge cette politique "inefficiente" dans la lutte conte le déficit de l’assurance maladie.


Déficit Sécu : Le déremboursement des médicaments n’est pas la solution
Installé auprès du ministre chargé de la Santé depuis 2003, le Haut Conseil pour l'avenir de l'assurance maladie (HCAAM) doit rendre, chaque année un rapport sur la situation financière et les perspectives des régimes d'assurance maladie et apprécier les conditions requises pour assurer leur viabilité à terme.

Adopté à l’unanimité de ses membres le 25 novembre dernier, le rapport rendu hier vient s’opposer directement à la politique de déremboursement progressif des médicaments jugée peu efficace.

Plus de 10 milliards d'euros de déficit

Devant l’urgence de la situation, avec 10,6 milliards d'euros de déficit en 2009 pour la branche maladie, les ministres de la Santé successifs ont tous opté pour un durcissement des remboursements comme solution au creusement du déficit.

Selon le rapport communiqué par le Haut Conseil, ce durcissement a permis de capter près de "2 milliards d'euros chaque année" mais ajoute qu'il "ne peut en aucune façon représenter un instrument du comblement global et durable du déficit".

L’amélioration des parcours de soins comme remède ?

Plus loin dans le rapport, le HCAAAM avertit sèchement qu’"une action qui ne se concentre que sur les recettes" ne permet pas de régler durablement le problème des dépenses de soins qui augmentent plus vite que la richesse nationale, sauf, précise-t-il "à devoir être réitérée perpétuellement".

Force de proposition également, le Haut Conseil avance une piste de réflexion. Selon lui, "l’amélioration des parcours de soins, en particulier pour les personnes âgées et malades chroniques" ferait faire des économies non négligeables à la branche maladie, la plus touchée.

Une nouvelle réforme pour 2011

Les conseillers plaident pour "un juste recours à l'hôpital" et souhaite une plus grande sollicitation de la médecine de ville avant tout, plus légère et plus économe. Toujours dans la même logique, le Haut Conseil réclame une meilleure coordination des professionnels de santé dans la prise en charge des patients pour éviter les actes inutiles.

Une tentative, à ce titre, avait été initiée via la mise en place d’un médecin référent. Une piste sans doute à creuser davantage alors qu’une énième concertation sur la protection sociale a été promise par le Premier ministre, François Fillon, en 2011. Une réforme sobrement appelée "prise en charge de la dépendance" sera au programme du ministre de la santé pour l’année qui vient.

Le déficit de la sécurité sociale pourrait, quant à lui, atteindre les 11,5 milliards d’euros de déficit en 2011 selon les projections du Projet de loi de financement de la sécurité sociale.
Jeudi 2 Décembre 2010 - 07:25
Ludovic Grondin
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1.Posté par glapinator le 02/12/2010 08:02
Mdr si on ferait des controle sur les arret maladies, les ambulances et bien d'autre on réduirait au moins de moitié le déficit mais non les stratéges de la sécu préfére payer des gens a rien faire

2.Posté par Ded le 02/12/2010 09:17
Enfoncer des portes ouvertes!!
C'est tout un art.
Bien sûr que les déremboursements successifs ne sont pas la solution, d'ailleurs , pourquoi dérembourse-t-on? Parce que ces médicaments choisis ne sont pas assez efficaces dit-on, la blague , les labos ont obtenu l'autorisation de mise sur le marché il y a belle lurette....et c'est seulement aujourd'hui qu'en s'aperçoit qu'ils ne sont pas efficaces?
Le parcours santé à revoir ? Sans doute , il y a encore trop de gens qui vont d'un médecin à l'autre "pour voir, pour être sûr" mais ce n'est pas pour truander la plupart du temps mais simplement pour conforter un diagnostique ou calmer une inquiétude.;. Ceci peut sans doute se corriger "avec de la pédagogie" comme dit aujourd'hui le gouvernement quand il voit qu'une réforme injuste ne passe pas...

Mais pas un mot sur le non paiement des charges sociales par les très grands groupes financiers amis du pouvoir!
Tous les "experts" dignes de ce nom le savent , si les cotisations sociales étaient réellement payées par tous ceux qui doivent le faire ( et non pas seulement par les salariés , les retraités et les petites entreprises) , si , les ministères eux mêmes gros employeurs payaient eux aussi leurs cotisations, le trou de la sécu serait quasiment comblé ...mais ça ne plait pas en haut lieu...faire payer les copains, vous n'y pensez pas!!!

3.Posté par noe974 le 02/12/2010 15:52
1)Revoir les dépenses hôpitaux publiques
2)Revoir les dépenses hôpitaux ou cliniques privés
3)Revoir les procédures des Congés de maladie de complaisance
4)Revoir les différents médicaments et les ordonnances
5)Revoir l'utilisation des ambulances et autres ...

4.Posté par Ti-gland le 02/12/2010 18:37
et l'obligation de faire une consultation chez le généraliste pour savoir si nous pouvons aller chez ophtalmo !!!

5.Posté par vivedenise le 15/12/2010 13:40
Tout à fait d'accord avec Deb. c’est un scandale : on nous dit que l’on baisse le remboursement de certains médicaments à 15% car ils ne sont pas efficaces ! en fait ce n’est pas aussi simple que cela ! d’autres critères rentrent en compte comme la gravité de la pathologie, les autres thérapies disponibles, le caractère curatif…regardez là : http://www.has-sante.fr/portail/jcms/c_412115/reevaluation-du-service-medical-rendu-smr

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