Société

De l’internat à la maison de retraite, peu de Réunionnais vivent en communauté

En 2009, 8 000 personnes vivent au sein d’une communauté à La Réunion, soit 1 personne sur 100, ce qui est très peu en regard de la France entière, indique l'Insee Réunion. Les jeunes de moins de 25 ans sont les plus concernés. Depuis 1990, les élèves en internat sont toutefois moins nombreux, alors que le nombre d’étudiants en cité universitaire a presque doublé. Aux âges élevés, les pensionnaires des maisons de retraite sont encore rares bien qu’en augmentation. Au delà de 75 ans, du fait notamment de la solidarité intergénérationnelle, les établissements accueillent proportionnellement trois fois moins de personnes qu’en France. Par ailleurs, les effectifs militaires en caserne sont stables et les communautés religieuses en recul.


Image d'archive
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Les Réunionnais vivent moins souvent au sein d’une communauté qu’en France, et ce à tous les âges. En particulier lors des deux étapes de la vie où le séjour en communauté est le plus fréquent : les études et la vieillesse.

La part de la population vivant en communauté a diminué en 20 ans : 8 000 personnes y vivent en 2009, soit 1 habitant sur 100, contre 1 sur 80 en 1990 (7 300 personnes). C’est beaucoup moins que sur l’ensemble de la France, où 1 habitant sur 40 vit en communauté, ce taux diminuant également depuis 1990 (1 sur 31).

Les personnes vivant en communauté sont jeunes, à l’image de l’ensemble de la population réunionnaise. L’âge moyen des personnes qui y vivent est inférieur à celui de la France (35 ans contre 49 ans).

De moins en moins de jeunes en internat

Du fait de la jeunesse de la population, les jeunes de 15 à 24 ans composent plus de la moitié de la population des communautés réunionnaises, contre un tiers en France. Ils vivent principalement en internat ou en cité universitaire. Pourtant, à ces âges, seulement 1 Réunionnais sur 30 vit en communauté, soit deux fois moins qu’en France (1 français sur 15).

En 2009, 2 530 élèves, soit 2,5 % de l’effectif scolarisé dans un établissement du second degré, séjournent dans une cinquantaine d’internats. La moitié des internes a moins de 17 ans et les deux tiers sont des garçons.
 Le nombre d’élèves en internat a chuté de 30 % en 20 ans. La construction de nouveaux collèges ou lycées ainsi que le développement des transports scolaires ont rapproché les élèves des établissements.

Les cités universitaires de Saint-Denis, Saint-Pierre ou du Tampon accueillent près de 900 étudiants, soit une augmentation de 74 % en 20 ans. L’élévation du niveau de diplôme, le développement des filières à La Réunion et l’allongement de la durée des études des jeunes Réunionnais expliquent cette forte progression.


Contrairement aux internats, les filles sont plus nombreuses en cité universitaire (54 %). Cela résulte de leur meilleure réussite scolaire. Les filles représentent en effet 62 % des effectifs de l’enseignement supérieur à La Réunion.
Les cités universitaires accueillent également de plus en plus d’étudiants de nationalité étrangère, en provenance principalement de Madagascar et de Maurice. Comme en France, 28 % des étudiants vivant en résidence universitaire sont étrangers, contre 15 % en 1990.

Peu de gramounes en maison de retraite

Au-delà de 75 ans, seulement 1 personne sur 30 vit en communauté à La Réunion contre 1 sur 10 en France. Toutefois, après 80 ans, cette proportion s’accroît : 1 personne sur 20 vit en communauté à La Réunion et 1 sur 7 en France. 
Une quinzaine de maisons de retraite à La Réunion hébergent au total 970 personnes, en augmentation de 30 % depuis 1990.
Les Réunionnais ont moins recours au placement en maisons de retraite.

Plusieurs facteurs y contribuent, notamment la solidarité intergénérationnelle qui est plus forte à La Réunion. Elle permet aux personnes âgées, dont les ressources sont souvent faibles, de vivre plus longtemps au sein de leur famille. Dans les années futures, le nombre de pensionnaires en maisons de retraite devrait augmenter sensiblement, du fait du vieillissement prévu de la population. De 3,3 % en 2009, la part des 75 ans ou plus devrait doubler à l’horizon 2030. 
Les deux tiers des pensionnaires sont des femmes. Vivant plus longtemps que les hommes, elles se retrouvent plus souvent seules aux âges avancés. L’âge moyen des pensionnaires est de 79 ans, les femmes étant en moyenne plus âgées (81 ans) que les hommes (74 ans).

Par ailleurs, une cinquantaine d’établissements sanitaires et sociaux de moyen ou long séjour hébergent 1 290 personnes. Leur population a augmenté de moitié depuis 1990. Néanmoins, rapporté à l’ensemble de la population, le nombre de personnes dans ces établissements est trois fois plus faible à La Réunion qu’en France.
L’âge moyen y est de 44 ans. S’il y a autant d’hommes que de femmes, celles-ci sont plus âgées (46 ans en moyenne contre 42 ans pour les hommes).

Avec les maisons de retraite, les établissements de la sphère sanitaire et sociale hébergent 2 260 personnes, soit 28 % des personnes vivant en communauté contre la moitié sur l’ensemble de la France.

Des détenus jeunes et peu diplômés

À La Réunion, les détenus représentent 18 % de la population vivant en communauté.
Comme en France, la population carcérale est presque exclusivement masculine (98 %). Les détenus sont jeunes, la moitié ayant moins de 29 ans (31 ans en France).

Ils sont très peu diplômés. Près de huit sur dix n’ont aucun diplôme ou au plus un BEPC. Un détenu sur dix possède un CAP ou un BEP.
Seulement 10 % des détenus sont de nationalité étrangère, contre 17 % en France.

Effectifs stables dans les casernes

500 militaires vivent en caserne à La Réunion, soit autant qu’en 1990. Principalement des hommes (86 %), ils sont aussi particulièrement jeunes avec une moyenne d’âge de 24 ans.

Ils ont un niveau de diplôme proche de la moyenne réunionnaise : la moitié n’ont pas de diplôme, un quart possèdent un CAP ou un BEP et 27 % ont au moins un baccalauréat.

Communautés religieuses en recul

Près de 50 communautés religieuses, dont la moitié à Saint-Denis, hébergent 300 personnes. C’est 22 % de moins en 20 ans.

La population y est essentiellement féminine (81 %) et relativement âgée : l’âge moyen est de 59 ans, avec 61 ans pour les femmes et 51 ans pour les hommes. Les communautés religieuses hébergent 22 % d’étrangers, soit plus qu’en France (15 %).

Le niveau d’études est relativement élevé : 21 % possèdent un diplôme universitaire, 19 % le baccalauréat, 10 % un CAP ou un BEP, la moitié n’ayant aucun diplôme.

Les résidents en communauté religieuse occupent parfois un emploi (18 %), généralement dans le secteur de la santé ou du social ou en tant qu’agriculteur.




Une communauté est définie comme un ensemble de locaux d’habitation, comprenant des chambres, relevant d’une même autorité gestionnaire et dont les habitants partagent à titre habituel un mode de vie en commun comme la prise de repas. Les différentes catégories de communautés sont définies par le décret n° 2003 -485 du 5 juin 2003 relatif au recensement de la population.
Mardi 19 Février 2013 - 06:49
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1.Posté par noe le 19/02/2013 06:18
Il vaut mieux vivre dans sa famille que des des maisons de retraites qui vous prennent tout votre fortune ...
Ces maisons de retraite sont des "mouroirs" légaux ! et aussi des pompes à fric !

2.Posté par galimatias le 19/02/2013 09:05
L'INSEE ne travaille pas la nuit et ne s'interesse pas aux SDF qui se regroupent dans la rue ou en centre d'hébergement.Je dis ça comme ça, je suis colocataire dans une grande maison et on est 5.!

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