Economie

Décret Lurel: Pétroliers et gérants de stations-service attendent des engagements écrits


Décret Lurel: Pétroliers et gérants de stations-service attendent des engagements écrits
Une nouvelle réunion de travail, s'est tenue ce vendredi 27 décembre, entre les pétroliers, les gérants de stations-service et les représentants de l'État, dans les locaux du SGAR (Secrétariat général des affaires régionales).

Reçus par Thierry Devimeux, secrétaire général pour les affaires régionales auprès du préfet de La Réunion, les discussions ont bien entendu porté sur le décret Lurel de la libéralisation des prix du carburant outre-mer. Un décret qui génère de vives inquiétudes chez les pétroliers et les gérants de stations de service des DOM et de La Réunion. En témoigne, pour ne citer que les derniers évènements, le clash provoqué par les pétroliers antillais lors de la dernière réunion, avortée, au ministère des Outre-mer le 18 décembre dernier. Et la grève illimitée décrétée en Guadeloupe, Martinique et Guyane.

Pas de grève "pour l'instant"

À l'issue de cette énième rencontre, peu d'acteurs ont souhaité s'exprimer. "Cet échange avait pour vocation à alimenter la rédaction des arrêtés ministériels et préfectoraux" qui découleront du décret Lurel, qui sera publié le 1er janvier 2014, explique Thierry Devimeux.

Achat de carburants, frais de transports, frais de stockage, rémunération des pétroliers dans leurs activités de grossistes, rémunérations des détaillants dans leurs activité de gérant de station essence... Tous ces sujets ont été balayés pendant la réunion.

Pour Thierry Devimeux, "c'était l'occasion de savoir quel était la nature de leurs préoccupations par rapport aux modalités des calculs des prix de carburants à La Réunion". Deux inquiétudes principales ressortent chez les acteurs de la filière carburant à La Réunion: une possible baisse des marges des grossistes, et une possible modification des conditions d'importation.

À la sortie, seul Hervé Maziau, président du Comité des importateurs des hydrocarbures (CIH) et également directeur général de Engen Réunion, a accepté de parler aux micros et autres caméras : "À La Réunion, on continue à travailler pour l'instant", explique-t-il, écartant donc un risque de grève illimitée, comme aux Antilles et en Guyane.

Hervé Maziau
Hervé Maziau
"Aucune profession à La Réunion n'est plus transparente que les pétroliers"

"Le dialogue est encore ouvert. La situation à La Réunion n'est pas la même qu'aux Antilles, c'est justement pour ça que nous discutons", poursuit Hervé Maziau qui souligne qu'il y a eu "des avancées", notamment sur les "frais de trading", sans en dévoiler toutefois le contenu. L'objectif étant pour les pétroliers "de continuer à importer des produits dans de bonnes conditions".

"Pour ce qui est de la marge (des grossistes, ndlr), elle est toujours en cours de discussions. On attend le retour du ministère pour savoir si nos remarques sont prises en considération", indique le président du CIH qui poursuit : "Aucune profession à La Réunion n'est plus transparente que les pétroliers. Tout est publié tous les mois.  Les marges sont publiées aussi".

Ce qu'attendent les pétroliers et gérants de stations-service désormais, ce sont des engagements écrits de la part du ministre des Outre-mer sur ces "avancées".  "Il n'y a que des engagements verbaux pour l'instant", confirme Hervé Maziau. En attendant un retour du ministère, aucune réunion n'est prévue pour le moment. Celle-ci devrait avoir lieu après les fêtes, au début du mois de janvier 2014. D'ici là, si les différents acteurs réunionnais restent dans une démarche de dialogue, les stations-service devraient rester ouvertes.
Vendredi 27 Décembre 2013 - 14:16
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1.Posté par Dimitri ALAIN le 27/12/2013 15:02
lurel est en train de détruire l'emploie a la réunion au profit des antilles même pas surpris

2.Posté par noe le 27/12/2013 16:04
On voit par ce constat que la Réunion n'a pas la même vision qu'aux Antilles !
Nous , on voit grand ... rien à l'horizon ... et aux Antilles , pas moyen de regarder à l'horizon , il n'y a que des îles ....
Ici , chez nous , quelques soient les prix des carburants , on achète !
Aux Antilles , c'est la révolte !

3.Posté par nicolas de launay de la perriere le 27/12/2013 17:09
qui est transparent??? qui ne dépose pas ses comptes au greffe du tribunal depuis bien des années ??

allé tir' un feuill' maziau !

4.Posté par filiere carburant DOM le 28/12/2013 13:50
Bonjour nous vous invitons à prendre connaissance des éléments d'inquiétudes des acteurs de la filière carburants dans les DOM sur le blog : www.carburantdom.com

5.Posté par ndldlp le 28/12/2013 23:34
4.
les acteurs de la filière pour les principaux d'entre eux, sont des sociétés voyous. voyous car elles ne déposent pas leurs comptes au greffe du tribunal comme leur impose la loi.

l'opmr fera en ce sens une recommandation comme le prévoit la loi et ses prérogatives, pour que le législateur envisage de durcir la réglementation pour que, notamment, aucun marché public ni dsp ne puissent être passés avec de telles sociétés si d'aventures elles ne sont pas à jour du dépôt au greffe du tribunal de leurs comptes.

la loi Lurel dispose par ailleurs que les prix puissent être bloqués sur une durée de 6 mois.
il n'y a donc aucune raison pour que les prix soient révisés mensuellement. c'est là une largesse que l'Etat consent à la filière. cette situation a été dénoncée dans l'avis formulé par la cftc, organisation syndicale siégeant à l'opmr.

Par ailleurs, si l'Etat avait la volonté de lutter contre les pratiques abusives, et les sur-profits générés par les acteurs de la filière carburant à la Réunion, la cftc préconise que ;
1/ les prix ne puissent être révisés qu'à la baisse mensuellement selon l'évolution des assiettes servant à l'établissement du prix de vente maximum
2/ les prix ne peuvent évoluer à la hausse que deux fois l'an (cf loi lurel et blocage des prix sur 6 mois)
3/ les prix ne peuvent évoluer que dans une limite plafonnée par le taux d'inflation calculé par l'insee.
4/ certains coûts liés à l'approvisionnement doivent être financés par des transferts de charge de la srpp vers ses actionnaires au titre de la solidarité nationale.

ces 4 conditions sont les seules vecteurs de baisse des prix ou préservation du pouvoir d'achat du consommateur, avec comme contrainte sur la filière la préservation du modèle réunionnais liés à la distribution en station.

rappelons que la srpp distribue des millions d'euros chaque année à ses actionnaires. le principe de la pompe à fric verticale du consommateur vers les pétroliers doit s'inverser. il appartient à l'Etat de garantir ce principe temporairement, jusqu'à épuisement des sur-profits accumulés depuis des années par cette filière.

ces principes ont été rappelés par la cftc dans son avis sur le projet de décret. il est dommage que les médias ne s'en soient pas emparés, ni même les politiques bien trop incompétents en la matière.

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