Société

Dans le doute, un vendeur de Shark Shield arrête la vente

La solution avait été présentée comme une des parades permettant de dissuader les requins d'approcher trop près d'un surfeur ou d'un plongeur. Après quelques mois de vente, un commerçant de Saint-Gilles qui vendait le dispositif "Shark Shield" jette l'éponge.


Dans le doute, un vendeur de Shark Shield arrête la vente
La vente du Shark Shield chez Bourbon Marine à Saint-Gilles, près du port de plaisance, n'aura duré que dix mois. Le propriétaire de la boutique d'outillage nautique émet aujourd'hui des doutes sur l'efficacité de l'appareil censé éloigner le squale.

"Le dispositif n'est pas sûr à 100% sûr" évoque aujourd'hui Jean-Charles Bray, le patron de Bourbon Marine à Saint-Gilles, à deux pas des bâteaux de plaisance et de pêcheurs. Il y a trois mois, le dispositif de Shark shield dont il était revendeur à la Réunion était mis involontairement en lumière devant la multiplication des attaques ou des rencontres avec le seigneur des mers.

Loin de surfer sur la vague de l'opportunisme, le gérant assurait avoir mis en vente le produit à la fin 2010, donc bien avant les premiers drames survenus sur la côte Ouest en 2011.

Pourtant le produit avait de quoi séduire, et peut d'ailleurs encore attirer des convaincus du dispositif qui stimule un capteur naturel chez le requin : les capteurs de Lorenzini situés sur son museau. En émettant des impulsions électriques, le strap embarcant l'appareil attaché à la cheville doit faire éloigner le requin. Et c'est bien cet aspect qui est aujoud'hui remis en cause dans quelques séquences vidéos disponibles sur internet. Dans celles-ci, on y voit notamment des expériences où le shark shield ne dissuade en rien des squales appâtés par des quartiers de viande.

Plus récemment, lors des recherches sous-marines tentant de retrouver le corps de Mathieu Schiller à Boucan Canot, des pompiers équipés du dispositif ont relaté qu'un squale les avait malgré tout dangereusement approchés. Assez pour jeter le trouble sur l'efficacité de l'appareil (Lire ici : Deux plongeurs équipés d'un "Shark Shield" chargés par un requin).

"J'ai vendu tout mon stock" assure le commerçant qui dit avoir arrêté de vendre il y a un mois environ. "90% des ventes sont venues des plongeurs". Des surfeurs acheteurs ? Ils se comptent sur les doigts de la main, à entendre Jean-Charles Bray. Quant aux collectivités, des devis ont bien été émis mais pas de commande ferme" assure le gérant lui-même surfeur il y a quelques années et aujourd'hui pratiquant de stand up paddle.

Mais puisque les idées venues d'ailleurs ne manquent pas, entre temps, un autre produit est sorti de l'ombre ces derniers jours, son nom : le shark shocker, basé sur le même principe de répulsion grâce au champ électrique. L'avenir dira s'il rencontrera un succès auprès des pratiquants de sports nautiques.
Mardi 11 Octobre 2011 - 07:25
ludovic.grondin@zinfos974.com
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1.Posté par nrj le 11/10/2011 08:49
Dispositif inutile et dangereux ...

Pour éloigner les requins , il faut se faire tout petit ....mettre une grappe de poissons attachée à la ceinture et le tour est joué ....
Quand un requin marin s'approche de vous , vous lui donnez un poisson ...(vu dans une émission du Commandant Cousteau) ... il devient votre ami pour la vie , il vous protège des autres prédateurs ...

Pour les requins terrestres , c'est plus difficile ...l'appät c'est vous ! Si vous gagnez le gros lot au loto , alors ces requins se mettent à tourner autour de vous ... difficile de s'en séparer !

2.Posté par Muriel F. le 11/10/2011 08:21
Tiens !!!! les surfeurs ne sont pas les plus gros acheteurs de ce type d'appareil ?????
Que ça ne les empêches pas de gueuler au moins.......
Ha mais j'y suis, ils veulent nettoyer l'océan de tous ses requins, pour ainsi continuer à pratiquer leur surf sans avoir à débourser un sou.......

3.Posté par David Asmodee le 11/10/2011 09:08
Il faisait quoi Tarzan pour se protéger des prédateurs ?

4.Posté par Sharkshield et poudre de perlimpimpin le 11/10/2011 13:30
Article publié en 2008 sur le site agoride.com

« Parmi les moyens de protection anti-requins, on distingue principalement d’une part les équipements collectifs comme les filets anti-requins, particulièrement efficaces mais non sans effets pervers (espèces diverses coincées dans les mailles : tortues, dauphins…) et, d’autre part, les équipements individuels, répulsifs chimiques, visuels ou encore électriques. Ce sont ces moyens de préventions individuels qui nous intéressent ici.
La question est simple : quels sont les systèmes efficaces ?
Un moyen paraît-il efficace est la combinaison en cotte de mailles mais on comprendra facilement qu’elle est particulièrement inadéquate pour la pratique de notre sport favori. Dans le registre chimique, diverses expérimentations plus ou moins fumeuses ont été menées pendant la seconde guerre mondiale afin de protéger les plongeurs sous-marins. On a cru un temps que le salut viendrait des répulsifs chimiques comme l’acétate de cuivre (substance dominante dans la chair de requin avariée, considérée comme meilleur répulsif à l’époque) et la nigrosine (colorant noir destiné à former un voile opaque homogène dissimulant le naufragé), mais pour le moment aucun répulsif chimique n’a encore fait ses preuves (même si des scientifiques ont cru trouvé la bonne formule en 2004 avec un signal chimique naturel qui ferait passer le requin du « mode chasse » au « mode repos »).

Au final, notre attention se portera sur 2 systèmes en particulier, les seuls qui soient utilisés par les pratiquants : le fameux répulsif électromagnétique, le Shark Pod devenu Sharkshield et le répulsif visuel Shark Camo. Leur efficacité respective est-elle aujourd’hui avérée ?

1. Le Shark Shield ou une plaisanterie qui coûte un bras ou encore «un répulsif pour les bouées »

C’est ce produit qui est présenté comme le plus fiable scientifiquement parlant. Le système est relativement simple : un appareil produit un champ électromagnétique censé éloigner les requins, extrêmement sensibles à ce type d’onde. Leur museau est en effet équipé de détecteurs très sensibles : les Ampoules de Lorenzini. Les ondes émises neutraliseraient ces récepteurs (création d’une gêne) voire provoqueraient des spasmes musculaires chez le squale qui serait tenté de s’approcher encore.
En revanche, dès lors que l’animal franchit un certain seuil de frénésie alimentaire, l’appareil deviendrait inefficace.
Ce système a été d’abord développé sous le nom de Sharkpod en Afrique du Sud par le Natal Shark Board, un organisme public Sud –Africain. Le système a ensuite été cédé à une compagnie australienne, Sea Change Technology, qui le commercialise depuis sous le nom de Sharkshield (trad : « bouclier à requins »). Le principe de fonctionnement demeure inchangé mais la nouvelle version est plus commerciale et plus fonctionnelle. Le poids de l’engin a été sensiblement réduit et au lieu des 2 électrodes (une à l’épaule+une à la cheville), une antenne unique (une sorte de gros leash d’environ 1 mètre) a fait son apparition. Le système est dès lors adapté aux surfers qui fixent le boîtier à l’arrière de la planche (cf photos) tandis que l’antenne (qui contient toujours 2 électrodes) traîne dans l’eau.
Ce produit a d’abord fait l’objet de plusieurs tests scientifiques plutôt concluants, notamment sur les grands blancs, bêbêtes sur lesquelles il aurait eu une « efficacité spectaculaire ». En revanche, les résultats auraient été plus incertains sur les autres espèces de requins. Egalement, certains pointent du doigt un certain nombre d’inconvénients comme la possibilité d’une accoutumance chez les squales ainsi qu’un risque de désertion par les autres espèces de poissons. Le fabricant quant à lui réfute l’existence de ces inconvénients, affirmant que le sharkshield n’a d’effet que sur les seuls squales et ne crée ni accoutumance ni attraction.
Un argument qui plaide en faveur de l’efficacité objective du produit vient du fait que l’armée australienne elle-même en est équipée, ainsi que les garde-côtes américains, tout comme il a été utilisé par les athlètes dans le cadre des J.O. de Sidney.
Un autre argument, moins efficace cette fois, peut être tiré du succès commercial rencontré par le Shark Shield. Certains shops d’Australie de l’Ouest auraient vendu jusqu’à 100 appareils en un mois, notamment sous forme de cadeaux de Noël offerts par des parents rendus anxieux par les attaques de surfers… Et quand on connaît le coût du truc (autour de 500 euros) on se dit que le produit doit tout de même être un minimum fiable !

Seulement voilà : le sharkshield, ça marche sur le papier, mais dans l’eau et sur un surfer en particulier, c’est autre chose.
Un premier raté est arrivé en mai 2002 : un pêcheur australien de Saint Jacques se fait croquer et décède alors qu’il était équipé du sharpod. Certains ont vu dans ce dramatique accident la fin du répulsif électrique. Pourtant, après qu’une enquête a été diligentée par les autorités australiennes pour déterminer si un dysfonctionnement de l’appareil était en cause, on en est arrivé à la conclusion que l’attaque avait été rendue possible par une mauvaise utilisation du produit (non-conforme aux spécifications du fabricant). Le pêcheur de Saint Jacques avait en effet pris l’habitude d’éteindre son sharkpod pendant certaines phases de son activité afin d’économiser les batteries. Surtout, pour diminuer la gêne occasionnée par le port du système, ce dernier avait fixé une des électrodes sur son tuba (il s’agit de l’ancien système) … De telle sorte que n’étant pas en permanence immergée, elle ne pouvait fonctionner correctement. Telle était la conclusion des experts. Ouf, on se rassure et on se dit alors que le sharkshield est définitivement le répulsif le plus efficace du marché, voire le seul dont l’efficacité est à peu près avérée…
Jusqu’à cette actu franchement défavorable au sharkshield : un appareil attaché à un radeau a été dévoré par un grand blanc sous les yeux des scientifiques du Shark Natal Board !
Des tests scientifiques menés au large des côtes sud-africaines viennent en effet d’être révélés à l’occasion d’une procédure d’enquête australienne sur la mort d’un plongeur au large de Glenelg (Australie du sud : un jeune scientifique étudiant les seiches, Jarod Stehbens, a été dévoré par un grand blanc en 2005 alors que son université lui avait fourni 2 sharkshields).
S’il est ressorti de l’enquête que Stehbens ne portait pas le dispositif lors de l’attaque et que, de toute façon, le blanc qui l’ a dévoré était « dans un état de frénésie alimentaire telle qu’il était quasi impossible de le repousser », cette enquête a permis en revanche de mettre à jour les faiblesses rédhibitoires du système. Les tests sud-africains, menés sous la direction du Natal Shark Board, ont viré au fiasco absolu pour le fameux répulsif. Un shark shield (modèle pour le surf !) attaché à un radeau a été croqué par une femelle grand blanc de 3.6 m, i.e. qu’au lieu d’être repoussée par le truc, la femelle s’est précipitée pour l’engloutir. Ca calme. Evidemment, le fabricant affirme que le dispositif ne peut en aucun cas attirer les requins et que les mauvais résultats obtenus lors de ces derniers tests étaient dus à un « problème de configuration des électrodes ».
Il n’empêche que les sharkshields sont désormais vendus avec un gros avertissement qui sonne comme un gag : l’effet répulsif n’est désormais garanti qu’à la condition que le surfer soit assis sur sa planche, à l’exclusion des périodes où il surfe ou rame ! Fallait oser ! Autrement dit, pour que ça marche, il faut faire la bouée. Ce qui peut présenter tout de même des avantages pour les autres surfers qui pourront ainsi prendre plus de vagues.
En définitive, le produit miracle s’avère être une plaisanterie coûteuse et risquée. Non seulement le Sharkshield coûte une petite fortune, est relativement lourd et encombrant, ralentit la planche, présente des inconvénients pour surfer le reef (l’antenne peut se coincer entre les patates et s’abîmer), mais en plus il n’est efficace qu’à l’arrêt. Sans compter qu’il n’est pas exclu par les experts qu’une exposition prolongée aux ondes du « bouclier » soit nocive pour le surfer… Sauf mise au point salutaire, son achat est donc vivement déconseillé. Quitte à faire dans l’hypothétique, autant s’équiper du sharkcamo à 30 euros…
2. Le shark camo ou la décalco non-comestible
Le shark Camo c’est une décalcomanie qu’on appose sous la planche (la carène) : il s’agit donc d’un répulsif visuel. Le dessin répulsif est censé imiter les zébrures qu’arborent certains poissons que les requins évitent de croquer. L’idée est plutôt séduisante. Car on sait qu’il existe des espèces comme les poissons pilotes ou certains poissons venimeux que les squales épargnent. La nature étant bien faite, ces poissons portent la mention « non-comestible », matérialisée par leurs zébrures. Partant du principe (vrai) que la très grande majorité des attaques est due à une erreur de casting (le requin prenant le surfer pour autre choses, une tortue, un phoque), il suffit alors d’envoyer un message clair et dissuasif à l’éventuel assaillant. Là encore, le concept est sympa mais manque cruellement de caution scientifique. Seuls quelques test ont été menés et ils ne sont pas franchement probants… Là encore, on peut s’interroger sur l’efficacité du truc sur tous les requins, car il paraît que les tigres notamment ne rechigneraient pas à avaler certains poissons zébrés venimeux…
Ceci dit, ce mode de protection possède un avantage énorme : il ne coûte pas grand chose (comparé au sharkfield) et a l’avantage de la simplicité et d’une certaine « logique »naturelle. Ce produit rencontre en tout cas un certain succès, notamment à la Réunion où jusqu’à présent aucun de ses utilisateurs n’a encore fait les frais d’un squale, ce qui tend à prouver au moins une chose, c’est que la décalco n’attire pas les sharks…
Ca nous fait une belle jambe tout ça hein ?
Conclusion : le meilleur répulsif à requins c’est le cerveau humain, c’est-à-dire le respect des consignes de sécurité habituelles dans les zones concernées par les requins : pas de surf la nuit, au lever et au coucher du soleil, pas de surf si l’on saigne, s’il pleut , si les rivières avoisinantes sont en crues, sur les spots craignos en général, se tenir au courant des périodes de l’année où certaines espèces se rapprochent des côtes pour mettre bas, pas de planches ni de boardshort trop colorés ni de trucs qui brillent (bijoux…), etc… Ah, j’oubliais : pas de parano non plus, il paraît que ça attire les requins.

5.Posté par net etiquette le 11/10/2011 14:57
au lieu de coller des tartines immense. il serait de bon ton :

- de ne citer que les seuls passages que le commentateur trouve interessant avec un lien pour le renvoi
- de coller le texte en surlignant en gras les passages que l'auteur trouve interessant, avec un lien pour sourcer.

quantité n'est pas qualité
si on devait se taper toutes les tartines de tous les trolls on n'en sortirais jamais.

6.Posté par Vive les (...) le 11/10/2011 15:34
A Post 2-
Dis donc Muriel, tu as l'air de leur en vouloir au surfeurs....je te cite;
-(...)"Ha mais j'y suis, ils veulent nettoyer l'océan de tous ses requins, pour ainsi continuer à pratiquer leur surf sans avoir à débourser un sou....... "

Eh non! tu n'y est pas du tout....si tu étais objective un minimum, ce qui est loin d'être le cas, tu saurais que les surfeurs demandent la sécurité sur les zones des plages utilisés par les humains....
Tu es de mauvaise foi....

Vider les océans? les industriels s'en occupent et personne ne gueule sur eux....mais il faut bien se lâcher sur quelqu'un quand on est une grosse frustrée de la vie n'est ce pas?

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