Politique

Cumul : Les nouveaux députés devront choisir entre leurs mandats

Une fois la joie des élections passée, les nouveaux députés, qui pour certains sont simplement reconduits, devront déjà faire le tri parmi tous leurs portefeuilles. Cas par cas, voici les configurations auxquelles sont confrontés les sept députés de la Réunion.


Cumul : Les nouveaux députés devront choisir entre leurs mandats
Commençons ce tour d'horizon par les deux égéries du PS local formées à l'école Gilbert Annette. Monique Orphé et Ericka Bareigts ont actuellement un portefeuille politique similaire.  

Respectivement 1ère et 2ème adjointe à la mairie de Saint-Denis, elles se trouvent être réduites à l'opposition au sein de la pyramide inversée. Sans compter leur présence en tant que conseillère communautaire au sein de l'instance intercommunale de la Cinor mais cette dernière activité échappe à toute règle de cumul selon la loi du non-cumul votée le 5 avril 2000 par l'Assemblée nationale. Dans son projet présidentiel, François Hollande avait annoncé la date de 2014 pour l'entrée en vigueur d'une refonte de la loi du non-cumul qui devrait être plus stricte.

En l'état de cette loi, "l’exercice de plus d’un des mandats locaux comme conseiller régional, général, municipal" est proscrit si l'on est élu député. Il ne devrait pas y avoir de dilemme pour les nouvelles députées puisqu'elles avaient annoncé durant la campagne qu'elles ne cumuleraient pas et démissionneraient de leurs mandats si elles étaient élues à l'Assemblée.

Bello a deux ans pour choisir

Pour le compte de la 2e circonscription, Huguette Bello a "resigné" pour cinq ans de députation. Un poste cumulé depuis 2008 avec celui de première magistrate de la ville de Saint-Paul. La députée-maire a donc deux ans, d'ici 2014, pour réfléchir à son choix. Lâcher la mairie et pousser l'un ou l'une de ses adjoint(e)s aux premiers postes ou rester implantée dans la plus grande ville de la Réunion et laisser son siège national à son suppléant, tel sera le dilemme.

Jean-Jacques Vlody doit dès aujourd'hui choisir entre ses deux mandats locaux. Conseiller régional d'opposition et vice-président au Département sont des postes qui tombent sous le coup du non-cumul de plus d'un poste d'élu local avec celui de député. Selon toute vraisemblance, il devrait pousser un candidat de la liste régionale PS 2010 à prendre son relai à la Région, selon un proche. Les décisions doivent se prendre rapidement. Un parlementaire qui acquiert un mandat le plaçant en situation d'incompatibilité dispose d'un délai de 30 jours à compter de la date de son élection. A défaut d'option, son mandat acquis le plus récemment prend fin de plein droit. Réaffirmant ces derniers jours qu'il était fortement intéressé par la mairie du Tampon en 2014, mairie dont il avait dû rendre le poste de conseiller d'opposition en 2010, déjà à cause de la règle du cumul, le nouveau député de la 3e circonscription a en effet tout intérêt à surfer sur cette vague de confiance socialiste pour briser le bastion de la droite au Tampon. Mais 2014 est loin.

Des élus déjà confrontés au cumul par le passé

Pour Patrick Lebreton, le choix est identique à celui d'Huguette Bello. Maire (depuis 2001) et député (depuis 2007), il devra se conformer au programme de François Hollande. Un programme qu'il a largement contribué à faire adopter à l'échelle de sa ville de Saint-Joseph qui avait plébiscité le candidat socialiste en mai dernier. Patrick Lebreton connaît déjà la règle par coeur. En juillet 2007, il avait rendu son tablier de conseiller général du canton 2 de Saint-Joseph quelques jours après son accession à l'Assemblée.

2014 marquera aussi un tournant pour Jean-Claude Fruteau. En juin 2007, il avait déjà dû quitter ses fonctions de député européen après son élection sur la 5e circonscription de la Réunion. La loi du non-cumul est formelle : "un député ne peut cumuler ses fonctions avec celle de député européen". Dans deux ans, son choix balancera entre mairie et députation si François Hollande respecte ses engagements de campagne.

Malgré sa présence relativement récente dans le paysage politique réunionnais, Thierry Robert n'est pas pour autant avare de mandats. Maire depuis 2008, vice-président du Conseil général depuis 2009, vice-président du TCO et désormais député, Thierry Robert n'a pas tardé hier soir, dans la liesse, à affirmer qu'il allait se séparer de son mandat exécutif au Département. On y voit déjà un peu plus clair. En attendant toujours 2014…
Lundi 18 Juin 2012 - 15:05
ludovic.grondin@zinfos974.com
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1.Posté par Baswa le 18/06/2012 15:35
Les élus, tant qu'ils sont dans l'opposition, sont contre le cumul. Lorqu'ils sont au pouvoir, ils sont beaucoup moins empréssés de remettre en cause leurs privilèges. Sombrant dans l'ivresse du pouvoir, les reflexes sont identiques à leurs opposants, sortis il y a peu.
La gauche fera la même politique au service des monopoles et des nantis. Les Réunionnais continueront à subir les prix élevés de la consommation. Ils seront à la botte de ces nouveaux élus et seigneurs , afin d'obtenir un petit contrat ou un boulot dans les institutions et organismes à directions politiques.
A l'année prochaine pour le grand rendez-vous des manifestations et des luttes syndicales.

2.Posté par E. Delest le 18/06/2012 15:48
Pourquoi faut-il attendre 2014 ?... je croyais que le changement c'était maintenant.
Mais les députés PS n'ont pas trop de souci à se faire car ils ont peu de chances de gagner les municipales de 2014.

En outre je serais favorable à 2 réformes :
- pas plus de 2 mandats de députés ça permettrait de laisser la place à des plus jeunes car les élus n'ont jamais la sagesse de s'arrêter d'eux mêmes
- suppression du Sénat (De Gaulle déjà y pensait) ce serait une super économie

3.Posté par un seul mandat , tout de suite le 18/06/2012 16:05
Oui ,un seul , arrêtons de les croire quand ils nous racontent qu'il faut de la proximité, plus ils ont de mandats moins ils sont présents...et ça les arrange bien de ne plus être en contact avec les manants ( car avec plusieurs mandats , on s'élève - enfin ils le croient- et on s'éloigne de la populace qui n'est utile qu'au moment des élections)
Et âge limite de , disons 70 ans pour tout mandat.
Il y en a marre de voir les vieux gâteux quasiment portés par un toubib qui leur colle aux fesses pour les empêcher de tomber...Sans parler du fait que plus c'est vieux plus ça s'accroche...c'est comme le vieux lierre sur un mur sauf que le lierre c'est beau

4.Posté par DON PAKE le 18/06/2012 18:16
POURVU QUE LEBRETON SOIT DEPUTE... ON AURA UN AUTRE MAIRE QUI COMBATTRA ENFIN LE CHOMAGE... 52% A ST JOSEPH OUCH OUCH OUCH CROISONS LES DOIGTS LOL

5.Posté par vrpv974 le 18/06/2012 19:47
Non mais franchement vous croyez que le fait d'avoir 5 députés de la majorité présidentielle, va faire changer le choses? On va encore se foutre le doigt dans l'oeil, jusqu'au coude! La seule chose de bonne c'est pour eux et les indemnités qu'ils vont se mettre dans les poches! Nous allons encore être les dindons de la farce, mais çà on en a l'habitude!!!!

6.Posté par laluno le 18/06/2012 20:00
Les nouveaux députés de la majorités présidentielles, ne vont pas rester les bras croisés, après plusieurs A..R sur des fauteuils rembourrés d' AF pour la Métropole..A l'Assemblée ils demanderont à M.Z ayraul une bonne prime de rentrée scolaire, plus c'elle de noêl bien sur avec une augmentation ...entre pour Toussaint des bons d'achats dans les mairies, en plus ils auront tarifs spéciaux TL, EDF, Eau, Internet, Transports, ..etc.. en attendant que le boulot arrive sur place et qu'il paye
Croyez moi le chômage a encore de bons jours devant lui à la Réunion ...surtout tant que les citrons auront du jus...Aprés ?.....la manne céleste PS...

7.Posté par Des milliers de familles créoles dans l''injustice ! le 18/06/2012 21:41
faites votre boulot puisque vous avez été élus le peuple observe

8.Posté par l'expert le 18/06/2012 21:47
Après chaque élection, on devrait faire une enquête générale pour connaitre comment ont été financées les campagnes des candidats! Le peuple a droit à transparence! Il devrait y avoir des surprises!

9.Posté par Elisez moi !!! le 19/06/2012 08:12
Quand un politique est dans l'opposition, il clame qu'il faut une opposition forte pour contrer le pouvoir en place. Quand le même politique est du côté du pouvoir il re-clame qu'il faut une majorité forte pour faire passer les lois. Allez comprendre !!!
Une seule façon d'analyser ce langage : Elisez moi, bande de cons ! Après on verra....

10.Posté par DURANDAL le 10/07/2012 15:26
pour quoi deux ans , LE BRETON à PARIS ,e t un autre à la Mairie

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