Société

Daniel Costantini parle de la génération "Y" aux entreprises

Daniel Costantini est à la Réunion. L'ancien entraîneur de l'équipe de France de handball de 1985 à 2001 n'est pas venu se pavaner sur les terrains péi, mais a répondu à l'invitation du groupe Tetranergy, société privée de formation des îles Mascareignes, qui souffle ses 25 bougies. Sensible à tout ce qui touche à la formation des jeunes, il est intervenu hier en tant que conférencier pour échanger sur la génération Y.


Daniel Costantini parle de la génération "Y" aux entreprises
Y. Prononcez "Why". Pensez 15-30 ans. La génération Y est devenue un véritable sujet de société tant elle laisse perplexe, agace, épate. "On attend beaucoup de la génération Y mais on ne sait pas par où l'attraper", lance en préambule d'une conférence sur la génération Y et le management, Daniel Costantini. L'ancien entraîneur de l'équipe de France de handball n'a pas coach de "Y", toutefois son intérêt pour la formation des jeunes l'a amené à réfléchir sur cette tranche d'âge des 15/30 ans que les entreprises disent avoir bien du mal à dompter…

Face à une salle comble hier soir, à Saint-Denis, le "manager des barjots" a posé des constats et fait part de petites solutions ou remèdes - dans le langage d'entreprise, parlons de stratégies managériales, loin d'être miraculeuses ou innovantes, mais adaptées à la génération Y.

D'abord, qui sont les "Y"? Car imaginer que le seul âge suffit à les cloitrer bien malgré eux dans une catégorie sociale, serait bien réducteur. C'est le directeur de Tétranergy, lui-même "produit Y", qui l'explique lors de la conférence : "Il s'agit de la première génération née en terre numérique. C'est une génération qui est hyperconnectée, très adaptable et dont le changement lui apparaît comme stimulateur. Du coup, c'est aussi une génération du zapping, qui est donc assez instable et impatiente, de l'exigence et de l'ambition qui peuvent parfois lui donner un côté arrogant", nous dit-on.

D'une phase directive à un choix participatif

Pour Daniel Costantini, certaines valeurs de base doivent être respectées quelle que soit la génération que le manager a en face de lui :  "Qu'on soit X, Y ou Z, il faut savoir faire, être capable de", explique-t-il avant d'ajouter que "le manager doit d'abord faire preuve d'exigence afin de vérifier les compétences de base, avant de pouvoir les améliorer".

L'autorité et la rigueur ne sont pas des valeurs inconnues pour les managers car "lorsque l'on arrive à un poste à responsabilité, on imagine souvent qu'il est important de s'imposer, de ne pas céder, de montrer sa supériorité. Pour moi, ce sont des idées reçues qu'il faut combattre", pense Daniel Costantini. Sa phase "directive" l'a suivie environ la moitié de sa carrière, puis l'expérience, les échecs, la sagesse peut-être, l'ont amené à s'interroger sur ses méthodes.

Finalement, "ou je changeais, ou je partais", résume Daniel Costantini. Il a opté pour le changement. Revirement, Daniel Costantini met progressivement en place sa démarche "participative" : "Quand les troupes l'ont mérité, il est important de leur donner la parole avant de prendre une décision. J'ai mis du temps à m'y mettre car j'avais peur de perdre les bases de mon leadership", avoue-t-il. Bien sûr, il n'avait pas en face de lui des "Y" mais pour autant cette approche lui semble appropriée. Le "Y" demande constamment des explications, veut apporter son point de vue, est friand de défis. Daniel Costantini évoque face au public les notions de "construction du référenciel commun partagé", "d'empathie managériale" ou encore du "parfois plus tôt un pas de moins, qu'un pas de trop"…

Finalement, à chaque génération ses défis. Ce jeune, casque sur les oreilles et page Facebook constamment ouverte, a de quoi déconcerter mais "profitons des richesses respectives, il ne faut pas renoncer malgré la différence entre les générations", insiste le conférencier. Les entreprises n'ont d'autre choix que de s'adapter et de trouver de nouvelles techniques managériales, car en passant, les experts du marketing parlent déjà de la génération suivante… Il paraitrait que les "Z", natifs des années 90, seraient encore plus liés aux nouvelles technologies mélangeant le plaisir au travail sans cesse !
Mercredi 24 Octobre 2012 - 09:47
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1.Posté par Simplet le 24/10/2012 14:23
Petit rectificatif, le Directeur de TETRANERGY n'est pas de la génération Y ... il a plus de 50 ans :-) ...
Le petit "jeune" qui est intervenu est le Directeur de l'agence mauricienne de TETRANERGY ...

Nous avons tous, au moment ou nous avions 20 ans, fait partie d'une génération Y ...

La génération Y actuelle a plus d'outils de communication à sa disposition ... mais a-t-on vraiment l'impression qu'elle communique plus ???
Ces outils n'engendrent-ils pas de la communication "virtuelle" ou le contact humain disparaît au fur et à mesure ...

Sous prétexte d'hyper communication, nous "déhumanisons" en fait notre société ...

Est-ce une bonne chose pour nos enfants ???

2.Posté par Paul Amploit le 24/10/2012 16:11
Génération Why! pourquoi?
Why tu me fais des contrats de travail payés à 65% du SMIC?(contrat de professionnalisation, contrat d'apprentissage)
Why je suis corvéable à merci?
Why je n'ai jamais assez d'expérience?
Why j'ai trop de diplôme?
Why si je suis pas content, je peux prendre la porte, car des dizaines attendent ma place?
Why tu me fais que des CDD?
Why ? why? why? Why.........
Why ne ferions nous pas une bonne révolution?

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