Société

Cryptoméria, le bois péi peut désormais être utilisé dans la construction


Un colloque intitulé "Construire en cryptoméria" s'est déroulé mercredi après-midi à Saint-Denis. Organisé par le Centre d'Innovation et de Recherche du Bâti Tropical (CIRBAT), il fait suite à une étude sur le cryptoméria qui a permis de déclarer ce bois apte à son utilisation dans la construction.

"L'étude a consisté à caractériser l'ensemble des performances de cette essence. Elle a mis en évidence, que le cryptoméria avait de très bonnes qualités en usinage, qu'il était facile à sécher, qu'il pouvait avoir une finition de qualité et qu'il avait des résistances mécaniques permettant son utilisation dans la construction", résume Pierre Poncelet, directeur de l'Institut technologique FCBA, qui précise qu'auparavant, "on ne pouvait pas utiliser le cryptoméria de manière règlementaire".

L'ensemble de cette étude, achevée l'année dernière, a donc permis l'introduction du cryptoméria dans la norme de classement visuel B 52 001 et la norme EN "Affectation des classes de résistance par classe visuel".

La combinaison de la sélection des grumes et l'utilisation d'une machine de classement mécanique permettent d'obtenir les classes de résistance mécaniques suivantes : C24, C18, C16, C14. Ces classes sont en quantité suffisante pour répondre à une demande raisonnée du marché de la construction sur l'île de la Réunion. Ce bois léger, qu'on trouve dans notre département, a un précieux avantage : il n'a pas besoin d'être importé.
Jeudi 4 Avril 2013 - 17:26
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1.Posté par QUELS GACHIS!!!.!!!!!. le 04/04/2013 17:48
ce bois cherche sa filière depuis des décennies et toujours personne n'en veut!!.detruire tous nos endémiques pour planter une merde pareille ..il fallait le faire L'ONF l'a fait.,,,,.

2.Posté par J.Claude Barret du MAR le 04/04/2013 20:22
Pour être une merde le cryptoméria en est une. Le cryptoméria assèches les ruisseaux et sources, par conséquent réduit dans le même temps la vie des petits animaux de la forêt qui ne peuvent survivre sans eau.
En complicité avec le Parc Colonial = dit National, la SEOR et l'ONF censés protégé la nature, l'entreprise de dératisation qu'ils ont mis en place dans les forêts de la Réunion, font beaucoup de victimes collatérales. Les tangues, les papangues sont les premières à périr de cette folie destructrice. L'installation de tubes de PVC diamètre 100cm, tous les 5 à 6m disposés à ras du sol sous les longoses ne laissent aucune chance à ces petits gibiers très prisés par les réunionnais. Un rat empoisonné qui baladerait dans la nature avant de crever est une proie pour les papangues - qui sans soins vont mourir comme victime collatérale. Ce faisant détruisant un peu plus chaque jour la vie dans nos forêts. Des chasseurs ont démontré dans une vidéo comment les tangues piégés dans ces tubes de PVC crevaient en se desséchaient à l'intérieur. Les rats plus sportif que les tangues peuvent s’extraire des pièges de l'ONF-SEOR-Parc National, mais pas les tangues, ils ne peuvent pas se retouner dans les tubes pour ressortir. Il s'agit là manifestement d'un grand braconnage criminel, dans les deux trois ans, nous allons devoir comme pour les tomates importer des tangues de Mada, ou d’ailleurs. J'ajouterai, ces 3 organismes dans leur folie destructrice envisageraient aussi l'éradication des cerfs de Java qui peuplent certains endroits des hauts de l’Île. Cela est intolérable, une mobilisation générale de la population s'impose contre ce donneur d'ordre aux réunionnais de fermer leur gueule. Non Houin, les réunionnais ne vont pas la fermer, nous allons devoir protéger notre pays contre les envahisseurs et nuisibles de toute nature.

3.Posté par J-L Gajac le 04/04/2013 20:53
Les "savants" forestiers de l'époque ont dû aller en voyage d'études au Japon où le cryptomeria japonica donnait un bois magnifique, mais ils ont dû oublier de réfléchir au fait que le climat ici n'est pas le même. Et ce bois magnifique à accroissement d'été et d'hiver, aux veines prononcées ... au Japon, s'est trouvé être ici à la Réunion, sans réel hiver, aussi spongieux que du peuplier ... Et encore, pourrait on en faire des allumettes ? .... palettes et bois de caisses, coffrage ... on verra bien ce projet de madriers, bastaings et chevrons. Sûr qu'il "sèche vite", tellement il est léger ! Il doit aussi bien absorber les traitements.

Pour les conneries, les zoreys de passage à la DDE, ONF, DDA, etc ... de l'époque ont fait plus que leur part. Désormais, depuis la décentralisation c'est Didier Robert and Co qui prennent les décisions qui engagent l'avenir. Çà craint tout autant ! comme quoi l'intérêt général, lorsqu'il est confié aux Préfets ou aux élus sur qui on se décharge totalement en leur laissant les mains libres, est souvent le dernier de leurs soucis. Les chambres consulaires, la myriade d' organismes de contrôle de toutes sortes, sont cul et chemise avec les politiciens et les représentants de l'Etat. Qu'attendre d'eux ? rien de bon. Ils se délectent des 400 000 règlements qui justifient leurs salaires.

4.Posté par n o e le 05/04/2013 05:09
Bois trop fragile , spongieux qui ne brûle pas bien mais laisse trop de cendres ...plantes qui absorbent trop l'eau ...On voit cela sur la Plaine des Palmistes , route du Maïdo (jadis pleine de sources et aujourd'hui plus de ravines) .
Son avenir , c'est de servir d'arbres de Noël !

5.Posté par Jo le 05/04/2013 08:38
Bois péi ?? Depuis quand . La plante ici , i pousse bien mais a part pour le lambris ou des petit truc comme sa ,sa va mais étant charpentier je n'utiliserai jamai se bois pour une construction et le déconseille fortement . Il bouge beaucoup et résiste mal à certaine mise en œuvre . Alors qui fait les teste de classification ? Dans quel condition ?? Rien a voir avec le pin Sylvestre cl4 .

6.Posté par Zorba le 05/04/2013 10:18
Citation :
'La certification atteste que la qualité et les performances de produits ou de services ont été validées par le biais d'un organisme indépendant et accrédité. Les critères de certification sont définis dans un référentiel reconnu et accepté par toutes les parties concernées : entreprises, utilisateurs, consommateurs, experts et administrations. Chaque certification se traduit par une marque (NF, CTB, PEFC, FSC…) identifiée par un logo apposé sur les produits ou les documents commerciaux.'
Heureusement que nos spécialistes pays sont là pour mettre en doute la certification attribuée par le FCBA! Faites vous embaucher par cet institut les gars et faites mieux bénéficier l'ile de vos lumières!

7.Posté par J-L Gajac le 05/04/2013 11:28
Zorba, bien, vous avez la foi, mais vous ne répondez pas sur le principal, le dessèchement des sols qui semble être un problème réel et qui devrait, s'il est réel, entraîner la coupe de cette variété au fur et à mesure de son arrivée à maturité jusqu'à sa disparition et le reboisement avec d'autres essences.

D'ailleurs la vidéo et l'article ne disent pas grand chose sur les débits de bois agréés pour la construction, bardage, ok , mais quelles sections de bois pour la charpente ? Faut-il, pour obtenir les mêmes performances que celles d'un madrier 23X8 de pin ou sapin une section beaucoup plus importante ? C'est çà qui est intéressant à savoir.

8.Posté par polo974 le 05/04/2013 13:14
""" Faut-il, pour obtenir les mêmes performances que celles d'un madrier 23X8 de pin ou sapin une section beaucoup plus importante ? """"
si on considère les classes max (c30 pour sapin et pin et c24 pour le crypto): 23x10
(on pourrait augmenter la hauteur, mais encore faut-il trouver les grumes assez grosses)

mais on peut aussi s'amuser à faire du lamellé/collé, et là, (presque) toutes les dimensions et formes sont possible.

9.Posté par J.Claude Barret du MAR le 05/04/2013 14:39
Jo na lontan la komanss détruy noute forêt primère pou zot, bann sakoulèr spésialiss plante zote moukate. Dopi lé zané 65, la komanss plante sà sandoute pou asèss noute bann rivière. An gro èk lintansiyon non avoué détruy lo pèp réniyoné. Pou lo parc colonil sé sa zot lé antrin fé pouss domoune dann zot kaze lapin an ville é vole lé O de la Réniyon pou zot, i fo nou dénonss sà èk toute noute, é nou oblize bann zélu bouze zot Q, pran pozsiyon konte lo parc i vé anprizone noute nasiyon. Si nou vé vive, i fo pa nou lèss bann sankoulèr dépouye anou èk zot lwa lé fé an Europe. Biyinto va sandoute mètt réniyoné dann rézerve kon la fé an Afrique du Sud ou en Kanaky. Donn anou la main ansanb pou sass so bann volère abizèr dosi in pèp dézarmé.

10.Posté par Zorba le 05/04/2013 14:42
@ J-L Gajac
Je suis heureux que vous répondiez à ma petite intervention. Mais j’apprécie surtout le ton que vous employez : d’autres m’auraient envoyé, comme à leur habitude, un scud dévastateur du moment que leur point de vue n’est pas partagé. Mais vous êtes plutôt dans le dialogue. Et je vous félicite. Je ne suis pas spécialiste du cryptomeria. S’agissant du dessèchement, il conviendrait de faire les comparaisons entre diverses stations : au Dimitile, il n’y a pas de cryptomeria, la commune de l’Entre-Deux dispose -t-elle d’eau en abondance pour autant ? Près des sources Reilhac, il y a des sources et du cryptomeria, est-ce que les cryptomerias sont plus beaux qu’ailleurs en épuisant la ressource en eau ? Est-ce que les sources sont à sec ? Gros boisement de crypto aux Makes ? Comment sont les sources ? Je n’ai pas entendu que St-Louis manquait d’eau. Autant de questions à se poser et d’études à faire.
En ce qui concerne les charpentes, je n’ai pas de réponse particulière. Mais les charpentes ont beaucoup évolué avec l’apparition du lamellé-collé qui permet de très longues portées et qui est très résistant au feu : est-ce que le cryptomeria se prête à cette technologie ? Autrement, cela m’étonnerait qu’un bois au cœur bien constitué comme le cryptomeria n’offre pas, en section comparable, une résistance au moins égale à celle de certains pins. Mais, on voue le cryptomeria aux gémonies uniquement sur des on-dit, en oubliant que c’est une essence récemment introduite et que les meilleurs produits pour cette essence sont à venir. D’autre part, une véritable filière s’offre à nos jeunes avec pleins de métiers, du sylviculteur au bûcheron en passant par les métiers du transport, du sciage et autres. Il serait dommage de jeter le bébé avec l’eau du bain en ne prenant en compte que l’aspect non endémique de l’essence. Il me semble, sauf avis contraire, que l’UNESCO a classé la Réunion au patrimoine mondial sans faire du cryptomeria un préalable. La Réunion n’est malheureusement plus une ile déserte. Il faut sauver ce qui peut être sauvé en matière d’endémisme et de biodiversité, mais il faut aussi voir à très long terme.

11.Posté par complements enquêtes!!!. le 05/04/2013 18:05
le probléme avec ZORBA , c'est qu'il approuve toujours les grands décideurs, élus.. même quand certains font des conneries!!.

12.Posté par J-L Gajac le 05/04/2013 19:37
Voir le projet de charte du Parc National soumis au Conseil d'Administration (Avril 2013) sur le lien ci dessous, qui parle justement du remplacement progressif des 141 ha de cryptomeria dans la zone Coeur de Parc par des essences locales, pour des raisons plutôt de restauration du paysage local, mais qui dit aussi qu'en périphérie, il faut sauvegarder la filière économique.
Nulle part on ne parle de problème d'assèchement des sols. Si c'était le cas, ils en parleraient sans nul doute.

Extraits sur le cryptomeria :

Les surfaces plantées en Cryptoméria à La Réunion atteignent 1970 ha (dont 1 785 ha en objectif de production), dont seulement 141 ha en cœur cultivé. Ces plantations se situent donc essentiellement dans l’aire d’adhésion, où la charte ne fixe pas d’orientation en vue de leur éventuelle conversion.
En revanche, la charte souligne que les cryptomérias posent un problème particulier en cœur de parc, notamment en raison de leur impact sur le paysage. Ces plantations enclavées se distinguent en effet très nettement des habitats indigènes.
Aussi la charte, dans la continuité de la politique déjà conduite par l’ONF depuis une trentaine d’années, propose-t- elle le remplacement progressif des cryptomérias par des milieux naturels reconstitués, en tenant compte des contraintes et des besoins de la filière bois.


...

La charte prévoit à terme la conversion des actuelles plantations de Cryptomérias vers la production d’espèces locales. (...) Il existe à La Réunion une filière économique exploitant cette essence qu’il n’est pas envisageable de mettre en danger. C’est pourquoi le maintien d’une production, éventuellement sur une surface stabilisée, doit être accepté.

13.Posté par J-L Gajac le 05/04/2013 22:36
Voilà la brochure très intéressante de l'ONF sur les mobiliers et bâtis en bois où on retrouve les ouvrages en cryptoméria :

14.Posté par Mirt le 18/05/2013 18:54 (depuis mobile)
Je me demande si la plupart des gens qui critique travaillerai pas pour fibre ... On se pose la question, après on peut toujours arraché tout les pieds de cryptomeria , tout les pieds de tamarin , le peti mat , les pieds de lecthis ,

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